‹ Epigraphie romaine du Poitou & de la SaintongeChapitre 21 sur 190 · MONUMENT DE TACITE · texte numérisé non relu

MONUMENT DE TACITE

MiUiaire de Rom.

(c La Société de Statistique [des Deux- Sèvres], a voté Pacqui- « sition d'un milliaire employé [à Rom], depuis des siècles, aux « plus vils usages de la vie domestique. La forme demi-cylindric( que de cette borne et ses dimensions (l'"80 de hauteur sur « 0"'54 de diamètre), avaient inspiré à quelques fermiers la « pensée de la creuser en forme d'auge (5\... » Lary.

On conserve aujourd'hui ce milliaire au nouveau musée lapidaire de la ville de Niort.

(1) Poitou et Vendée, 5« liv^ Marais du Mazeau, p. 7,

(2) Btdl. de la Soc. arch. et hislor. du Limousin, t. IX, 1869.

(3) Abbé Cochet. Répertoire arch. du département de la Seine-Inférieure, col. 360.

(4) Ce nouveau Catalogue est actuellement sous presse (15 septembre 1887).

(5) Les fermiers qui firent un abreuvoir de ce milliaire n'eurent certainement pas à le creuser dans ce but. Comme la presque totalité des monuments du même genre, celui de Rom avait tout d'abord servi de tombeau à quelque riche habitant du Poitou.

Notre copie :

IMPGAES MARGLAV TACJTOINV PIOFAYG PONT-M-P-P TRIB P GON II GPLL-XYI F-LXX

Impieralorij Caesiari] Mar[co) Clauidio) Tacito, inviicto), pio, fielici], Aag[usto) , }')ont[i ftci) m[aximo), p[atri) ,p[atriae) , trib[unicia) 'p[otestate] , con[siilî) IL Ciivitas) P[ictonum) Llimonum) leugae XVI; F[ines), l[eugae) XX.

A Temp.'îreur César Marcus Claudius Tacite, invincible, pieux, heureux, Augubte, grand pontife, père fie la patrie, revêtu de la puissance Iribunice, consul pour la deuxième fois.

Poitiers à 16 lieues (gauloises) ; La Villedieu ? à 20 lieues.

Les lettres de cette inscription sont assez grossièrement gravées et mesurent 0"'06 de hauteur. Lary les sépare toutes, dans sa copie, par un nombre variable de points que la pierre n'indique pas.

Le monument est daté de l'année 282.

M. Ragon a fait paraître, en 1876, un mémoire archéologique dans lequel il est, à diverses reprises, question du milliairequi nous occcupe et de quelques autres encore que nous citerons plus loin. Nous croyons devoir en parler bien qu'il ne soit au fond qu'un véritable plaidoyer en faveur de la lieue gauloise de 2222 mètres communément adoptée aujourd'hui, mais que de Longuemar n'admettait pas.

Nous citerons enfin, pour terminer, la lecture suivante, empruntée au catalogue du musée de Niort publié en 1865 sous les auspices de la Société de Statistique des Deux-Sèvres. Elle est due sans doute à Lary :

IMP[eratore]. GAES[are]

MAR[co]. CLAV[dio].

TAGITO. INV[iCT0].

PIO. F[elici] AVG[vsto].

PON[tifice]. M[aximo]. P[atre]. P[atriae]. TRIB[vnitia] P[otestate]. GON[svle]. II.

G[ivitate]. P[igtonvm] L[imono] L[evgas] XVI. F[iNiBVs]. L[evgas] XX.

Bibliographie : Lary^ t. V, p. 49 et t. XI, p. 45. — Aniaud^ p. 44,

(A^ et T liés)

— Cat. musée N. [1865] p. 32. — Ragon^ p. 421. — Litvre, ouv. cité, p. 167, (sans comment.). — Roy, ouv. cité, 2.

MONUMENT DE CONSTANCE CHLORE ET DES AUTRES EMPEREURS DE LA TÉTRARCIIIE.

Milliaire cl' A mhernac,

« La parcelle cadastrale no 108, où la découverte [de ce mil- « liaire] a eu lieu, est située en face de l'église d'Ambernac, « sur le côté opposé de la route d'Alloué. François Vallet, mé- (c tayer, enlevant la couche de terre noire qui recouvrait ce coin « de l'ancien cimetière paroissial, pendant le mois de février « 1882, a mis à nu à 40 cent, de profondeur, plusieurs cercueils « de pierre d'Angoulême, plus ou moins incomplets, parmi les- (( quels la borne était couchée. Elle servait, au dire de François (( Yallet, non de couvercle, mais de paroi à une sépulture.

(( [La forme primitive du monument] était celle d'un fût quart drangulaire aplati, allongé et arrondi aux quatre angles. »

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