‹ Epigraphie romaine du Poitou & de la SaintongeChapitre 15 sur 190 · PC^S · texte numérisé non relu

PC^S

///ELIOSEVERO [L et I ; E, V et E liés)

///XANDROPIO (Net D; Pet niés)

//MAVRANTONINI [a] V et R; A, N et T; N et I- N et I liés)

////IFILSEPTDI {E et P liés)

1 1 1 EVERINEPOT {E, V et E; N et E liés) LI M L X I (Z et I liés)

F IN X [I etN liés)

^[Mvif ratori] Caes[{ari) M(arco) Aur]elio Severo [Ale]œandro pio [dtvi] M{a7xi) Aur(elii] Antonini [Magn]i filiio), Sentiimi] diïvi S]evcri nepot[t). ■ \ / L j

Lim{omon), l{eugae) XI ; Fines, X.

A l'emperear César Marc Aurèlo Sévère Alexandre, pieux, fils du divin Marc Aurèle Antonin le Grand (Caracalla), petit-fils du divin Septime Sévère.

Poitiers à 11 lieues (gauloises) ; Ingrandes à 10 lieues.

Sévère Alexandre, créé Gesar en 221, fut assassiné en Germanie, avec sa mère, le 19 mars 235. 11 faut donc chercher entre ces dates extrêmes Tannée où fut érigé le milliaire que nous venons de citer.

Bibliographie : — Mangon de la Lande a, t. I, p. 223. — Mangon de la Lande, p. 158. — De Longuemar, p. 137. — Ahhé Lalanne^ p. 91. — Ch. Tranchant, oiw. cité, note, p. 50.

Milliaire de Saint-Picrre-les-Eglises.

« Tirée probablement de l'ancien cimetière de Saint-Pierre-les- « Eglises, [cette colonne milliaire] est à l'entrée d'une vigne qui (( appartient au citoyen Ledoux, maire de Givaux. 11 n'y a pas de a doute qu'elle n'ait été employée comme couverture de sarco- (( phage, et il serait difficile de décider si ce qui reste encore

itutio quat]

VIAVRELO [R et E liés)

DRO PIO [letP liés)

0 NINl • D I V 1 [Net I; Net I liés)

I V I S aVE R I {E, VetE liés) » Siauve.

Ci II existe encore, près de Ghauvigny, un autre cippe hémice cylindrique, qui sert également de jambage à la même porte (( de cet enclos de vignes dont nous avons parlé (I ). « Dufouk.

(1) Cf. plus haut notre n" 1.

« Colonne milliaire romaine provenant de l'antique cimetière « de Saint-Pierre-les-Eglises, près Chauvigny, où elle avait été (( utilisée comme tombeau, après avoir été arrachée du bord de « la voie de Poitiers à Argenton en Berri. Elle servait depuis (( longtemps de jambage de porte à l'entrée d'une vigne voisine « de ce cimetière, lorsqu'elle fut donnée, en 1834, par M. « Faulcon, à la Société des Antiquaires de l'Ouest. » Ledain h.

« La seconde colonne, haute de 2'" 15, remonte au règne

« d'Alexandre Sévère (222-235.) Son inscription, dont toute la « partie gauche a disparu, est ainsi conçue : — « ... M. Aurelio « — ... dro pio — ... tonini divi — ... vi Severi. » On peut la 'X restituer ainsi: « Imperalori Gaesari Marco Aurelio Severo « Alexandro pio, filio Marci Aurelii Antonini divi, nepoti divi « Severi. »

« En 1834, sur la demande de l'abbé Ch. Auber, alors curé de « l'église Notre-Dame de Chauvigny, M. P.-R. Faulcon, de cette « ville, donna [celte] colonne, [et celle d'Antonin que nous « avons citée plus haut], à la Société des Antiquaires de l'Ouest. « Elles sont placées dans son musée et sont mentionnées à la « série V. D de son catalogue de 1843. )) Charles Tranchant.

Notre copie prise au musée des Antiquaires de l'Ouest où le monument se trouve conservé :

La pierre a plus de 2 mètres de haut ; les lettres, assez grossièrement gravées ont 0'" 06; les liaisons abondent. Toute la partie gauche de l'inscription disparut lorsque le milliaire fut creusé en tombeau.

