‹ Epigraphie romaine du Poitou & de la SaintongeChapitre 155 sur 190 · PRO L V .)IS · texte numérisé non relu

PRO L V .)IS

(de Beaumesnil.)

(( Cette pierre sépulchrale se voyait encore aux environs de l'église [Saint-JeanJ en 1747. » (Biblioth. de Poitiers, Inscript. et monum. Voir notre pl. vn) (1).

« Ces inscriptions , que l'on voyait encore à la fin du siècle dernier , aux abords du temple Saint-Jean de Poitiers , ont depuis disparu. Le fac-similé en a été conservé dans les cartons de dom Fonteneau. Elles sont, l'une et l'autre, en capitales carrées avec enclaves, adossements et accouplements de lettres des meilleurs temps de l'épigraphie :

« D M L- CAECILIVS TARINIVS P • CAE • FIL- VIAM POSITVS CVRAVERVNT PECVNIA SVA PRO LVDIS

(( Ces inscriptions, soumises â M. le général Creuly, lui ont paru avoir subi des altérations qui les rendent obscures et les font sortir des règles ordinaires de Tépigraphie. »

(de Longuemar.)

(1) Le même fac-similé se trouve reproduit deux fois dans ce manuscrit.

« Le cippe sur lequel est gravée cette épitaphe se voyait aux environs de l'église Saint-Jean, à Poitiers, en 1747. Il a disparu, mais dom Fonteneau (1) en a recueilli l'inscription, publiée depuis par M. de Longuemar, qui ne nous semble pas l'avoir comprise d'une façon très nette.

(( L'expression finale pro ludis donne la raison de l'érection du monument funèbre. C'est en reconnaissance des jeux publics donnés au peuple par Atarinius que le monument lui est dédié. On trouve dans Wilmanns plusieurs exemples de semblables épitaphes rappelant avec éloge les jeux, combats de gladiateurs, munificences et largesses de toutes sortes données par le défunt au profit du public ou d'une corporation.

« L'expression viam positus doit signifier que le tombeau d' Atarinius était situé sur le bord d'une voie.

<( Dis manibus

Lucius CœcUtus Atarinius, Publii Cœcilii filius viam positus Curaverunt pecunia sua Pro ludis.

« Il semble qu'il y ait dans ce texte, dont l'original est perdu, une lacune d'une ligne où devaient être inscrits les noms de ceux qui élevèrent le monument à leurs frais, en reconnaissance des jeux. » (Ledain, Epigr. i^om.)

Nous n'avons pas en l'authenticité de ce texte toute la confiance que M. Ledain paraît posséder. Il est assurément bien difficile d'établir aujourd'hui, d'une façon indéniable, que de Beaumesnil en fut l'inventeur, mais il existe de grandes présomptions contre lui. Nous nous bornerons donc à signaler la copie qui précède à ceux qui plus experts que nous-même se croiront en état d'en juger la valeur.

Bibliographie: Beaumesnil, p. 61. — BibUot. de Poitiers, Inscript, et mon. (ms. sans pagin.). — De Longuemar, p. 145. — Ledain, Epigr. rom., p. 27 (et dans Mèm. Ant. 0., 1886, p. 167.) — Coll. de dessins, de la Soc. des Ant. de l'Ouest, carton 3 (reproduction au lavis du dessin de Beaumesnil).

(1) Nous avons déjà dit ailleurs que le manuscrit de la bibliothèque de Poitiers n'élail pus l'œuvre exclusive de dom Fonteneau. Il es^t même probable que le savant bénédictin n'a jamais collaboré à sa rédaction.

(( Fragment d'un tombeau en pierre d'un pied 8 pouces de long sur 11 pouces de large et 8 d'épais [découvert, en avril 1752, lors de la création du parc de Blossac] :

FOR TIONI O jVARIFELICIS

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