‹ Epigraphie romaine du Poitou & de la SaintongeChapitre 82 sur 190 · INSCRIPTION DE JULIUS MACER · texte numérisé non relu

INSCRIPTION DE JULIUS MACER

Musée de Saintes,

L'inscription que nous allons décrire a été découverte dans le courant du mois de juin 1887, presque en même temps que les deux dédicaces impériales que nous avons citées plus haut sous les numéros 32 et 33.

Dès le 4 juillet suivant, nous écrivions à son sujet ce qui suit:

(( Parmi toutes les inscriptions qui viennent d'être découvertes à Saintes, dans les fouilles que fait pratiquer M. le chanoine Julien-Laferrière, la plus importante est ainsi conçue :

■(( L \ LjiKJ ' i^\jri//iViJ^ //////! n.mi\\jï\.KJ /

SANT - DVPLICARIO • ALAE' AfECTORIGIAN//

STIPENDIS • EMERITIS * XXXII ' AERE * INCISSO * EVOCAT// GESATORVM * DC* RAETORVM ' CASTELLO * IRCAVIO * CLVP// CORONIS • AENVLIS ' AVREIS * DONATO ' A ' COMMILITON//

IVLIA- MATRONA- F-C IVL-PRIMVLVS- L-H-E-T//

« Les difficultés de la composition typographique ne nous permettant pas de donner dans le texte le /àc-simile de l'inscription même, voici quelles sont, pour chaque ligne, les remarques que nous croyons devoir faire (voir pl. x) :

(( Ligne 1. — Le point placé entre l'O et l'A se trouve en réalité dans l'O.

(( Ligne 2. — La lettre A du mot duplicario est gravée en plus petit caractère dans le C; même mot, le point final se trouve dans l'O; la lettre I qui suit le G a été gravée dans le G,

(( Ligne 3. — Le second I du mot stipendis a été gravé dans le D ; le second I du mot ùicisso a été gravé dans le C ; même mot, le point se trouve dans FO; dans le dernier mot l'O est en plus petit caractère, le C pénètre dans la panse de l'O, l'A est gravé dans le C.

(( Ligne 4. — Le D est barré transversalement ; l'A du mot castelio est gravé dans le C; même mot, le point final est dans rO ; pour les lettres suivantes, l'A est gravé dans le premier C, ri dans rO, le point se trouve dans TO, l'L est gravé dans le second C. .

(( La pierre a 1 m. 92 de long sur une largeur de 0 m. 57 à droite, 0 m. 635 à gauche; les lettres ont 0 m. 083 â la 2® ligne , 0 m. 070 à la 3^, 0 m. 060 aux deux suivantes , 0 m. 083 à la dernière. Celles de la première ligne sont incomplètes et devaient avoir près de 0 m. 10. Les T ont 091 â la 2^ ligne, 0 m. 083 à la 3"^, 0 m. 075 aux deux suivantes, 0 m. 091 à la dernière.

(( En dehors de la première ligne, qu'il nous est bien difficile de restituer entièrement, nous lisons ce texte :

(( C{aio) Julio Agi [f{ilio), Voltini]a (?) (tribu), Macro,

Sant{oni), duplicario alae Atectorigiana\e\, stipendis emeritis XXXII , aere incisso, evocat[o] gesatorum (alae) D C Rœtoruni Castelio Ircavio, clup[eo\, coronis, aenulis aureis donato a commiliton\ihus\ Julia matrona J\ilia), C(aius) Jul{ius) Primulus l{ibertus), heredes, e(x) t{estamento) [fec{erunt)]. »

Depuis cette époque, nous avons appris, par une lettre de M. le chanoine Julien-Laferrière datée du 6 avril 1888^ qu'il avait été découvert quelques autres fragments dont on n'avait pas songé tout d'abord à tirer parti, mais dont la juxtaposition permettrait de compléter la fin des lignes de Tinscription que nous venons de citer.

De sorte qu'il serait aujourd'hui possible de lire et de traduire en toute certitude :

ClV JLlU* /^or^j^/// / / /// /^iVi/\o ix ^\

SAnT* DVPLIGARIO ' ALAE * aTegToRIGIANA

sTiPENDIS • EMERiTlS * XXXU * AERE * INCISSO * EVOCAT ^ O GESAToRVM • DC • RAeToRVM • CASTeLLO • IRCAVIO • CLVP^EO CORONIS • AENVLIS * AVREIS * DONATo * A * COMMILiTON UB

IVLIA * MaI'rONA • F • g • I VL • PRIM VL VS * L * H ' E * T ^

C[aio) Julio Arje[....f(ilio) ]a [tribu), Macro, Sanl[oni), duplicario

alae Ateclorifjiaiiae, stipendis emeritis XXXII ^ aere incisso , evocalo g{a)esalorur)i, [nlae) D C Raetorum Castelio Ircavio^ clupeo, coronis^

aenulis aureis donato a commiliLonlb[us). Julia Matrona f{ilia)j Ciaius) Jul[ius] Primulus l[ibertus), lieredes, e[x) t{eslamento).

