‹ Epigraphie romaine du Poitou & de la SaintongeChapitre 8 sur 190 · GOS /// PP //M F · texte numérisé non relu

GOS /// PP //M F

// / [hnp(erator) Caes[ar), divi Hadriani fil[îu.i], divi Traianl Parihici nepos. divi] Nervae j)ronep{oi>) , T{itus] Ael(ius) Hadrian[us] Antoninus Au()[ustus), Pi[ii\s, '[)[ontifeof) m[aximus), tr[ibimicia) p{otestate) III^ co[n)s{uI) [III], p{ater] p{atriae) [Li]m[onum) [XI {f)], F[in{es)

L'empereur César Titus Aelius Hadrien Antonin, fils du divin Hadrien, petit-fils du divin Trajan-le-Parthique, arriére-petit-fils du divin Nerva; Auguste, pieux, grand pontife, revêtu de la puissance tribunice pour la G'' fois, consul pour la 3e fois, père de la patrie.

Poitiers à 11 (?) lieues, Ingrande à 5 (?) lieues (gauloises).

Bourignon ne donne que la copie du milliaire et lit aux deux dernières lignes :

(TÔS. III. P.P.

BiBLiOGRAPHiii : Bourifjnon a, p. 7. — Abbé LaJanne, p. 89, icopio dessinée, sans comment.)- — De Longuemar, p. 133, (sans comment.)

Les trois bornes que nous venons de décrire appartenaient à la môme voie. Elles ont été certainement déplacées, et le lieu de leur découverte n'est pas celui où elles avaient été érigées, mais il est facile de se rendre compte, par un simple calcul, que le déplacement subi par les deux premières n'a pas dû être très grand. On peut dire, avec certitude, que le milliaire depuis Limonwm se trouvait à peu de distance des ruines actuelles connues sous le nom de Vieux- Poitiers ; le IX° était dès lors à une lieue plus au sud et, à moins d'admettre un déplacement considérable que rien ne justifie, la seule restitution qui nous parait probable pour les distances inscrites sur le dernier milliaire, est celle que nous avons donnée plus haut.

Dans la Dlssertaiion sur le Vieux-Poiliers, qu'il fit paraître en 1786, Bourignon signale un autre milliaire d'Antonin provenant du même lieu que les précédents. Ni Siauve, ni Dufour, ni de la Lande, ni les autres épigrapliistes qui se sont occupés des inscriptions romaines du Poitou ne l'ont mentionné depuis; nous ne l'avons pas retrouvé nous même, et il est à craindre qu'il ne soit perdu.

Copie de Bourignon :

lANI.PAR

OS.DIVl.NEPi

UONEP.T.

DRIAN.A

NVS. A YG.

TR.P.rn GO

LIM

YI

La copie que donne Bourignon nous parait bonne, mais en en interprétant les dernières lignes :

a Limono milliarium sextum (ou sex Icugas), il commet très certainement une erreur. A moins de supposer, en effet, que le milliaire a subi un déplacement de quatre lieues, — puisque nous avons vu que la borne était au \ieux- Poitiers, — le chiffre Yl ne saurait se rapporter a Limonum.

(( Cette colonne milliaire, dit-il, a été transportée de Cenon à ce Ghatellerault, dans le jardin de M, Rivière, notaire, qui ^e.t

« prêté à mes recherches avec une honnêteté et une complaisance (( dont je ne saurais trop le remercier. »

La disposition typographique même que Bourignon donne à la copie qu'il produit, semble venir à l'appui de notre conjecture en faveur de Fines. Toutefois, un nouvel embarras se présente : Nous avons déjà le sixième milliaire depuis Ingrande, nous possédons également le septième, et si notre hypothèse est fondée, celui-ci ne pourrait recevoir que le numéro huit, correspondant à un déplacement de deux lieues.

Quoi qu'il en soit, nous proposerons, sous toutes réserves, la restitution ci-après :

imp. cacs. cUvi lîadr iani. fil. divi Tra lANI- ?Xl\ihici ne |)OS-DIVI- NERî;flc i^RONEP- ï- ael' ha DllIAN- antoni NVS.AVG- pins p. m.

TR-P-ÏÏT GOsmp. V.

LIM Fin.

viii Y m

[Imp{erator) Caes{ar) divi Iladynani fil(ius^ divi 2'ra]iani Part[hici nep\os, divi Ner[vae p>\yonepos, T(itm) [Ael{ius) Ha]drian{us) [Antoni] nus Augiiistus) Pius, p(oyitifexJ m[aximus]], tr{ibunicia) p{otestcUe]y III co(n)[sul III ^ piater) p{cUnae)\,

Lim(omim) [VIII; Finfes)] VI[II].

L'empereur César Titus Aelius Hadrien Antonin, fils du divin Hadrien, petit-fds du divin Trajan le Parthique, arrière-petit-fils du divin Nerva; Auguste, pieux, grand pontife, revêtu de la puissance tribunice pour la S*" fois, consul pour la 3« fois, père de la patrie.

Poitiers à 8 (?) lieues (gauloises) ; Ingrande à 8 (?) lieues.

Si la copie de Bourignon était entièrement acceptée comme exacte, la dernière ligne devrait être restituée d'une façon certaine :

lÂm[omim) vi ; [Fin{es) œ].

Bibliographie : Bourignon, a, p. 6.

Tous les milliaires d'Antonin, trouvés jusqu'ici dans la Vienne, sont identiques quant au texte et ne différent entre eux que par la division des lignes et les indications de distances. Les noms de l'empereur y sont au nominatif. Dans le midi de la France les milliaires du môme prince sont plus généralement datés de son 4e consulat, et ne donnent pas sa filiation adoptive. Les distances y sont exprimées en milles [millia passuum), et non en

lieiies {leugae), mais ce fait ne doit pas nous surprendre puisque contrairement au mode adopté dans le reste de la Gaule, la Narbonnaise comptait par milles romains (1).

Une particularité, qu'il n'est pas hors de propos de signaler , est relative à l'usage auquel les premières populations du Poitou ont employé les milliaires enlevés aux anciennes voies. Malgré leur forme demi cylindrique, à base parfois carrée, tous, ou presque tous, ont été creusés en tombeaux (2). Nous devons certainement à cela de les posséder après de longs siècles. Mieux que ne l'auraient fait les hommes, les nécropoles ont su nous les conserver.

Militaire de Consac.

Bourignon signale également, comme ayant été trouvé en Saintonge, un autre milliaire d'Antonin-le-Pieux perdu déjà à l'époque où il écrivait :

« Inscription milliaire qui se trouve dans les papiers de [feu] « l'abbé Brottier avec ce titre :

« In œclibus nohilis Clauclii Marini^ equilis apud Xantone, pa- (( rocliia de Consac, est liaec columna lapidea

n Voici de quelle manière je pense qu'il « faut restituer cette inscription :

Page 1