CHAPITRE II
(onsidérations sur la contagion de la rougeole.
Lorsque dans cette épidémie la mort frappail à coups redoublés, en choisissant ses victimes parmi les enfants Cu premier àge, nous avons eu le désir, plus qu’en toute autre occasion, d'étendre nos connaissances sur la maladie qu’on décri: sous le nom de rougeole, Nous avons lu à cet effet quelques-uns des ouvrages les plus autorisés et en particulier les dernières thèses se rapportant à l'étude de cette affection. Une conclusion bien nette s’est tout d'abord imposée à notre esprit: c'est qu'il n'y avait rien, dans l’histoire de la rougeole, qui ait été plus discuté que sa contagion. | ne
-Si on a toujours admis, sans conteste, que la rougeole naît d’un cas antérieur de la même affection et que cette maladie ne se développe jamais spontanément ou sous l'influence de causes banales, l’accord n'a pas toujours été fait lorsqu'il s'agissait de déterminer l’époque à laquelle la rougeole commence à devenir contagieuse et le moment où elle cesse de l’être. Cette connaissance était importante, et des observateurs éminents, qui en comprenaient toule la valeur, ont fail des recherches sur ce sujet, et les uns en apportant leurs observations se rangérent partisans pour reconnaître seulement à la période de convalescence, à la période qui coïncidait avec la desquamation, le pouvoir contagieux de la maladie. Ce camp a conservé longtemps de nombreux adeptes, et de nos jours des cliniciens, et non des