‹ Epigraphie de LuchonChapitre 30 sur 60 · Topographie de Simcs, p. 570, n · texte numérisé non relu

Topographie de Simcs, p. 570, n

;>. Lettre de M. Hobe>t Moteat à M. Sacjizo. Paris, 16 novembre 1879.

son légataire universel, qui suis' propriëtaii'e du château de Vézenobres. Le petit autel votif provenant des thermes de Luchon se trouve dans la collection d'objets d'art de ce château, et j'ai l'honneur de vous en envoyer une photographie qui remplacera avantageusement la description que je pourrais vous en faire. Il a 0" 62 de hauteur et 0"" 33 de largeur. Vous désirez savoir comment il est venu en ma possession et quels en ont été les propriétaires successifs. Tout ce que je puis vous dire là-dessus, c'est que mon oncle, le marquis de Calvière, père de mon cousin, dans un voyage qu'il fit en Italie, il y a environ soixante-cinq ou soixante-dix ans, y a acheté cet autel avec différents autres objets qu'il a rapportés de ce voyage, et qu'il l'a fait incruster dans une des galeries du château où il se trouve depuis cette époque'. »

Le Journal de Médecine^ dit que cet autel a été trouvé à Luchon, en 1763, et il en publie ainsi le texte:

NYMPHIS T G'AUDIJS RUFOS V.S.L.M

Le monument est orné de plusieurs moulures. Les caractères sont tracés avec une netteté et une fermeté qui nous reportent au beau temps de !a domination romaine. A la première ligne, le p et I'h sont joints (le p est formé de la première haste de I'h avec une panse à la partie supérieure). La petitesse des lettres L et I, inscrites respectivement dans le c et le d, à la deuxième ligne, a été cause de la lecture fautive, gaudus au lieu de claudius» publiée par d'Orbessan, Chaudruc de Crazannes et Millin.

S'il fallait en croire l'abbé Bordages, un buste, por-

I. LeUn itil.lt toaUt St Benà-CattUrt à H. S«»w. V^MUabrci. 29 DOv«mbre 1879, i. I. >vm. Huilât 176.1. p. 521

tant aussi le nom de Claudius Rufus, aurait été découvert dans les thermes de Luchon. En note d'un poème, intitulé La Nymphe de Luchon et dédié « à madame la comtesse de Brionne, aux bains de Bagnères-de-Luchon, le mois de septembre 1766, » cet ecclésiastique dit : a En creusant la terre où sont aujourd'hui les bains de La Sale', on trouva des monuments qui ne permettent pas de douter que ces bains ne fussent connus des Romains. J'y vis, il y a trente ans, plusieurs petites colonnes à quatre faces, d'un marbre blanchâtre et grossier, aveo des inscriptions aux Nymphes, dont on pouvait en lire quelquesunes, et toutes terminées par quatre lettres majuscules dont le nom m'a passé. J'y vis encore un buste sur son piédestal de la même matière, bien entier, avec cette inscription : clavdivs rvffvs ; et plusieurs autres pièces d'un marbre noirâtre dont je ne connus point la destination^. »

Il est probable, comme l'obserx-e M. Greppo*, que ce buste fut placé provisoirement sur l'autel dont il s'agit et que le « bon curé » prit l'autel pour son piédestal, quoique les deux monuments n'eussent entre eux aucun rapport réel.

1. Ces bains, où Ton dëconvrit, en enfel, plusieurs monuroenls. gallu-romaius, «^laienl conligns à ceui de la commune el appnrlennicnt û M. Joseph Lafonl-Lassalle et à Madame Angélique Sacaze, mariés. Des conlesialtons sVUiiil élevées entre les propriétaires el la ville de Luchon, jusleroenl inquiète de celte rivalité, le Parlement de Toulouse, par arrêt du 9 août 1783, maintint Lafont et SacAze en la propriété, possession et jouissance des bains dits de Lassalle et des lieux adjacents ; mais, sur TinterventioD de M. de Lacfaapelle. intendant des généralités de Gascogne et de béarn, successeur de d'Etigny, ces bain» devinrent la propriété de la ville de Luchon, en vertu d*un accord fait, le 3 juillet 1784, entre H* Barthélémy Laront-Ijissalle, se portant fort pour Madame Aigélique Sacaze. veuve Lafont-Lassalle, sa mère, et M. d*Avajean de Martre?, agissant en qualité de syndic de la communauté de Bagnères-de-Luchon.

2. Met EnnHÎs, rccneil de quelques poésies, par M. Bordages, taré d'Esttncarbon, diocèse de Commingcs. Toulouse, chez Robert* vers 1780.

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