‹ Epigraphie de l'eglise Notre-Dame de DijonChapitre 67 sur 89 · UNE COLONNE DU CAMPANILE · texte numérisé non relu

UNE COLONNE DU CAMPANILE

Les comptes d*Amiot Amaut nous apprennent que la charpente du campanile fut élevée, en 1383, par un maître-charpentier nommé Dauchenoncourt ^^\ Trois des colonnes qui portaient l'édifice furent remplacées en 1740, et cette fois, les maîtres-charpentiers prirent soin de graver leurs noms sur Tune d'elles, au-dessous des insignes de leur profession, le compas et Téquerre :

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(1) A. C. D., série M, n» 373, f- 158.

(2) Ibid., f» 182.

(3) A. C. D., série L, n« 347, f- 22 et suiv.

(4) Est pour et.

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Nous trouvons dans les comptes de la ville, en 1740 <*>, un reçu « de la somme de deux mille livres paiiée aux nommés Sauvestre et Lemoine, adjudicataires des ouvrages de charpente pour l'orloge de Jaquemard, à compte d'iceux suivant l'ordonnance des seigneurs commissaires et leurs quittances du vingt un janvier mil sept cent quarente».

Ce reçu ne nous donne pas les prénoms des deux maîtres-charpentiers, mais l'inscription nous fournit probablement celui du second. Il s'agit certainement de l'ouvrage qu'ils ont fait l'un et l'autre. Il ne semble pas qu'il puisse y avoir de doute sur leur identité. Sauvestre s'était donc associé pour ce travail à Laurent Lemoine. Les réparations d'ailleurs furent assez importantes. Le sieur Maire, maître-serrurier, toucha, la même année, « douze cent liures à compte des ouvrages par lui faits à Torloge de Jaquemard <^> ».

(1) Pour colonnes,

(2) Lire fermette. On appelle ainsi la petite ferme d'un faux-comble ou d'une lucarne. — Encyclopédie Roret, Charpentier, Paris, 1861, p. 396.

(3) Lire enrayures, nom que l'on donne à l'assemblage de toutes les pièces horizontales qui composent une ferme. — Eod, loc, p. 394.

(4) Ibid., série M., n» 312, fo 182.

(5) Eod, Zoc, fo 216.

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