‹ Epigraphie romaine du Poitou & de la SaintongeChapitre 9 sur 190 · GOS III . P.P · texte numérisé non relu

GOS III . P.P

MED

(1) Avec ses incorrections, la Table Théodosienne indique de la façon suivante ce changement dans les unités de mesure : Lugdxine (mis pour Lugdunum) caput Galllar. tisi ic legas.

Siauve, p. 89 donne une bizarre explication de ce fait: On se servait « de tombeaux de pierre », dit-il, parce que « l'on conçoit que dans un temps où pres- « que toutes les habitations étaient construites en bois, lestailleurs de pierre étaient « plus rarement employés et l'on pouvait en conséquence appliquer leur industrie « à tailler des tombeaux à un prix très modéré » qui, dit-il ailleurs, « ne devait point surpasser celui d'une bière en bois >>. Il en conclut qu'on abandonna l'usage des tombeaux de pierre quand on commença à bâtir toutes les demeures.

Poncelin (p. 138 de sa Bibliothèque de'France), constate simplement que les Français, après leur parfait établissement dans les Gaules, substituèrent les tombeaux de pierre aux cercueils de bois parce que c'élail l'usage des Gaulois depuis leur conversion au christianisme.

(( Le nombre du milliaire manque. » Bûupjgnox. M. Audiat cite, dans son ouvrage, la copie de Bourignon qu'il traduit ainsi :

IMPeratori Gaesari HADRIani filio TRAIANI NEPOTI nErvae PRONEPOti HADRIANO AU Gusto PIO Pontifîci maximo TRibunitiae POTes tatis Iii MEDiolanura.

Après lavoir comparée à une inscription publiée par L. Renier et « conservée à la Bibliolbèque impériale, salle du Zodia- « que (l), » M. Audiat ajoute :

a Yoici, pour notre inscription, l'interprétation donnée par (( P. Rainguet. Au lieu de... [la lecture de Bourignon], il lit :

IMPERATORI G.ESARI 4DRIAN0 TRAJANI NEPOTI ejusdem PRONEPOTI AUGUSTO provUlente Paulus Cursor Tribunus potUus Uincris Mediolanensis.

<c Ce qui se traduit ainsi :

(( A l'empereur César Adrien, neveu de Trajan et petit-neveu (( du mémo, par les soins d'Adrien Auguste, I*aul Courier [on (( Coureur ou Cursor), tribun militaire, qui s'est rendu maître du « voyage de Saintes. ».

Avec M. Audiat nous reconnaisons que Rainguet a été bien mal inspiré le jour où il a trouvé l'interprétation qu'il a donnée, mais la lecture proposée par l'érudit président des Arcbives de Saintonge ne saurait nous satisfaire non plus et il nous parait évident que le meilleur commentaire du texte, trouvé parmi les ])apiers de l'abbé Brottier, sans indication de provenance a été donné encore par Bourignon.

Il est bien difficile sans doute de discuter une inscription dont on ne possède qu'une médiocre copie, mais il nous paraît toutefois probable que celle qui nous occupe doit être ainsi restituée et traduite :

IMP • Qmcs' divi HADRIaîu' fd' divi T RAI AN / Parthici NEpOTI divi Nervae PRONEPOti- T- Ad- HADRIANO Antonino AYG-Pio, Vint' max' TR-POT -I.. cos..p"p- MED

r c. 1. L. t. VIII. \m.

Imp[eratori) C[aes{ari], divi] Hadri[ani fil[io), divi] Traian[i Parthici] Ne[p]oti, divi Nervaé] pronepo[ti , T(itd) Ael(io)] Hadriano [Antonino], Aug{usto), P[i]o, po[ntiifici) max[imo)], triihwiicia] poties tate)... [co{n)s(uli )....] u.- \

Med(iolanum)

A lempereur César Titus Aelius Hadrien Antoiiin, fils du divin Hadrien, petit-fils du divin Trajan-le-Parthique, arrière-petit-fils du divin Nerva; Auguste, pieux, grand pontife, revêtu de la puissance tribunice pour la fois, consul pour la fois, père de la patrie.

Saintes à lieues; à .... lieues (gauloises).

Quant aux puissances tribunices à compléter, rien n'autorise à en marquer HI à moins que Ton n'ait sous les yeux un autre monument plus complet du mèaie empereur et de la même voie. Tout ce qu'il est permis de dire, c'est que la puissance tribunice était comprise entre II et Y (1), et que le milliaire est par suite postérieur à 139 et antérieur à 143.

Bibliographie : Bourignon, p. 48. — P. Rainguet, p. 254. — Audiat, p. 5 et suiv.

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