‹ Epigraphie romaine du Poitou & de la SaintongeChapitre 154 sur 190 · IVL- REVILLIVS P • REVIL- FIL- P • P N • HN S · texte numérisé non relu

IVL- REVILLIVS P • REVIL- FIL- P • P N • HN S

^.[BetE liés] M

\[HetNliés]

(de Beaumesnil.)

« Bas-relief de marbre trouvé dans les fondations d'une maison de larue de la Tranchée, et par conséquent sur le bord de l'ancienne voie D'un côté sont l'aspergile, aspersorium

chrétiens sont des temples de Pluton, tous les modillons des églises romanes ont une origine druidique.

« Comédien de profession, pourrions-nous dire, il jouait les savants comme les pères nobles. Il se crut obligé de gagner la pension de 1500 livres que lui avait fait obtenir l'Académie des Inscriptions, en fabriquant toute sorte d'antiquités. // avait un goût particulier pour les obscénités, et son crayon infidèle en créa de si dégoûtantes, qu'il a réussi à calomnier même les mœurs du paganisme. « Il en voit

« partout, et toujours dans les monuments détruits. {Mérimée, ouv. cité, p. 101. )>♦

L'abbé Texier prend ensuite Beaumesnil en flagrant délit de contradiction avec lui-même, et rappelle qu'il a cité dans ses Recueils, comme ayant été découverte dans les fouilles de l'évêché de Limoges, en 1758, une inscription — assez insignifiante d'ailleurs, — qu'un deuxième dessin, destiné à l'Académie celui-là, donne comme vue par lui en 1747, « près du jardin des Dames de la Providence. »

Pour compléter ce qui précède, nous pourrions multiplier les citations, et signaler de même à l'attention publique les dessins ignobles qui salissent les pages du Recueil manuscrit que possède la bibliothèque de Poitiers. Il nous paraît inutile de le faire, car nous en avons assez dit déjà pour que le doute ne soit plus possible sur le mépris absolu que doivent inspirer de telles œuvres. Pour nous, notre opinion à ce sujet était faite depuis longtemps, bien avant la flétrissure que lui ont infligé les rédacteurs du tome xn du Corpus des Inscriptions latines, (p. 82), mais nous n'en avons pas moins tenu à citer presque in-extenso la note de M. Lecler, parce qu'il nous semble que dans le Poitou, trop d'érudits encore paraissent disposés à accorder dans leurs écrits plus de créance qu'elles n'en méritent aux assertions du comédien Beaumesnil.

lustrica^ goupillon destiné à asperger avec le sang des victimes ou avec ane eau que l'on nommait lustrale...; de l'autre côté, une patère et un simpulum ou simpurium , vaisseau à long manche, ... et un préfericule. L'inscription qui est au milieu porte :

(( D. M. Diis manîbus Julius Revillius ^ Publii Revillii, flUus, patri pientissimo ou patri posuit ne heredem sequatur,

« Julius Revillius, fils de Publius Revillius, à son père très pieux, ou : a posé ce monument à son père; que ce sépulcre ne passe point à l'héritier.

(( Revillius était enseveli dans une terre étrangère; l'héritier acquérait le sépulcre , pouvait le vendre avec la terre, y mêler ses cendres , le détruire, soit de fait, soit â défaut d'entretien ; désormais il demeurera intact, debout et respecté comme chose religieuse. » (de la Fontenelle et l'abbé Gibeault) (1).

Ce texte a été lu ainsi par M. Ledain :

« Dits Manibus. Julius Revillius ^ Publii Revillii Jilius , patri posuit. Ne heredem sequatur.

