‹ Epigraphie romaine du Poitou & de la SaintongeChapitre 125 sur 190 · ÉPITAPHE DE SULPICIUS SANCTUS · texte numérisé non relu

ÉPITAPHE DE SULPICIUS SANCTUS

Musée de Saintes,

« Monument funèbre qu'un affranchi, Sulpicius Sanctus, s'est élevé de son vivant et à la mémoire de son maître ; hauteur, 0 m. 50; longueur, 0 m. 93; épaisseur, 0 m. 50. Mutilé à l'angle supérieur gauche. » (Audiat, Catal.)

Notre copie (voir pl. xi bis) :

VIVOS C • SVLPIC • SAN / / / / SIBI • ET • MEMl. / / / h CINNAMI • PATRON

Vivos (pour vivus) C(aius) Sulpic[ius) San[ctus ?] sibi et 'memo[rlae] Cinnami{i) patro7i{i).

De son vivant, Gains Sulpicius Sanctus [a fait construire ce tombeau] pour lui-môme et à la mémoire de Cmnamius son patron.

Le cognomen Cinnamius paraît n'avoir été tout d'abord qu'un nom servile. Il fut porté par une famille d'esclaves qui entra par héritage dans la maison de Tibère , et on le retrouve aussi sur différentes inscriptions, mais en particulier sur une inscription d'Afrique conservée au musée du Louvre (1).

(1) G. L L., t. VIII, 9453.

Sanctus est encore un nom servile tout aussi connu. Wilmanns ^le cite dans ses Exempla sous les n°^ 2605 et 2771, o.

Sur la foi d'une mauvaise copie, nous avions songé tout d'abord à l'une quelconque des restitutions San[vanas\ dont les inscriptions de Bordeaux offrent un exemple (1), San[villus\ ou San[oiitus\ qui sont fournies aussi par les inscriptions de la même ville (2) ; mais on ne peut s'arrêter à ces noms car il ne manque que quatre lettres au plus à la fin de la deuxième ligne et dès lors Sanctus est le seul cogoomen qui soit possible.

La restitution San\ctus\ est celle d'ailleurs qui a été proposée par M. Héron de Villefosse dans le Bulletin archéologique du comité des travaux historiques. Nous ferons, à ce sujet, une légère réserve sur la copie même de l'inscription telle qu'elle est ici rapportée : La pierre est, il est vrai, brisée à droite, mais la cassure n'a pas entamé la dernière ligne du texte^ et le mot PATRON est bien complet. La lettre 1 , qui devrait le terminer, n'a jamais été gravée.

Bibliographie : Audiat, Bull. arch. 5,, 1887, p. 346. — [Espérandieu], Revue poit. et saint., t. iv, 1887-88, p. 221. — Abbé Noguès, Recueil Corn. Arts, t. ix, 1888, pp. 209 et 267. — H. de Villefosse, Bull, arch., 1888, p. 423. — Audiat, Catalogue, n° 172, p. 62. — Bull. Ant. 0., 1888, p. 445.

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