A Caius Julius Macer, fils de de la tribu a, né à Saintes,

soldat à double solde de l'aile [appelée) Atectorigiana, congédié après 32 ans de services, inscrit sur les tables publiques, vétéran des Gésates, [de l'aile] des 600 Rètes [stationnés] à Castellum Ircavium, auquel ses compagnons d'armes ont offert un bouclier, des couronnes et des anneaux d'or.

Le soldat IMacer, dont nous avons ainsi l'épitaphe, jouissait

du droit de cité romaine c[ue son père Age (1), peut-être

Age\dUlus], ne paraît pas avoir possédé. S'il en était autrement, il y a tout lieu de croire, — bien que la filiation ne s'exprimât pas ainsi chez les Romains proprement dits, — que la fille et l'affranchi de Caius Julius Macer n'auraient pas manqué de nous le faire connaître en faisant graver sur la tombe de leur père et de leur patron, non pas ces simples mots : Agé..., /ilio, mais bien plutôt — comme le fit d'ailleurs pour lui-même un autre Santon, — cette phrase beaucoup plus significative: C. Juin Age Jîlio (2).

L'inscription de Saintes nous indique encore que notre personnage avait été duplicarius^ c'est-à dire soldat à double solde de l'aile Atectorigiana. On sait que dans l'armée romaine les contingents fournis par les alliés étaient placés sur les flancs. A cette position extrême, ou ala, ils couvraient le centre de l'ordre de bataille, uniquement composé de citoyens romains (3). Ce terme s'employait aussi pour clésigner un corps de cavalerie de 300 hommes et au-dessus qui paraît avoir été recruté de la même façon (4).

Le nom à! Atectorigiana ne s'était pas encore rencontré sous cette forme (5). 11 dérive, à n'en pas douter, du nom gaulois Atectorix, que nous font connaître certaines monnaies plus particulièrement découvertes dans le Poitou , — ce qui tendrait à faire supposer qu'elles ont été frappées dans cette partie de la Gaule, et que le chef gaulois qu'elles nous indiquent était de nationalité piétonne (6).

(1) G. I. L., II, 445G. avec un commentaire, et vu, 133G, 24. — Cf. la liste des noms gaulois tirés des inscriptions, publiée dans la Revue ceUiqtie, 1887, pp. 153 et suiv., et le complément qu'en donne actuellement M. l'abbé Thedenat {Ibid., 1887, p. 180).

(2) Cf. à ce sujet l'inscription que nous avons citée plus haut sous le u9 30.

(3) Veget., Mil. 2, 14.

(4) Gincius np. Gell. xvi, 4, 4.

(5) Une inscription de Tomes (aujourd'hui Kustendjé) fait connaître une ala I Aleclorum qui ne diffère probablement pas de Vala Atectorigiana. (Cf. G. I. L., t. ni, no 6154 )

(6) Hucher, L'art gaulois d'après les médailles. Le Mans, 1873, in-8°, p. 141.

Ce nom d'Atectorix se retrouve encore sur un monument funéraire de Néris-les-Bains, que possède aujourd'hui le musée de Cluny (1).

D'après Tacite (2) et Dion Cassius (3), le temps de service imposé par la loi romaine était de vingt ans pour les légionnaires et de seize ans pour les prétoriens. Il est vrai de dire que cette durée de service fut souvent dépassée, non seulement sous la République, — et par suite de certaines circonstances particulières, — mais encore et surtout sous les empereurs, d'autant plus facilement disposés à prendre cette mesure que les pensions militaires étaient payées par eux.

Tous les soldats congédiés recevaient un diplôme dont la formule ne changeait guère (4). Leurs noms étaient inscrits à Rome^ sur des plaques de bronze disposées contre les murs, à l'intérieur du temple de Minerve. C'est de là que provient d'ailleurs la formule ae?'e mcisso.

Les evocati n'étaient autres que des militaires congédiés^ temporairement rappelés à l'activité sur l'ordre des consuls ou des gouverneurs des provinces.

Anthony Rich, et plusieurs autres auteurs avec lui, ont cru qu'ils recevaient alors le grade de centurion, dont il se peut qu'ils aient porté le costume, mais cette hypothèse ne nous paraît rien moins que démontrée, et nous en verrions une preuve en ce simple fait que la légion eût ainsi compté beaucoup trop d'officiers; cependant nous admettrions assez volontiers que les

(1) R. Mowal, Découverte d'une inscri'plioji gauloise à Paris. (Extrait de la Revue arch.), Paris, 1878, in-8«. — Stokes, Ikv. cell., 1881, p. 116.

(2) Annales, 1. i, ch. 78.

(3) Liv. Lv, ch. 23.

