‹ Epigraphie de l'eglise Notre-Dame de DijonChapitre 27 sur 89 · PORTE · texte numérisé non relu

PORTE

On trouve, sur fond pourpre, au-dessus du tympan de la grande porte, une inscription demi-circulaire, en

lettres gothiques, avec des abréviations que nous indiquons par des crochets pour faciliter la lecture :

Ut 6pon6a[m] Jlatriô,

mû[tr^m] i-ilii,

tl)^6ûurariû[m] J5p[intu]0 i9aitrti,

ieruit iHariam 6iipe[v] omnes ^jraltaii

Les sujets du tympan, indignement martelés en 1794, ne sont plus guère intelligibles qu'à l'aide d'une certaine étude. La scène qui les domine représente Marie assise sur un trône et couronnée par son divin Fils, au milieu des anges que l'on aperçoit de chaque côté. Les deux scènes inférieures figurent, à gauche, la mort, ou plutôt, ce que l'on appelait jadis la dormition de la Vierge, et à droite, un convoi funèbre.

Dans le premier sujet, les draperies du lit descendent presque jusqu'à terre, et l'on aperçoit en arrière quelques vestiges des figures des onze apôtres présents à la dernière heure de Marie, tous décapités. Dans le second, deux personnages ailés portent la Vierge encore endormie; le cortège suit le brancard où elle repose et qui laisse flotter de belles et larges draperies ^^\

Les trois premiers rangs des voussures, également brisées, figurent l'arbre de Jessé, c'est-à-dire la glorieuse ascendance de Marie, et le quatrième rang représente

(1) Ces trois sujets sont reproduits clans le même ordre, mais plus amplement traités, au portail nord de Notre-Dame de Chartres. 11 y a toutefois une différence assez notable en ce qui concerne la troisième scène. A Chartres, les anges soulèvent respectueusement la Vierge, en prenant seulement le linceul de sa couche funèbre ; au contraire, à Dijon, ils remportent vers un tombeau que l'on n'aperçoit pas, mais dont elle doit sortir bientôt pour être couronnée.

les anges qui « semblaient, dit Antoine, avec leurs instruments de musique, former un céleste concert ^^h).

FIN DU XV® SIÈCLE ou COMMENCEMENT DU XVI«

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