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et, en note, M. Greppo ajoute que « les sigles de cette formule votive, moins commune que d'autres, signifient : susceptum votum solvit libeyis merito. »
/ Cet autel est le seul consacré aux Montagnes qui ait été trouvé dans le pays de Luchon. M. le D"* Garrigou* commet donc une erreur lorsqu'il mentionne, comme ayant été retirés des fouilles faites aux environs des thermes de Luchon, quatre monuments dédiés au dieu Ageio7i, et un cinquième cippe consacré « aux Montagnes, à Ageion et à Nethon, i> le pic le plus élevé des Pyrénées*. Cette dernière inscription, découverte à Baudéan, au pied du pic du Midi, a d'abord été publiée par M. d'Orbessan* et puis par Bertrand Barrère, membre du comité de salut public*. Le culte des montagnes paraît avoir été très en
. honneur dans le haut Comminges. La collection de M. d'Agos comprend deux autels, l'un trouvé à Ardiége et consacré « aux Montagnes » par une esclave du nom de Sabinula, l'autre trouvé sur le pic du Gar, dans la chapelle de Notre-Dame-des-Puts (des hau-
. teurs), non loin du village d'Ore, et dédié par Annous « à Diane et à Horolat et au dieu Car, Ca7*re deo. » Un cippe, provenant de Gaud et déposé au Musée de
f . Monographie de BagnéreS'de-Luchon, t. i, p. SO.
2. Damége, Archà>hgie pyrénéenne, t. ii, p. 3(K», et t. m, p. 98.
li. Variées littéraires, deuxième partie, p. 35 et suiTanles.
4. Mémoires, t. i, p. 220 9l suivantes. — Barrérc lisait à tort: • Montibus dicavit Cœsar. ■
Toulouse, est également consacré à la montagne de Gar, Can^i, par l'esclave Geminus, pour lui et pour ses compagnons d'esclavage, et pro suis conservis.
Le mont Averan', àMelles, et, peut-être, le pic Cagire^ étaient également divinisés.
Un autre monument, autrefois noyé dans la maçonnerie de l'autel de l'église de Marignac et destiné à rappeler les premiers travaux de grande exploitation dans les carrières de Saint-Béat, porte l'inscription suivante, savamment restituée par M. Barry' et par M. Heuzen, directeur du Bulletin archéologique, à Rome : « Au dieu Silvain et aux Montagnes, nimidis, » (sacrées?), Quintus Julius Julianus et Publicius » Crescentinus qui, les premiers, ont ici taillé et expé- » dié des colonnes de vingt pieds, columnas vicena- » 7'ias : juste accomplissement de leur vœu spontané. »
Comme les montagnes, les forêts, les arbres étaient adorés. Plusieurs autels provenant du haut Comminges portent sur le champ, au lieu d'inscriptions, des dessins d'arbres ou de feuilles d'arbres. Le Musée de Toulouse possède trois autels, trouvés, l'un près d'Arbas, les deux autres à Montespan, et consacrés au dieu Six-Arbres [Sex Arboribus, Sexs Arbori deo. Ex voto Sexs Arbori deo). J'ai vu de même, dans la collection de M. d'Agos, trois autels dédiés « au hêtre » divinisé, Fago deo, par Bonxus, fds de Taurinus, par Justus et par Pompeia, fille de G. Un cippe, dédié à la même divinité par Erdemius, fils d'Erdescus, et provenant de Ladivert, commune de Marignac, se trouve aujourd'hui au Musée de Toulouse.
f . Averano deo, JuUa Sergi f. PauUna v.s.Lm. (Dumège, Barry).
2. Kagiri dco, Argesit et lllumb... v.t.l.m (Caslillon, d'Aspet). — M. Dumège, N. Barry <>l moi-même, nous avons fnil snccessivement dMnnliles recherches poor reUrooTer ce monamenl, à Arguenos el dans les environs de ce village.
n. Une inscription inédile du Musée de TouloMe: Revue de Toulouse et du juidi de la France. 1861, p. 876 et suivantes.
Les sources paraissent avoir eu. aussi leur part dans le culte si profondément naturaliste des anciens habitants de nos vallées ; il ne serait pas sans intérêt de dresser la liste des sources vénérées encore aujourd'hui dans le pays de Luchon. Un autel en marbre, haut de 0™ 29 sur 0"" 08 de largeur, et figurant dans la collection de M. d'Agos, porte, sur une étiquette écrite de la main de M. Cazes, une note que je reproduis ici, sous toutes réserves : a Autel votif consacré aux Nym- » phes nayades, trouvé par M. Azéma, dans ]a fon- » taine de Mau-loc (mauvais lieu), sur la montagne » qui domine Saint-Bertrand de C!omminges, »