(-4) Ces diplômes étaient généralement formés par deux tablettes métalliques pouvant se rabattre l'une sur l'autre. A titre d'exemple, il nous paraît intéressant de reproduire ici le conteini de l'un d'eux. Les noms qui sont placés en tête sont ceux des soldats qui ont été libérés le môme jour :

« Q. Pompn Homeri , G, Papi Eusebetis , T. Flavi Secundi, P. Gauli Vilnlis,

Imperator Gaesar, divi Nervae fiiius, Nerva Traianus Auguslus, Ger-

manicus, Dacicus, poniifex maximus, Iribunicia poleslnte VII, imperalor IV, pater pairiae, consul V, equitibus et pHlitibus qui militnnl in alis qualtuor et cohorlibus decem et una, quae appellantur I Thracum et I Pannonioruin Tampiana, et II Gallorum Sebosiana, et IJispanorum Vettoiium civium Homanorum,

et 1 Hispaniorum et sunt in Britannia svb L. Neratio Marcello , qui

quina et vicena plurave stipendia meruerunl, quorum nomina subscripta sunt, ipsis, liberis posterisque eorum civitatem dédit et conubium cum uxoribiis, quas tune habuissent cum est civilas vis data, nul, si qui caelibes essenl, cum iis (juas postca duxissenl, dum taxât singuli singulas, ante diem xiiii kalendas Februarias Man. Laberio Maximo II , Q. Glisio Alilio Agricola II. consulihns (19 janvier 104) Alae I Pannoniorum Tampianae , cui praest G. Valerius Celsus. Decurioni, Hoburro , Severi filio , hispano. Descriplum et recignitum ex tabula aenea (ou aereo), quae fixa est Homae, in muro post templum divi Augusti ad Minervam.)) — Léon Renier, Diplômes militaires, Paris, 187G, in-4°, l""» livraison, p. 99. — ' Henzen, n» bM%.

evocati devaient former une classe à part, ne participant pas sans doute aux travaux des camps, et fournissant peut-être aux milices provinciales, sinon la totalité, du moins la majeure partie de leurs officiers (1).

Nous avons du reste la preuve absolue que tous les soldats rappelés à l'activité ne recevaient même pas , — du moins en Italie et sous la République, — le grade dont ils étaient pourvus au moment de leur liljération, et que par suite l'attribution d'un grade supérieur ne pouvait pas être le résultat d'une loi.

Lorsque les consuls Crassus et Licinius eurent â former les légions qui devaient marcher contre les barbares, beaucoup de vétérans, sans distinction de grade , furent enrôlés comme simples soldats. Cette mesure ne pouvait que soulever des protestations violentes. Vingt-trois anciens primipiles refusèrent de reprendre les armes et en appelèrent aux Comices qui ne leur reconnurent aucun droit. Pour calmer leur colère, et surtout peut-être pour éviter à sa patrie les conséquences toujours désastreuses de l'indiscipline, l'un de ces primipiles, Ligustinus, tint à ses collègues un admirable discours que nous ne pouvons nous empêcher de reproduire, non pas dans l'intérêt même de notre texte, — bien qu'il contienne l'énumération des récompenses que pouvait obtenir un soldat, — mais parce que de telles paroles ne sauraient jamais être trop entendues.

Après avoir fait ressortir qu'il était déjà vieux, marié et père de huit enfants dont quatre se trouvaient en état de combattre, Ligustinus s'écriait :

« En très peu d'années j'ai été quatre fois primipile, j'ai reçu de mes généraux trente-quatre prix de bravoure , il m'a été remis dix couronnes civiques, j'ai servi mou pays pendant vingt-deux ans et j'ai dépassé l'âge des appels, mais quand bien même je n'aurais pas servi tout le temps voulu, quand bien môme mon âge ne serait plus une raison suffisante pour me dispenser de combattre encore, puisque je puis fournir quatre soldats à ma place, j'aurais le droit de réclamer le repos. Et cependant je n'en ferai rien tant que les chefs qui sont chargés de recruter les légions en décideront autrement. Tant que je me sentirai assez de force pour poi'ter les armes, je ne les remettrai pas en d'autres mains, et laissant aux tribuns militaires le soin de juger de quel grade ils me croient digne , je combattrai toujours de telle sorte que personne ne sera plus brave que moi.

« Telle a toujours été d'ailleurs ma règle de conduite, j'en prends à témoin tous ceux qui m'ont connu, et c'est pour cela que je puis vous dire: Ci'oyez-moi bien, mes vieux camarades, tous les postes sont honorables quand on se bat pour son pays ! » (2)

(1) Sur le recrutement des officiers dans l'armée romaine, cf. S. Reinach, Man. de philol. class., t. i, p. 330.

(2) Tite-Livô, 1. xui, ch. 32.

Les gaesati devaient leur nom à l'armement spécial dont ils faisaient usage. Cet armement était constitué par deux javelines en fer massif d'une nature toute particulière, qui portaient le nom de gaesum (1), étaient d'origine celtique, et ne différaient probablement pas de la gaesa cdpina que les Gaulois qui prirent Rome lançaient contre leurs ennemis (2).

