ÂGÉ DE L XXXIII ANS
BeQUIESCAT IN PACE.
Fils de Bernard Carrelet, IV* du nom, correcteur à la Chambre des comptes, et de Catherine Chesne, I^uîs Carrelet appartenait à une famille connue à Dijon depuis le milieu du quinzième siècle. 11 entra d'abord dans la Compagnie de Jésus, puis, en 1630, devint chanoine de Saint-Etienne, et fut nommé, à trente-
ci) Registres des délibérations de la Fabrique de Notre-Dame de Dijon, séance du 11 avril 18a5.
quatre ans, curé de Notre-Dame <*>. Il a publié en sept volumes ses Œuvres spirituelles et pastorales qui furent appréciées du public comme son éloquence était goûtée de sa paroisse ^^^ On lui connaît dix frères et sœurs, parmi lesquels se distinguent : 1^ Jean-Bernard, chanoine de Saint-Etienne, et prédicateur de la reine ; 2° Barthélémy, docteur de Sorbonne, curé de Saint-Pierre de Dijon, puis chanoine et grand archidiacre de Soissons; 3° Pierre, écuyer, contrôleur général du marc d'or et des ordres du roi; 4° Antoine, écuyer, seigneur de Brize, receveur général des finances de Bourgogne; 5° Bénigne-Antoine, écuyer, seigneur de la Motte-Loisy, Cussigny, Clamerey, etc., dont la postérité subsiste ^^\
Louis Carrelet occupe un rang distingué parmi les anciens curés de Notre-Dame. Ses prédécesseurs les plus connus sont : Jacques Genreau ^^\ auquel il succéda; Pierre Quenot et Philippe Bergerot, qu'on retrouvera plus loin, et surtout Thomas Chaudol, qui mourut, après avoir résigné ses fonctions, en odeur de sainteté, le 7 août 1684 <^>. Anciennement, l'abbé de Saint- Etienne était le curé primitif de la paroisse. Il Tadministrait par un délégué, qui portait le titre de vicaire perpétuel ^^^ et auquel il adjoignait quatre mépartistes, sans parler de ceux que les fabriciens nommaient eux-
(1) J. d'Arbaumont, Armoriai de la Chambre des comptes, 301.
(2) « On y trouve, ditTabbé Chenevet, tout ce qui caractérise rhomme de génie, et un pasteur aussi vigilant qu'éclairé. » — Almanach de 1774, p. 227.
(3) J. d'Arbaumont, ibid.
(5) Roussel, Le diocèse de Langres, histoire et statistique, Langres, J. Dallet, 1873, t. I, p. 150.
(6) Avec ces trois derniers on voit paraître, au dix-liuitiéme siècle, MM. Rapin, Chanrenaut et de la Rue, dont la figure d'ailleurs est assez effacée. — Cf. Archives de Notre-Dame, registres des délibérations.
mêmes pour Facquit des fondations, et qui devaient se prêter, dans une certaine mesure, au ser\ice paroissial.
1781 (18 décembre)