‹ Epigraphie romaine du Poitou & de la SaintongeChapitre 78 sur 190 · ATE CO SW B · texte numérisé non relu

ATE CO SW B

TVIT

« L'inscription complète, qui n'avait certainement que trois lignes, dont la dernière se terminait par le mot restittiit, devait avoir 2 m. 20.

« Interprétation proposée :

« Victor ius ou Censorius...

cioitate collapsa...

restiïuit, » (Ledain b.)

Notre copie :

ORIVS F//// ^ATE CO//// TVIT

Il faut évidemment lire :

orius vetiis]taùe co[nlabsum sua pecunia resti]tuit.

a de ses deniers rétabli qui tombait en ruines.

Mais nous renonçons à trouver à la fois le nom du personnage et la nature même du monumerît, très probablement pubhc, qu'il fit rebâtir. Si les quelques lettres qui commencent le texte devaient être considérées comme la fin d'un gentilicium, on pourrait songer à ceux de Platorius ou de Sertorius qui furent portés, l'un par un consul du règne d'Hadrien (1), l'autre par un personnage important dont le nom se trouve gravé sur les cénotaphes de Pise (2), mais ces restitutions n'auraient aucune certitude.

(1) Wilmanns, 1. 1, n«> 1173.

(2) Ibid., no 883.

Bibliographie : Mém. Ant. 0., t. m, p. 175 et pl. x. — Ledain b., p. 11. — Ledain, Epigr, rom., p. 49, (et dans Mém. Ant. O., 1886, p. 189).

Fi^agments découveiHs à Poitiers,

« Dans la maison n" 4 [rue de la Petite-Roue à Poitiers], l'enceinte romaine se développe sur une longueur de 27 mètres. Malgré cette étendue, le vieux blocage qui forme le plafond de la cave n'est soutenu par aucun pilier. Un des blocs porte un fragment d'inscription qui ne comprend, hélas ! qu'une lettre de 0 m. 28 de hauteur appartenant à la belle époque épigraphique. »

(Ledain.)

Cette lettre est un S.

« Plus loin, sur un autre bloc [au même endroit que Tinscription précédente], apparaît un débris d'inscription contenant deux lignes. Malgré le martelage qu'il a subi on distingue dans la première ligne la fin d'un mot... Les lettres, de la plus belle époque de l'épigraphie, mesurent 30 centimètres de hauteur :

« LICO

M » (Ledain.)

Bibliographie : Ledain, pp. 185 et 186.

ASC JO ^ 30T A\

(( i. 2. Ces deux pierres se trouvent l'une à côté de l'autre dans la cour de M. Desmiers, rue des [Carolus]. Les caractères ont plus de 8 pouces de haut et sont de la plus grande beauté. » (Biblioth. de Poitiers, Inscr. et Monum.) (Copie dessinée par André et Guerry).

(( [En explorant les galeries souterraines de Poitiers] on distinguera plus particulièrement (maison de M. Cognac, rue des Carolus, n° 9), une grande inscription de cinq pieds de longueur dont la pierre est cassée en deux parties, l'une placée en sens inverse de l'autre... Les caractères sont très beaux et datent certainement despremiers siècles de l'Empire.

(de la Lande.)

« La cave de la maison située à l'angle des deux rues [de la Regratterie et de la Petite-Roue], renferme des restes curieux. L'un des blocs présente une inscription malheureusement très mutilée, disposée sur deux lignes. Des petits trous pratiqués dans les creux profondément accusés semblent indiquer que des lettres de bronze ont dû y être incrustées. »

(Ledain. — Copie dessinée.)

Des moulages de ces fragments sont au musée lapidaire des Antiquaires de l'Ouest (voir pl. xlvi bis).

On ne doit pas songer à restituer : [tribuniciaj pot[estate\ à la deuxième ligne du fragment b ; il serait peut-être possible de lire [saceryiot[i], mais sans grande certitude toutefois. Les lettres, qui témoignent d'une bonne époque, ont 0 m. 28 de haut.

Bibliographie : Bibhoth. de Poitiers, Inscript, et Monum. — Mangon de la Lande a, 1. 1, p. 54. — Ledain, p. 182 et pl. vu. — Ledain b, p. 12. — Coll. de dessins de la Soc. des Ant., carton 1, (originaux des dessins de Mangon de la Lande, publiés en 1835).

(( Fragment d'entablement encastré dans le mur romain de Poitiers, rue des Feuillants, sur lequel on aperçoit quelques traces d'une inscription. » (Ledain.)

Notre copie, voir pl. xxxvi, fig. d :

Le moulage de ce fragment est au musée des Antiquaires de l'Ouest.

Bibliographie : Mangon de la Lande, Mém. Ant. 0., t. ii, p. 353, et Atlas, pl. VIII (voir pl. xxxvi, fig. b). — Ledain, b, p. 12.

« Dans une maison de la rue de la Regratterie, à Poitiers. Les lettres ont 6 pouces. [L'inscriptionJ a 1 pied 11 pouces au quarré. Cette inscription, donc, serait sur une pierre de 1 pied 11 pouces au carré dans la cave d'une maison rue de la Regratterie, quartier n° (sic.)

« A la voûte de la même cave on voit un morceau de colonne canelé et bien grosse. » (sic.)

« ^ QVIP

INCC// »

(Biblioth. de Poitiers^ Inscript, et autogr.)

(( Cette inscription dont les lettres ont 6 pouces serait sur une Pierre de 1 p*^ 11 p. au quarré dans la cave d'une maison rue de la Regratterie, quartier C, n° {sic). A la voûte de la même cave on voit un morceau de colonne cannelée et très gros {sic) :

« ^ • QVIR • INCO »

(Biblioth. de Poitiers, Inscript, et monum.)

« QVIR NCC

(( Ce fragment d'inscription, dont les lettres ont 6 pouces de haut, se trouve dans la portion de la galerie souterraine qui forme aujourd'hui l'une des caves de M"^ Bompierre, sous la maison qui fait le coin de la rue Regratterie avec la rue de la Petite-Roue. Ce qui reste de l'inscription donne à croire qu'elle portait en très beaux caractères, et de bonne époque, le mot quirites. Les autres lettres sont inexplicables. »

(Mangon de la Lande. Voir pl. xxxvi, fig. a.)

(( Dans les assises inférieures d'une tour [de l'enceinte galloromaine de Poitiers], visible au n° 9 de la rue des Carolus. »

(Ledain. Copie dessinée.)

Notre copie (voir pl. xlvi bis) :

QVIF NCO

Le moulage de ce fragment est au musée des Antiquaires de l'Ouest. Les lettres ont 0 m. 16 de hauteur; leur largeur de trait dépasse 0 m. 02. Elles ont évidemment fait partie de quelque inscription publique, peut-être même impériale, mais il est bien difficile de leur attribuer un sens.

Bibliographie : Biblioth. de Poitiers, Carton des inscript, et autographes, 2® hasse, n° 17. — Biblioth. de Poitiers, Inscript, et monum. — Mangon de la Lande, Mém. Ant. 0., t. ii, p. 351, et Allas, pl. viii, fig. a. — Ledain, p. 197 et pl. vu. — Ledain b, p. 12. — Coll. de dessins de la Soc. des Ant. de l'O., carton 1 (dessin de Mangon de la Lande, daté du 16 juin 1836).

« ... Un débris d'inscription, encastré dans le mur du jardin

[du lycée de Poitiers], doit provenir des fondations [de l'enceinte gallo-romaine]. » (Ledain. — Voir pl. xlvi, fig. a,)

« QV

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