L'origine des Gesates est assez incertaine. Il se pourrait cependant, sans qu'on puisse l'affirmer, que les premiers d'entre eux eussent été tirés de la Rétie , dont le territoire s'étendait sur les deux versants des Alpes, depuis le mont Saint-Gothard jusqu'au mont Terglou , couvrant ainsi la majeure partie des bassins du Danube, de l'Inn et du Pô (3).

Cette dénomination, toute locale d'abord, dut s'étendre plus tard. Quoi qu'il en soit, les premiers renseignements historiques que nous possédons sur les Gésates sont assez peu nombreux et nous paraissent assez curieux pour que nous n'hésitions pas à les consigner ici.

« La première guerre punique , qui avait duré vingt-quatre ans, venait à peine de finir, dit Plutarque, que les Romains virent naître une seconde guerre de la part des Gaulois.

(( La nation celtique des Insubres (4), établie au pied des montagnes de la Gaule cisalpine, — et déjà très puissante par elle-même, — avait encore appelé à son secours les peuples voisins, et en particulier ces Gaulois qui servaient comme mercenaires et portaient le nom de Gésates (5). »

Battus par Flaminius, — celui-là même qui devait perdre contre Annibal la fameuse bataille de la Trébie, — les Insubres et les Gésates firent des propositions de paix qui furent acceptées mais dont ils ne tinrent aucun compte. Trente ans après, trente mille Gésates, conduits par Aneroeste et Concolitan, vinrent renforcer les troupes insubres du roi Britomar (6) et se jetèrent avec elles surl'Etrurie (de 231 à 328). Des deux consuls qui furent envoyés contre eux, l'un, Atilius, fut tué dans le

(1) Properce, liv. iv, Eleg., xi, v. 42.

(2) Virgile. Jî^n., viii, v. 662. Sous une forme différente, le gèse était en^.ore en usage au xiii^ siècle. Boucher, dans son Histoire de Provence, a fait connaître un inventaire où il était question de gaesa saisies sur les Templiers par ordre d'un roi d'Arles.

(3) De très nombreuses monnaies, frappées par les Boïens deux ou trois cents ans avant l'ère chrétienne, portent au revers un cavalier galopant à droite et brandissant un javelot. Il se pourrait que cette représentation fût ceUe d'un gésate.

(4) Plutarque dit Ibères, mais il commet une erreur évidente. (Cf. Tite-Live, 1, XX, ch. 35 ) Les Insubres avaient leur capitale à Milan.

(5) Plutarque, Marcellus, § 3.

(6) Nous conservons au nom de ce chef l'orthographe que lui donne Plutarque, mais il serait, paraît-il, préférable de l'écrire Vidumar ou Veridomar.

combat, mais Concolitan fut pris par les Romains, et le second chef gésate dut se tuer pour ne pas subir le même sort (225) (1).

Trois ans plus tard, Britomar, qui avait pu s'échapper et réunir une seconde armée de dix mille Gésates, périt de la main même du consul Marcellus, dans le combat qu'il eut à soutenir sous les murs de Clastidium (2).

Plutarque ajoute encore que ce « roi des Gésates » portait une armure de toute pièce sur laquelle l'or, l'argent et la pourpre, en alternant avec les plus riches émaux, (( jetaient un aussi vif éclat que le feu même des éclairs ».

Pendant la seconde guerre punique, lorsque Annibal vint porter, ses armes en Italie, les armées carthaginoises comptèrent de nombreux détachements de Gésates qui ne furent pas les moins valeureux de leurs auxiliaires. C'est ainsi que nous pourrions expliquer peut-être l'empressement avec lequel les consuls firent entrer ces troupes dans les armées de la République, dès que la chute de Carthage eut partout rétabli rinfluence romaine que de nombreux revers avaient un instant ébranlée.

Vers l'an 150 de Jésus-Christ, des Gésates sont etaployés à la construction d'un tunnel en Mauritanie (3), sous les ordres d'ingénieurs qui provoquent entre eux et les autres soldats une émulation de travail — certamen operis, iniev classicos, milites et Gacsates (4).

A quelques années de la, c'est en Bretagne que nous retrouvons leurs traces. Avec l'aide des soldats de la cohors prima Vangionum, les Gacsad, qui stationnent à Habitancium^ élèvent une statue à l'empereur Caracalla et font graver leur nationalité même sur le piédestal de cette statue (5).

Sous le nom de Getati, il en est enfin fait mention dans le Traité sur les camps.

Polybe faisait dériver leur nom^ non pas — ce qui parait naturel — de leur armement particulier, mais de la solde même, ou gaesa, qu'ils auraient reçue comme mercenaires (6). Cette étymologic, implicitement adoptée par Wilmanns, ne nous parait pas acceptable.