Siauve proposa d'abord la restitution suivante qu'il soumit à l'Académie :

« Cinquième voie de la province d'Aquitaine, réparée depuis ce Poitiers par l'empereur Alexandre-le-Pieux, petit fils du divin « Antonin, fils du divin Sévère. Puis, mécontent de son œuvre avec juste raison, il s'arrêta définitivement à cette restitution nouvelle qui ne vaut guère mieux :

\1 A V RE L G (/? et E liés; I et L devaient l'être)

D R 0 PI 0 {letP liés)

0 NI NI D I V I [N et I; N eti liés)

IVI SaYERI {E, V et E liés)

Prov. Aquiian. YIAVRELO Imp, yl/e^ûtnDRO PIO Nepoti AntOmm - DIVI

Filio diyi SaVERI

(R et E liés) (/ et P liés)

{N et I; N et I liés) {E, V et E liés)

Vigennae Picta V I A V RE L 0 {R et E liés) AlexanD'^O PIO [I et P liés)

Nepoti A nt 0 NINI • D I V I [Net I: N et I liés) Filio 6/ 1 V I S a VE R I {E, V et E liés)

(( Les Poitevins des rives de la Vienne à Alexandre Sevère-le- « lieux, petit-fils du divin Antonin, fils du divin Sévère. »

(( Les conjectures de cet auteur, — dit Dufour à ce sujet, — « ne nous semblent pas très heureuses. Il n'y a pas de raison (( pour ne pas lire tout aussi bien CLINI PICTA VI, les Poitevins « des rives du Clin, ou de telle autre rivière qui arrose leur ter- « ritoire, que VIGENNAE PICTAVl, les Poitevins des rives de la « Vienne »

Comparant ensuite le texte de ce milliaire avec celui d'une colonne découverte en 1748 par Schœpfin, et rapportée par Freret (1), l'historien du Poitou propose <( la version suivante « qui ne pèche pas, dit-il, contre la chronologie :

diVIAVREL^O Severo {R et E liés)

AlexanDRO PO fiho

Auto NINI DIVI nepoti [Net I; N et I liés) dIVISaVERI »

Il conclut en disant <( que le second cippe [sic) itinéraire de « Chauvigny fut élevé par les curatores viarum en l'honneur « d'Alexandre Sévère sous lequel ils firent réparer la voie du « Vieux Poitiers, Fines, à Argenton, (2) » et la principale erreur qu'il commet, provient de ce qu'il a fait comme Siauve, et pris pour deux lettres complètes, au commencement de la première ligne, ce qui n'en est même pas une en réahté, c'est-à-dire, les fragments de l'M qui tient lieu du prénom de Marcus.

Mangon de la Lande n'a pas commis la même erreur. Sans être tout à fait acceptable, la lecture qu'il donne vaut mieux. La voici :

imp. Caes. MAVRELIO Sev. Alexan DRO PIO f. m. aur. anTONINI DIVI nepoti diVI SEVERI « Imperatore Caesare Marco Aurelio Severo Alexandro, (( pio, filio Marci Aurelii Antonini divi, nepoti divi (( Severi. »

(1) Œuvres, t. XVI, p. 133.

(-2) Nous avons dit plus haut ce que nous pensions de l'identification de ce Fines avec les ruines connues sous le nom de Vieux Poitiers.

Nous croyons, de notre côté, que la restitution suivante serait préférable.

[Impier-atori) Caesiari)] M[arco) Aurelio [Sev{ero) Alexan]dro pio

[magni Ant]onini divi [fîl[io), di]vi Severi [nepoti Lim[onum)

Fin[es) ....

A l'empereur César Marc Aurèle Sévère Alexandre, pieux, fils du divin Antonin le Grand, (Garacalla), petit -fils du divin Septime Sévère

Poitiers à lieues (gauloises) ; Ingrandes à . lieues.

On sait en effet que le surnom de Magnus, pris quelquefois de son vivant par Garacalla qui se croyait très volontiers l'égal d'Alexandre le Grand, lui fut habituellement attribué après sa mort pour le distinguer peut-être de l'empereur Marc Aurèle divinisé comme lui.

Sans doute on peut-être étonné de voir glorifier ainsi la détestable mémoire d'un prince justement méprisé, mais il ne faut pas oublier que Garacalla était extrêmement sympathique à l'armée qu'il avait comblée de largesses, et que sous son règne et celui de ses successeurs, la plupart des emplois dans les administrations publiques furent confiés à des soldats libérés. C'était l'armée, du reste, qui avait contraint le Sénat à placer Garacalla au rang des dieux.

Bibliographie : Siauve, p. 83 et suiv. — Dufour^ p. 177. — Mangon de la Lande a, t. 1, p. 222. — Bull. ant. 0. 1834, p. 8, — Ledain p. 15. — Ch. Tranchant, ouv. cité, p. 49.

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