‹ Epigraphie de l'eglise Notre-Dame de DijonChapitre 12 sur 89 · CUJUS · texte numérisé non relu

CUJUS

omnisonam jacturam

patria tamdiu luctura quamdiu intellectura,

cum effœto heroum sieculo parem

inuisura sit.

Obiit an. m. d. xcix. Cal. Nou. climaterica lxiii(^>.

D'une famille considérable qui remonte à Jehan Regnault des Barres d'Orsan, au quatorzième siècle, Bernard Desbarres appartient à la branche des seigneurs de Cussigny. Il naquit du mariage de Jehan Desbarres avec Guillemette Tabourot. Seigneur de RufiFey, Cha-

(1) Palliot, 81. — Climaterica (œtate), une année multiple de 7. — V. à ce mot : Freund, Grand Dictionnaire de la langue latine^ Paris, Didot, 1882.

Legouz, écuyer, trésorier de France en 1602, épousa, le 5 août 1606, Odette Maillard, et fut l'auteur de la branche des seigneurs de Saint-Seine ^^\ Le tombeau dont nous parlons couvrait la sépulture de famille des Legouz, dans l'église de Notre-Dame. M. le président au Parlement, Legouz-Maillard, y fut encore enterré en 1725 par le chapitre de Saint-Etienne ^^\

CLAUDE FREMYOT

Le cénotaphe de Claude Fremyot ^^^ transféré depuis à Saint -Bénigne ^*\ était autrefois à Notre-Dame « adossé contre le pilier du buffet de la Fabrique», et tourné « vis-à-vis de l'épître de la chapelle» de la Vierge Noire, alors placée dans le transept sud de l'église, l'autel appliqué au mur. « On y remarque, dit L.-B. Baudot en parlant de Notre-Dame, la statue de marbre blanc du président à genoux sur un sarcophage de marbre noir, tenant en main son mortier, et vêtu de sa robe de président. Les ornements du sarcophage sont de bronze doré. Le fond est un grand cadre de marbre noir avec une bordure de marbre blanc, au fond duquel est l'écusson supporté par deux anges.

» Au-devant du sarcophage, on lit l'épitaphe sui-

(1) J. d'Arbaumont, 460, 157.

(2) Registres de Tétat civil de Dijon.

(3) Les anciens actes portent les deux formes Fremiot et Fremyot,

(4) Cf. G. Dumay, Epigraphie bourguignonne : Eglise et abbaye Saint-Bénigne de Dijon, Paris, Champion, 1882, p. 212.

vante, gravée dans un cartouche de marbre blanc, avec des ornements de bronze doré comme le reste ^*^ » :

Hic jacet Illustrissimus dominus Claudius Fremyot,

Régi a consiliis

SeCUNDUS in SUPREMA BuRGUNDI^ CuRIA PRiESES,

Issu, Marcilliaci, Norgii, etc., dynastes, Obiit anno salutis 1670, ^etatis su^e 77.

ChARISSIMO CONJUGl

Margarita de Bretagne uxor

MŒRENS p.

Claude Fremyot, IP du nom, était fils de Claude P*" et de Marthe Berbisey. Il fut marié deux fois, la première, à Jehanne de Souvert; la seconde, à Marguerite Bretagne, fille de Claude Bretagne, premier président au Parlement de Metz, et de Marguerite Desbarres. Claude II fut pourvu de la charge de septième président au Parlement, le 6 décembre 1643, après avoir été reçu conseiller, le 15 mai 1620. Il mourut, le 24 février 1670, sans laisser de postérité, et fut inhumé « le 25, en l'église Notre-Dame, au tombeau de ses prédécesseurs », porte l'acte de sépulture, en ajoutant ce détail qu'il « demeurait en la maison abbatiale, paroisse Saint-Médard ^^^ ». Il était cousin germain de sainte Chantai.

(1) La restauration du monument de Claude Fremyot à Saint-Bénigne n'a reproduit ni les ornements du sarcophage de Notre-Dame, ni ceux de l'inscription.

(2) D M. manquent également dans l'inscription nouvelle, d'ailleurs fautive au mot mœrens.

(3) Cf. L.-B. Baudot, i&irf., 4, 5, 87, 105. — Palliot, Le Parlement, 100. A. G. D. (Arcfhives communales de Dijon), série B, 511.

1781 (16 mars)

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