(1) Plutarque, Marcellus, ^ vr, Polybe, liv. ii, 162 et 165.

(2) Etilre Milan et Plaisance.

(3) C. I. L., l, VIII, no 2728.

(4) Wilmanns a écrit à ce sujet: « Gaesates milites non esse et inde colligitur, quod lis opponiinlur classici milites, et quo i posiponuntur classicis, omnium mililum conlemptissimis. Mihi gaesates homines suat mercede onducti. Cf. Polyb., 2, 22. » (0: I. L., t. VIII, p. 323).

(5) G. L L., t. VII, 11° 1002.

(6) Polybe, 1. ii, '^^ 153.

Des récits de Plutarque il semblerait enfin résulter que les Gésates étaient moins des fantassins que des cavaliers. Non seulement les boucliers qu'ils portaient ne contredisent pas cette opinion, — puisque nous savons que les auxiliaires qui servaient dans la cavalerie romaine en faisaient usage, — mais encore l'épitaplie du Santon C, Julius Macer pourrait au besoin la confirmer.

La forme générale des boucliers romains ne peut guère servir à déterminer celle des boucliers gaulois. Ces derniers, dont Tumbo était beaucoup plus allongé , étaient creux â l'intérieur, et, le plus souvent, simplement formés par des peaux de bœuf superposées, ou même des branches d'osier tressées entre elles, que recouvraient ensuite des plaques de métal ou des peaux d'animaux tels que le renard ou le sanglier.

Les couronnes données comme récompense pour services rendus^ ou pour reconnaître publiquement la vertu de quelqu'un, étaient de différentes formes et portaient aussi différents noms. Les soldats pouvaient recevoir plus particulièrement Và couronne civique^ faite de feuilles de chêne avec les glands ; la couronne murale^ décorée de tours, et la couronne d'or, ornée de palissades. La première était offerte au soldat romain qui dans une bataille sauvait la vie d'un camarade. D'abord c'était ce dernier qui la remettait; plus tard ce fut l'empereur lui-même. La couronne murale était donnée au soldat qui escaladait le premier les remparts d'une ville assiégée. La couronne d'or^ que l'on connaît peu, était réservée à celui qui franchissait le premier les palissades d'un retranchement ennemi.

Les annuU furent d'abord fabriqués avec du fer. A Rome, les premiers magistrats et les chevahers pouvaient seuls posséder des anneaux d'or, mais outre que cette restriction était particulière aux citoyens romains^ il est constant que sous l'empire toutes les classes de la société purent en porter.

D'ailleurs, ainsi que l'a fait remarquer M. Mommsen (1), les anneaux d'or qui se rencontrent ici comme honneurs militaires, et dont on n'a trouvé la trace nulle autre part , ne peuvent être que sans rapport avec le droit de l'anneau tel qu'on le comprit plus tard.

Le Recueil de la Commission des arts de Saintes a fait paraître l'inscription de Julius Macer, dans son numéro du l/^'" octobre 1887. Sans être tout-à-fait exacte, la copie de cette inscription était assez acceptable; la lecture proposée l'était moins.

(( Une pierre, était-il dit dans le Recueil, a été trouvée ces jours derniers. Elle porte l'inscription suivante :

(l) Hermès, t. xxii, p. 550.

(( C • IVLIO • AGLOILI ' / / / / I ,' AMACRO / / SANT • DUPLICARIO * ALAE * ATECTORIGIAN / / STIPENDIS • EMERITIS * XXXII * AERE * INCISSO * EVOCAT/ GESATORUM * DC * RAETORUM * CASTELLO * IRCAVIO * CLUP// CORONIS AENVLIS AUREIS * DONATO ' A * COMMILITON * IULIA • MATRONA ' F ' C * IUL ' PRIMULVS * L * H * E * T *

(( Ce texte, qui mesure 1 m. 90 de long sur 0 m. 60 de haut^ peut être complété de la sorte :

« Caio • IVLIO • AGLOILIO ?///// AMACRO / /

SANTOnicO ' DUPLICARIO * ALAE * ATECTORIGIANae STIPENDIS • EMERITIS * XXXII * AERE * INCISSO * EVOCATO GESATORVM * Dlicif RAETORUM * CASTELLO * IRCAVIO * CLVP// CORONIS • AENVLIS * AVREIS * DONATO " A * COMMILITON i6aS

IVLIA* MATRONA' FiUa' caii' lYLti ' PRiMVLVS Luciusf Hcerecles Etus ' TÎtalum ' posuertmt. »

A la même date, la Revue de Saintonge et d' A unis produisait une lecture, à son tour, qui ne différait pas sensiblement de celle que nous avions donnée déjà.

' Depuis lors de nombreux savants se sont occupés du texte de Saintes, et l'empressement qu'ils ont mis à le faire s'explique assez d'ailleurs par l'importance même de ce .monument.

