ÉPITAPHE MENTIONNANT UN COLLIBERTUS
Destinée au musée de Saintes.
Le dernier cippe découvert à Saintes^ en 1888, dans les démolitions du vieux mur qui soutient au nord les terres du jardin de l'hospice, porte l'inscription que voici :
(1) Cf. Wilmaniis, n^s 2162. 2543, 2632. etc.
MIIMORI A II TAVRATIS COBKIBIIRTI
Memoriae Tauratis. Cobliberti.
A la mémoire de Tauras. Ses co-affranchis.
Nous reproduisons la copie que M. le chanoine Julien- Lafennère a bien voulu nous communiquer (1).
Ce petit monument funéraire semble avoir été gravé par les soins d'un collège de pauvres gens. Le terme colliberti s'expliquerait en supposant, — ce qui n'a rien d'impossible — que ce collège avait été formé par les seuls affranchis de quelque puissant personnage (2).
La présence du mot. memoriae et la forme archaïque des E nous prouvent en outre que cette nouvelle inscription ne doit pas être datée d'une époque antérieure au iii^ siècle.
L'orthographe cobliberti est à signaler.
(Inédite.)