CLOCHE DITE DE SAINT-PAUL
Cette cloche, également disparue, était sans doute ainsi désignée, parce qu'elle servait à sonner les réunions de la confrérie de ce nom <^>. Elle portait l'écu de
(1) A. C. D., série D, 39.
(2) L.-B. Baudot, 109, 110.
(3) Village fécond en fondeurs de cloches jusque dans la première moitié du dix-neuvième siècle.
(4) Communication de M. J. Berthelé, 29 octobre 1903.
(5) L.-B. Baudot, ibid.
(6) L.-B. Baudot, 90, 109. — La confrérie de Saint-Paul était déjà établie en 1417, comme le prouve une rente de 22 sols 6 deniers, payée cette année-là sur une pièce de vigne à Fontaine. — A. N.-D., reg. 9, cote 28.
son parrain, Claude Berbisey, une brebis surmontée d'un croissant. Voici l'inscription :
Au NOM DE Dieu,
Claude je suis nommée
PAR noble Claude Berbisey,
SEIGNEUR DE LA ToUR DE POUILLY,
DE Tard le Bas, Tard le Chastel,
coNER DU Roy,
et MAITRE ORDINAIRE EN LA ChAMBRE DES COMPTES A DiJON.
Damoiselle Bénigne le Griveaul,
DAME de ReNÈVE, SaINT-SeYNE SUR ViNGEANNE,
Feux Leuiller et la Grange du Puit en partie,
VEUFVE de noble Jean Maillard,
seigneur de lichey en partie,
m'a donné son, en janvier 1584.
Claude Berbisey descendait à la quatrième génération de Perrenet Berbisey, marchand et bourgeois de Dijon en 1390. Il épousa Marguerite de la Perrière et compte parmi les aïeux de sainte Chantai, Marguerite, une de ses filles, ayant épousé Bénigne Fremyot, président au Parlement, père de Jeanne-Françoise. Il est le chef de la seconde branche des Berbisey.
Bénigne Le Griveaul, ou de Griveau, dont il a été déjà question, était fille de Guyot de Griveaul, bourgeois de Dijon, et de Catherine Jacob. Elle eut de son mariage avec Jehan Maillard neuf enfants qui s'allièrent à des familles bourguignonnes, dont plusieurs, comme les Le Compasseur de Courtivron et les Le Gouz de Saint-Seine, ont perpétué jusqu'à nos jours un nom honoré et de nobles traditions <*\
(1) J. d'Arbaumont, 159, 166, etc.
LA SECONDE CLOCHE ou LA PORTIÈRE
Trois cloches furent refondues en 1663, une appelée la seconde cloche ou la Portière, que Ton fit « d'un ton plus hault que la grosse » pour servir de ré, et deux petites, qui donnèrent le sol et le la. Nous avons l'inscription de la grande et seulement celle de l'une des deux petites. La première a été conservée, à l'occasion d'une nouvelle refonte, par une délibération de la Fabrique de Notre-Dame, en date du 10 août 1731. La voici <*^ :
vox • mea • cunctorum • sit • terror • demoniorum
Messire Pierre Baillet,
chevalier, cons" du roy en ses conseils,
président au parlement de dlion,
SEIGNEUR DE CrECEY ET ChAZEUL,