M. Mommsen s'en est servi dans son remarquable travail sur les milices provinciales romaines.

Se basant surtout sur la a situation de Vevocatus, qui appartient â l'ancien système », le savant allemand croit qu'il faut « en toute sûreté )> dater cette inscription de la période d'Auguste. Quoique cette date n'ait rien d'impossible, et malgré l'autorité qui s'attache au nom do M. Mommsen, nous ferons quelques réserves à ce sujet.

\Jala Atectoricjiana fut selon toute apparence, sinon le premier, du moins l'un des premiers corps gaulois régulièrement organisés qui se mirent au service de César (1). A l'origine, et à une époque qu'il est assez dilRcile de préciser, le gaulois Atectorix dut réunir autour de lui toute une quantité de jeunes hommes qui combattirent sans aucun scrupule leurs propres compatriotes , comme devaient le faire, dix-neuf siècles plus

(1) Nous ne tenons pas compte, bien entendu, d^is divers contingents fournis par les tril)us gauloises qui restèrent plus on moins longtemps fidèles aux Romains. Il est ù présumer (pie ces contingents ne reçurent pas d'organisation spéciale et ne survécurent })as à la conquête.

Si Caius Julius Macer fit partie de cette première levée de Gaulois, il n'est guère possible en effet d'admettre^ — à moins de lui supposer un âge fort avancé, — qu'il pût vivre encore à la fin du règne d'Auguste. L'opinion de M. Mommsen devient alors indiscutable, mais jusque-là il ne nous paraît pas absolument certain qu'il en soit ainsi.

Or si notre soldat santon avait bien servi sous les ordres d'Atectorix, s'il tenait de César lui-même les noms de Caius Julius, que nous fait connaître son épitaplie, nous lui trouverions un cognomen gaulois, et non pas celui purement romain

(l) Dessin de M. de la Morinière, sous-lieutenant au 155® régiment d'Infanterie, d'après les découvertes qui ont été faites dans les tombeaux gaulois de la Marne.

de Macer, qui ne peut lui avoir été donné qu'à une époque où les dénominations romaines commençaient à prévaloir déjà.

D'ailleurs, Vala Atectorigiana ne disparut pas avec les circonstances qui en avaient amené la création. L'inscription de Tomes, dont nous avons parlé plus haut, nous prouve qu'elle existait encore sous le règne de Sévère- Alexandre, et par suite il nous paraît vraisemblable d'admettre qu'elle reçut une organisation plus forte après la pacification des Gaules, et revêtit alors le caractère permanent que nous lui trouvons plus tard (1).

Il se pourrait dès lors que le gaulois Macer fût entré comme simple soldat dans Vala Atectorigiana, qu'il y eût acquis le rang de duplicarias^ et qu'Auguste, pour le récompenser de ses services, lui eût accordé le droit de cité romaine en même temps que V ho nés ta niissio.

Rappelé plus tard, C. Julius Macer serait entré dans les milices provinciales, — peut-être avec un commandement que son épitaplie n'indique pas ; — aurait fait partie du corps des six cents Gésates , qui se trouvait sans doute sur les bords du Danube, au CastelUun Ircavium^ dont l'identification nous échappe ; puis , comblé d'honneurs , serait venu mourir dans sa patrie, pendant les dernières années du règne de Tibère, après avoir été libéré pour la seconde fois vers la fin du règne d'Auguste.

Si nous admettions, pour fixer les idées, que C. Julius Macer vint au monde douze ans après la prise d'Alésia, c'est-à-dire vers l'an 40 avant Jésus-Christ, et prit les armes à l'âge ordinaire de dix-huit ans, nous lui trouverions trente-deux ans de services en l'an 10 de Jésus-Christ, soit environ quatre ans avant la mort d'Auguste. A la mort de Tibère il eût eu quatre-vingtun ans, mais il faut bien remarquer, — quoique cet âge n'ait encore rien d'excessif , — que tout en restant dans la possibilité des faits nous aurions pu rapprocher de nous la date de la naissance que nous avons choisie.

Nous ajouterons que notre hypothèse ne se trouverait nullement en désaccord avec cette opinion de M. Mommsen , que la situation de Vevocatus ne dépassa pas la période d'Auguste, bien qu'une inscription, datée du règne de Domitien (2), nous paraisse au moins prouver qu'elle se continua pendant tout le premier siècle de notre ère.

(1) Tels encore les goums, donl nous avons parlé plus haut, qui jouirent pendant un certain temps d'une indépendance relative, puis reçurent une organisation solide, et devinrent nos régiments de spahis.

