t. II, p
NMI S E V K R V S
BERHAXSISFSVI EXSORATACASTIA HVXORETSECVNDOFE ANDERESENIMATRIET SILVINOF ETSILVINA
(defunctus) SeveruSy Berhaxsis f[ilius]. S[ibi] vi [va] Exsorata, Castia f[ilia], tbxor, et Secundo f\ralri\ et Ande7*eseni niatri, et Silvino f[ilio] et Silvina. — « Sévère, fils de Berhaxs. Sa femme Exsorata, fille de Castia (?), a élevé, de son vivant, [ce monument à son mari], à elle-même et à Secundus, son frère, et à Anderesen, sa mère, et à Silvinus, son fils, et à Silvina, [sa fille]. »
Musée de Toulouse. H. 0™45; L. 0""od.
Ce cippe funéraire était encastré dans un mur de féglise de Barcugnas, faubourg de Luchon. En 1815, M. de Rémusat, préfet de la Haute-Garonne, le fit porter au Musée de Toulouse. L'inscription a été trèsmal publiée par M. Castillon, d'Aspet*.
Andere, mot qui signifie femnie^ damey dans fidiome euskarien, est un nom de femme que Ton trouve sur plusieurs marbres inscrits : Andere filia, à Martres-Tolosane ; Andere^ à Montsérié ; Andereseni matvi, à Luchon ; Anderex uxor^ à Caubous ; [Andey resse, nominatif^ à Géry, commune de Saint- Béat.
Dans une inscription de Saléchan, figure une Nescato [Asspercius Nescato turori); une autre inscription du Haut-Comminges nous fait connaître le nom de Gison [Gison Coni filius); or, nescato est un mot basque signirmnt jeune fille, diminutif de neska^ fille ; gison est aussi un mot basque signifiant homme. On
f . Hutoirfdfs populations pynfnt'fnnet, t. ii, p. 509.
constate donc la présence, dans les inscriptions aquitaniques, des trois mots euskariens signifiant homme, fem^mcy fille. Il faudrait un scepticisme bien robuste, conclut M. Luchaire*, pour ne voir là que Teffet du hasard.
ANDOSTE NNOANO OSIBIHO XVSFIL
Dis ManilmSj Andostenno Aiidosi, Bihoxus fil[ius\ — « Aux dieux Mânes» à Andostenn Andos, Bihoxus, son fils. »
Eglise d'Antignac. H. 0^60; L. 0«47.
Signalée en 1852, par M. Dumège^, cette inscription tumulaire a été publiée par M, Barry*. La plaque de marbre sur laquelle elle est gravée est ornée de colonnes, d'encadrements, etc. Les lettres, d'inégale grandeur, sont un peu couchées. Les a n'ont pas de traverse. A la première et à la dernière lignes les points sont remplacés par des feuilles de lierre, la pointe en bas. A la quatrième ligne se trouve un signe de ponctuation dont la forme a quelque ressemblance avec un 8 privé de sa partie supérieure.
Le mot andoSj épithète de louange, suit parfois le nom de certaines divinités : Erge, Baicorix, Bascei, Hercule*.