VIVOS
C • H' LIVS . AEMVLI . L . ARG • NVS • SEPVLCRA • CVM HORTOR . MAIOr . ITA VTI . INTRA . CONS NE ITVM . ET . TERMINA IV M . EST . CVM • LOCIS • SACRIS • ADITIBVSMONIMENTIS CONS CR
CEDVNT OMNIA
« Dits manibus , vivus Caias Julius , Aemulii liber tas , Argenus ; sepalcra cum hortorum majorée, ità uti intrà consecrationem dejinitum et terminatum est ; cum locis sacrais j aditibus monimentis consecravit : cedunt omnia ».
« La restitution de ces lettres, dit Bourignon, ne m'appartient pas, je la dois au savant antiquaire (1) duquel j'ai eu l'occasion de parler plusieurs fois » .
M. Audiat a reproduit la copie et la lecture de Bourignon, et fait à leur sujet quelques réserves. Sa copie n'indique pas l'L qui précède le mot Argenus.
Il est bien évident que cette inscription a été mal transcrite, cependant il se pourrait qu'il ne fût pas tout à fait impossible d'en tirer parti.
(l) [Séguier.]
Bibliographie: Veyrel, p. 10. — De la Sauvagère, p. 125. — Bourignon, p. 60. — Audiat, p. 30.
ÉPITAPHE DE FISCALIS ET DE URBICA.
Copie de Veyrel :
MEMORIAE FISCA LIS
ET
MEMORIAE VRBICE PVBLIQVIE • SANT
Copie de de la Sauvagère (d'après celle de Veyrel) :
MEMORIAE FISCALIS ET
MEMORIAE VRBICE PVBLIQVIE • SANT •
Copie de Bourignon (d'après celle de Veyrel) :
MEMORIAE . FISCALIS .
ET . MEMORIAE .
VRBICE
PVBLIQVIE . SANT .
On s'explique assez difficilement que les copies de Bourignon et de la Sauvagère soient aussi différentes de la copie de Veyrel qu'elles devraient reproduire.
' Bourignon lisait :
« Dits manibus raemoriae Fiscalis et memoriae Urhice Puhliciae Santonts de suo ; ou suâ pecuniâ posuit.... »
M. Audiat s'est demandé, en reproduisant cette lecture, s'il ne serait pas préférable « de voir dans PVBLIQVIE une altération pour publice f SANT serait alors pour SANTo/zes et 'S . P . signifierait Sepulcr^um Posuerunt. »
Pour notre compte, nous admettrions bien plutôt l'interprétation que voici :
D[iis) m(anihus). Memoriae Fiscalis et memoriae Urbic(a)e^ publiquae(l) (pour publicae)^ sant[onaé). S{ibi) p{osuerunt.).
Aux dieux Mânes. A la mémoire de Fiscalis et à celle de Urbica, (esclave) publique de la cité des Santons. Ils se sont fait bâtir euxmêmes (ce tombeau.)
Bibliographie : Veyrel, p. 12. — De la Sauvagère, p. 128. — Bourignon, p. 63. — Audiat, p. 66.
Copie de Veyrel :
« D M MAGN LIAS VODELVTEIACI F- LVCANVS LVCANI F MARITo MATRI »
Copie de de la Sauvagère (d'après Veyrel) :
MAGN LIA H VODELVTEIACI F- LVCANVS LVCANI F • MARITO MATRI • »
Copie de Bourignon reproduite par M. Audiat :
MAGN LIAE VODELVTEIACI F LVCANVS LVCANI • F • MARITO MATRI
(1) V et A Ués.
« Dtîs manibus. Magjieliae^ Vodeluteiaci Jiliae. Lucanus, Lucani films, merito matri, {posuit ou fecit,)
« Aux Dieux Mânes de Magnelia, fille de Vodeluteiacus^ Lucain, fils de Lucain^ a rendu, avec piété, les honneurs funèbres à sa mère. »
(BOURIGNON
« Aux Dieux Mânes ; à Magnilia sa mère, fille de Vodeluteiacus, Lucanus.fils de Lucanus, a élevé justement ce monument,
(( Vodeluteiacus est un nom gaulois latinisé. »
(AUDIAT.)
Il nous paraît préférable de lire :
D[iis) m{anibus) Mag...liae, Vodeluteiaci f[iliae). Lucanus, Lucani f(ilius), m[e]rito matri.
Aux dieux Mânes. A Mag...lia fille de Vodeluteiacus. Lucanus, fils de Lucanus, (a fait élever ce tombeau) à sa mère, pour ses mérites.
Le nom gaulois Vodeluteiacus est à remarquer, bien qu'il ne soit pas nouveau.
Bibliographie : Veyrel, p. 11. — De la Sauvagère, p. 127 (sans comment.). — Bourignon, p. 52. — Audiat, p. 64.