(2) Celte inscription, qui n'est pas sans présenter au point de vue lapidaire de très grandes analogies avec l'inscription de Saintes, a été découverte près de Genève, en 1805. Elle est relative à un centurion de Nerva qui avait été préalablement « evocalus Augusli Domitiano xim consule ». (Cf. C. 1. L., t. xii, n9

Après avoir énuméré les différents cas où la forme de la légion et de ses auxilia (ailes ou cohortes), n'a pas été employée comme mode de groupement des troupes pendant les trois premiers siècles de notre ère, M. Mommsen s'exprime ainsi dans le travail dont nous avons parlé déjà :

(( L'ordre de bataille adopté^ en 137, contre les Alains par le gouverneur de la Cappadoce, Arrien, ne parlait pas seulement des légions, des ailes et des cohortes , mais encore du nv^i/.o^x'-'^'^^ qui était placé sous le commandement de l'un des officiers employés auprès des auxiliaires. Ce crupp-axexèv était formé de trois divisions : les petits Arméniens , les Trapezuntiens et les contingents colchiques des bords du^Rhizios

(( De la comparaison de cet ordre de bataille avec le Traité sur la Castramé talion , il ressort de la façon la plus évidente que les milices provinciales formaient un troisième groupe de l'armée à côté des légions et des auxilia. Les deux documents donnent même la désignation technique, celui-ci le crufxpa;)^ixôv, celui-là les symmacharii, et il est probable que ce terme n'aura été créé que pour distinguer les milices d'avec les auxilia.

« Tacite désigne les milices sous le nom à' auxilia provincialum, par opposition ciiix auxilia legionum, et l'inscription de

Tomes les appelle : (tô) aT/jaTiwnxôv [raç) STrra^/eiaç.

(( Bien que les documents que nous possédons sur ce sujet ne soient pas complets, — ils ne sauraient l'être, — et ne nous autorisent pas à limiter l'étendue de l'institution , il me semble cependant qu'ils démontrent, avec certitude, que les milices n'ont pas existé sur tout l'empire, mais ont été restreintes à une partie relativement petite des territoires assujettis où leur organisation a dû posséder un caractère permanent. Cela résulte clairement d'ailleurs du rapport d' Arrien sur la Cappadoce. Dans ce rapport, nous voyons les milices provinciales rigoureusement séparées, d'une part des troupes d'empire^ d'autre part des contingents de la grande Arménie^ qui était un état client des Romains. Elles sont restreintes aux territoires de la petite Arménie et du Pont de Cappadoce, alors qu'il n'en est pas question pour ceux de la Cappadoce proprement dite, du Pont de Palemone et du Pont de Galatie , et si nous embrassons d'un seul coup d'oeil tout cet ensemble, nous remarquons que non seulement toutes les provinces sénatoriales manquent dans rénumération qui est faite, mais aussi celles des provinces impériales dont la civilisation était plus ancienne et plus forte par conséquent. Le besoin de défendre le pays a manifestement contribué à la création des milices. Les Helvètes, avant la • conquête transrhénane, pendant la période flavienne , les habitants de la petite Arménie, les Palmyréniens, ne pouvaient absolument pas, pour la défense de leur sol, s'adresser aux troupes

d'empire en garnison chez eux. De même, sur le versant nord des Alpes, en Espagne, en Bretagne et en Dacie, les provinciaux étaient souvent obligés de prendre des mesures contre les incursions des peuplades insoumises des montagnes. Les différences administratives paraissent aussi avoir été prises en considération. Les anciens royaumes, qui étant passés sous la domination romaine étaient plus soumis encore à la volonté sans limite des empereurs que les provinces placées sous son administration, reçurent, — à l'exception de l'Egypte uniquement occupée par des légions, — des garnisons dont l'infériorité numérique était compensée , — à ce qu'il paraît , — par des milices provinciales nombreuses.

(( C'était surtout là le cas , non seulement de la Rétie, qui se trouvait être après l'Egypte la plus importante des provinces gouvernées par des procurateurs , mais encore du Norique , des territoires des Alpes et de la Cappadoce....

« Mais si la comparaison des différents éléments de l'armée de Cappadoce en 137 , et de la Notilca cUgnitattun , nous démontre que les milices ne comptaient pas comme troupes d'empire, — les légions, les ailes et les cohortes sont essentiellement les mêmes dans les deux documents, mais les milices figurent seules dans le premier, en raison même de ce que je viens de dire, — l'instruction militaire et la continuité de service ne peuvent cependant pas avoir manqué à ces troupes qui étaient susceptibles d'être subitement appelées à l'activité. Ce n'est pas sans raison que les miliciens de la Rétie « s'appelaient porteurs de piques », et que Tacite les qualifie de soldats instruits. Semblables à nos régiments territoriaux , il se peut que ces soldats provinciaux aient été partiellement convoqués à différentes époques pour faire des périodes d'exercice ou pour participer à quelque service actif. Mais indépendamment de ces troupes, les Helvètes entretenaient d'une façon permanente , au moins dans une de leurs citadelles , une garnison régulière de miliciens, et il me paraît probable que les six cents Gésates Rètes qui, sous le règne d'Auguste, tenaient garnison au Castellum Ircaoium^ doivent être considérés comme en faisant partie.