« Le cartouche qui contient l'inscription était accompagné à droite et à gauche, dit notre confrère, de sculptures représentant d'un côté un aspersorium et un simpulum, de l'autre côté un prefericulum et une patère. L'original, qui a disparu^ avait été dessiné par Beaumesnil, puis a été publié par Thiollet. »

Pour notre compte — et comme pour la précédente inscription, — nous n'avons qu'une confiance très limitée en l'authenticité de ce nouveau texte que seul de Beaumesnil parait avoir connu. La manière dont la filiation de Julius Revillius est exprimée, la formule possible mais peu habituelle P.P.N'H N S qui ne pourrait se traduire que par p{ropria) p(ecunia) n{umeravit); h(eredem) n{on) s{equitur), nous paraissent suffisantes pour le faire rejeter. •

Bibliographie : Beaumesnil, Rec. maiiusc, pp. 64 et 93. — Thiollet, Antiq. etc., Paris, 1823, in-folio, p. 18 et pl. 5. (Reproduction du dessin de Beaumesnil.) — Ledain, Epigr. romaine, p. 33, et dans Mèm. Ant. 0., 1886, p. 173. — Collection de dessins des Ant. de l'O., carton 3. (Autre reproduction du dessin de Beaumesnil.)

(1) L'ouvrage que nous venons de citer n'a jamais été terminé. Il a pour titre : « Antiquités monumens et vues pittoresques du Haut-Poitou, dessinés par M. Thiollet, avec un texte historique et descriptif par MM. les conservateurs des départements de la Vieîine et de la Vendée. » Le texte, qui ne comprend que 24 pages, esi dû à de la Fontenelle de Vaudoré et l'abbé Gibeault.

« Fragment de pierre haut d'environ 21 poulces sur presque autant de large, épais de 9 ou 10 poulces, qui paraît être le reste d'un ARE sepulchral :

« MPHILII • PO

VMqHILVS FILI (/ et I; I et L liés) ISCANIVS LIB- (I et B liés) NE MERENTI {NetE; MetE] E, Net Tliés) PIENTISSIMO • P (E, Net T; I et M liés)

(de Beaumesnil, voir notre pl. viii.)

«... Autre fragment d'environ 21 pouces carrés :

Diis manibus Pamphili posuit Pamphilius, Iscanius libertus patrono bene merenti et pientissimo patroni, »

(de la Fontenelle et l'abbé Gibeault.)

(( [Inscription provenant] des fouilles exécutées dans le sol des Gilliers, sur lequel fut élevée la promenade actuelle de "Blossac, à Poitiers :

(( MPHILII • PO Pamphilu

AMPHILVS FILI Pamphilus filins

ISCANIVS LIB. Iscanius libenter

E MERENTI Bene merenti

PIENTISSIMO • P • Pientissimo posuit »

(de Longuemar. (( D'après le fac-similé de dom Fonteneau. »)

<( Cette inscription était gravée sur un fragment de pierre découvert aux Gilliers de Poitiers, lors de l'établissement de la promenade par M. de Blossac, en 1770. L'original a disparu. Beaumesnil l'avait dessinée. Tliiollet l'a publiée, p. 18^ pl. v. {Antiquités du haut Poitou). M. de Longuemar l'a aussi publiée dans V Epigraphie du haut Poitou..,

« Lecture :

« {Dis manibus) Pamphilii Potiti Pamphilus filius et Viscanius libertus bene merenti pientissimo posuerunt. »

(Ledain, Epigr. rom.)

Pour des raisons que nous avons déjà fait connaître nous ne citerons encore que pour mémoire ce nouveau texte de Beaumesnil.

Bibliographie: Beaumesnil, Rec. manusc, pp. 62 et 92. —

Thiollet, Antiquités, etc., p. 18 et pl. 5. (Reproduction du dessin de Beaumesnil). — De Longuemar, p. 144. — Ledain, Epigr. rom,, p. 34, (et dans Mém. Ant. 0., 1886, p. 174j. — CoU. de dessins de la Soc. des Ant. de VO., cartons 1 et 3. (Autres reproductions, l'une au crayon, l'autre au lavis, du dessin de Èeaumesnil.)

« Autel sepulchral, haut de 21 poulces sur 2 pieds 9 poulces de large et 16 poulces d'épaisseur , trouvé près de Saint-Jean , dessiné en 1747. Et qui appartenait au même propriétaire, c'està-dire à une personne attachée [comme secrétaire] à Monsieur de Berrier alors intendant de Poitiers.

(( DM

L CAECILIVS ARNIVS

P CAE FiL VAM POS'TVS

CVRAVERVNT PECVNIA S VA

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