DIS TOMBEAUX PROVENANT DES FORTIFICATIONS DF. BAB-EL OUEO
Celte plaque nous apprend que les épitaphes ou portions d’épitaphes qui figurent dans cette collection murale ont été recueillies parle Génie lors de rétablissement de la nouvelle enceinte d’Alger, dans la partie sise en avant de l'ancienne porte Bab-el- Oued. Mais elle généralise trop, car il est incontestable que les quatre inscriptions portant les Nos 1, 13, 14 et 24 de ma série, ont été trouvées ailleurs que dans les cimetières de ce quartier. D’un autre côté, il n’est malheureusement que trop certain que ce musée en plein vent ne contient qu’une bien petite partie des nombreuses épigraphes qu’offrait l’ancien état des lieux.
N° 20. Inscription turque en cinq lignes.
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(1) Premier chapitre du Coran.
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Hélas ! la mort !
Quiconque priera sur cette tombe, obtiendra l'intercession du (prophète) au jour de la Réunion (du genre humain). La Fateha pour son âme ! Année... 28.
N° 21 . Inscription arabe en trois lignes.
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II n’y a d’autre dieu que Dieu, le Possesseur, la Vérité, l’Evident.
Mohammed est le prophète de Dieu ; il est sincère dans ses promesses et digne de confiance.
Que Dieu répande ses grâces sur lui et lui accorde le salut !
No 22. Inscription arabe en quatre lignes.
Ceci est le tombeau de celui à qui il a été fait miséricorde par la bonté de Dieu Mohammed,
fils de Ramdan, que Dieu lui fasse miséricorde ! Il est mort dans le mois
de djoumada dernier, de l’année cinquante-sept après mille.
La date indiquée sur cette épitaphe sans importance, est comprise entre le 4 juillet et le 1er août 1647.
N° 23. Inscription arabe en trois lignes.
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Ceci est le tombeau de celui à qui il a été fait miséricorde par la bonté de Dieu, Ibrahim,
fils d’El-Hadj Mohammed l’arabe (el-Arbi), fils de Tcheblchi Ibrahim.
An 1155.
L’année hégirienne indiquée ci-dessus a commencé le 8 mars 1742 et fini le 24 février 1743.
N° 24. Inscription arabe en cinq lignes,
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A reconstruit ce lieu béni et complet,
dans l’intention de mériter la satisfaction de celui qui possède la puissance, et il suffît.
Abtchi Ali, fils du défunt Mustapha.
En l’année mil cent quatre-vingt-quatre
de l’émigration de celui qui est sincère.
L’année hégirienne 1184 a commencé le 27 avril 1770 et fini le 15 avril 1771. Celle inscription est semblable à celle qui porte le N° 25 du catalogue du musée, laquelle présente, toutefois,
la variante j-sJI aJ au lieu de )-*!)! J ^ à la seconde ligne. Il m’a été impossible de reconnaître de quel édifice elle provient.
N° 25 et dernier. Inscription espagnole en cinq lignes, placée au-dessus des inscriptions arabes, à gauche de la porte de la poudrière, en entrant (1). Caractères en relief; très-mauvaise exécution.
SEDSpAChO ESECASTILLO EL ANO D 1777 MAESTRO D MI TRILIBADIOTI
Le D de la première ligne et celui de la troisième renferment évidemment un E sous-entendu. La 5e lettre et la 8e lettre de la première ligne sont frustes; je crois que l’une est un P et l’autre un H. On pourrait alors lire comme il suit :
Se despacho Ese castillo El ano de 1777 Maestro D. M. J.
Trilibadioti.
A achevé ce fort, en l’année 1777, maître D. M. J. Trilibadioti.
Cette inscription se trouvait placée, ayant 1845, dans la cour intérieure du fort dit Bordj essardine, à la Marine. Il me parait certain qu’elle provient de l’un des forts d’Oran et qu’elle aura été apportée ici, après la seconde prise de possession de cette ville par les Algériens, en 1792, comme l’avaient été les cloches en 1708. On ne saurait expliquer autrement, ce me semble, la présence à Alger, d’une inscription qui ne peut appartenir à aucun des ouvrages de cette ville.
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(1) A côté de cette plaque se trouvent quatre inscriptions en caractères hébraïques, lesquelles sont probablement des épitaphes.
B 13 MÊME AEÏE1E