‹ Epigraphie romaine du Poitou & de la SaintongeChapitre 135 sur 190 · FIL · texte numérisé non relu

FIL

(( Tiré des murs de l'hôpital général en 1840 ». {Guide musée Saintes. )

JUL' BELINIA...

M' TERENiI . . . MARIA FIL.

(( Cippe en pierre du pays : hauteur, 5 pieds 6 pouces, y compris son haut couronnement pyramidal ; largeur, 1 pied 4 pouces.

« Cette épitaphe embarrasse le lecteur, d'abord parce que la fin des noms propres est effacée et qu'on n'est pas sûr de bien saisir leur rapport; ensuite parce qu'il est difficile de décider si une espèce d'accolade retournée, qui semble unir l'L à l'I dans le mot BELINIA ou BELINIAE, n'est pas un H, ou plutôt un signe destiné à reparer une faute du graveur. Il avait, par un gros point rond, séparé BEL de INI A, et fait deux mots de ce qui n'en devait faire qu'un ; il aura cru que son accolade réparerait la bévue. » (Jouannet.)

(( Ce cippe a 1 mètre 69 cent, de hauteur sur 45 cent, de largeur et 56 d'épaisseur. Les lettres ont 5 centimètres. Il provient , comme beaucoup d'autres, des murs de l'hôpital général :

IVL • BENNONIAE • ET • MARCO • TERRENTIO MARIA FILIA

» (Audi AT.)

Contrairement à Topinion de l'abbé Lacurie, ce cippe, qui ne ressemble nullement à un « autel antique » (voir pl. xxxix), nous parait un des plus beaux^ si ce n'est le plus beau, des monuments funéraires que possède le musée de Saintes.

IVL • BELINIA M • TEREN 1 1( MARIAI I Fil

D{iis] M[anibus). Jul[ia) Belinia M{arco) Terenlio Marîa[no], fil{io)^ (posuit).

Aux dieux Mânes. Juha Belinia (a fait construire ce tombeau) à son fils Marcus Terentius Marianus.

Bibliographie : Guide musée S., p. 3, nMO. — Jouannet, p. 537. — Audiat, p. 44. — Audiat, Catalogue^ n° 60, p. 47.)

Musée de Saintes,

« ^VISQVL

STERIS » {Rec. Coin. Arts,)

(( Fragment d'une inscription funéraire, trouvée en 1886 : haut., Om. 49; larg., 0 m. 58 ; épais., 0 m. 54. Il n'y a que quelques lettres qui ont 0 m. 065 de hauteur.

(( SVISQVE

STERIS » (Audiat.)

Notre copie (voir pl. xxxiii) :

poSTERIS

Ces quelques lettres proviennent évidemment d'un monument funéraire.

Elles semblent indiquer que le tombeau avait été bâti pour un personnage dont nous n'avons pas le nom, pour ses enfants, et même pour la postérité de ceux-ci.

Bibliographie : [Audiat]: Bull. arch. 5., t. vu, 1886, p. 152. — Rec. Corn. Arts, 1887, p. 161. — Le Mellois, journal de l'arrondissement de Melle, n*" du 10 juillet 1887. — Espérandieu, Note sur les inscriptions récemment découvertes à Saintes^ p. 12. — Audiat, Catalogue. n° 32, p. 39.

EPITAPHE DE RUFINIUS.

Musée de Niort,

« Cippe funéraire avec chapiteau de pilastre portant cette inscription en belles capitales :

C[aio], RVFINIO.

IVL[IVS] ADLVC[civs].

HER[es].

(( Ce monument, qui parait antérieur à l'époque chrétienne, a été trouvé 4 Bessac. » {Cat. mus. de N., 1865.)

« Cippe funéraire trouvé à Bessac, arrondissement de Melle (Deux-Sèvres). (Roy, Nouv. Catal.)

Notre copie (voir pl. lvii) :

C • RVFINIO IVL • ADLVC HER

C[aio) Rufinio. Jul{ius) Adluc(tus?), her[es).

A Caius Rufinius. Julius Adluctus ?, son héritier.

La pierre, de formée cubique, porte un entablement à sa partie supérieure. Elle a 0 m. 51 de large sur 0 m. 43 de haut. Les caractères, de très bonne forme, ont 0 m. 075 à la première

ligne et 0 m. 065 aux deux autres. Les points séparatifs sont formés par des feuilles de lierre.

M. Baugier a proposé la restitution suivante (1).

(( A Caius Rtifinius, Jules, son héritier^ en signe de regret,

(( On peut croire, ajoute-t-il, que c'est vers la fin du iii^ siècle que vivait Rufinius, dont le nom paraît être resté dans notre pays, à quelques localités appelées actuellement Rufîgny. »

N'est-ce pas donner au personnage de notre texte une importance qu'il n'avait probablement pas, que de supposer qu'il a pu donner son nom à toute une série de localités poitevines ?

Bibliographie: Mém. D.-Sèo., t. xx, p. 51 et 74. — Cat. mus. N. 1865, p. 33. — De Longuemar, p. 150; (crvfinio||iviadivcI|hir, sans comment.) — Roy, Calai, du musée lapidaire [de Niort], 1887, in-12, n° 10 et Bull. D.-Sèv., 1887, p. 671.

EPITAPHE DE MARICIA.

Inscription perdue de Saintes (?).

(( Inscriptions de Saintes qui m'ont été communiquées par M. Vabhé Brottier, de l'Académie des Inscriptions et Belles- Lettres. Ce savant les a trouvées dans ses papiers, sans savoir d'où elles pouvaient lui venir ; il est aisé de voir, par l'écriture qui les accompagne, qu'elles ont été copiées à Saintes, dans le siècle dernier.

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