(( Ces miliciens recevaient leur salaire des cités qui les employaient, et il devait en être de même de toutes les milices provinciales, aussi longtemps du moins ^ — ce qui était le cas général , — qu'elles n'étaient pas obligées de s'équiper et de combattre à leurs propres frais

« Autant que nous puissions en juger, les milices étaient ordinairement organisées en corps d'infanterie et de cavalerie analogues peut-être aux ailes et aux cohortes, mais avec des* effectifs moins forts. Dans les exemples déjà reconnus, ces effectifs varient de trois cents à neuf cents hommes^ et les si:^

cents Rètes de l'inscription de Saintes sont compris entre ces limites.

(( Le service local est donc la différence essentielle qu'il

y a d'abord entre les troupes des milices et celles de l'empire. Jusqu'à la fin du règne d'Hadrien, les anciens documents nous les montrent comme uniquement affectées à la garde des provinces auxquelles elles appartiennent, et ce qui caractérisera plus tard la dégénérescence des institutions militaires romaines, c'est que les milices provinciales seront de plus en plus détournées de leur véritable rôle pour passer au service de l'Etat.

« Le plus vieil exemple que nous connaissions de l'emploi des Gaesati concurremment avec les troupes actives, est celui de la reconstruction du tunnel de Saldae, en Numidie, à l'époque d'Antonin le Pieux. Il s'ensuit peut-être que les milices rétiques commencèrent alors à être levées et expatriées , mais on ne s'en tint pas là, et le Traité sur la Castramétation nous fait connaître que dans la seconde moitié du troisième siècle, les milices étaient directement placées sous les ordres de Tempereur. Alors les Symmacharii, les Gaesati^ les Daces, les Bretons^ les Cantabres, les Palmyréniens occupent une très grande place dans Tarmée. Or il ne pouvait en être ainsi sans que les miliciens des provinces fussent changés de fait en soldats d'empire. Pour celles-là comme pour celles-ci, la solde devait être la même et le commandement commun.

(( Toutefois, comme je l'ai exposé plus haut l'accès des troupes provinciales dans l'armée d'empire a été un changement dans le système. Celle-ci avait mélangé toutes les nationalités dans ses ailes et dans ses cohortes , et peut-être intentionnellement préparé leur égaUsation. Mais bien que servant en Afrique, les Palmyréniens du numerus restaient Palmyréniens; ils conservaient leur culte nartional et leur langue particulière et devaient être exclusivement recrutés dans leur pays.

(( Contre la bourgeoisie sans valeur et sans marque de l'empire commençait déjà sur ce terrain le contre-courant des nationalités. »

Après M. Momm.sen , MM. R. Cagnat et Allmer ont encore publié l'épitaphe de Julius Macer. M. Cagnat restitue à la dernière ligne le mot \p{osuerunt] qui ne semble pas avoir jamais été gravé, et croit , en raison du peu d'espace dont on dispose sur la pierre, que le nom Voltùiia ne peut pas convenir , bien que diverses inscriptions nous aient fait connaître que plusieurs habitants de Saintes étaient sûrement inscrits dans cette tribu. Si le nom de tribu Fabia que propose M. Cagnat était accepté^ — ce que nous ne croyons pas cependant devoir faire, — il en résulterait , — puisque C. Julius Macer était sûrement d'origine

-santone, — que tous les Santons n'étaient pas inscrits dans la même tribu.

(( Après trente-deux ans de service, a dit d'autre part M. Allmer, [le soldat santon C. Julius Macer] avait été compris dans un décret de libération dont l'original, gravé sur une table de bronze, était affiché publiquement au mur d'un temple de Rome, ainsi que cela se pratiquait et qu'on le voit sur les diplômes du même genre qui nous restent. (Renier, Recueil de diplômes militaires. [Paris, in-4°], 1876; Mommsen, Corpus ^ III, pp. 844 et suiv.)

(( Ces décrets, qui émanaient des empereurs, accordaient ordinairement aux soldats qu'ils concernaient la légitimation de leurs mariages et le droit de cité romaine pour eux-mêmes, leurs femmes et leurs enfants, et c'est vraisemblablement de cette manière que Julius Macer sera devenu citoyen romain...»

Nous avons déjà dit ce que nous pensions à ce sujet.

Bibliographie : E[niile) E[spérandieu) , Journal le Mellois, n"" 1766 et 1772 (10 et 31 juillet 1887).— Le Temps, du 11 juillet 1887. — Em. Espérandieu, Note sur les inscript, rom. récemment découvertes à Saintes (tirage à part du Mellois), pp. 13 et suiv. — [Xambeu?] Rec. Com. arts, t. ix, 1887, p. 176. — Mommsen, Les milices provinciales romaines, (dans Hermès, t. xxii, p. 547) et Korrespondenzblatt der Westd. Zeitschrift, t. vi, p. 205. — Em. Espérandieu, Revue poitevine et saint., t. iv, pp. 160 et 174, et t. v, pp. 58 et 85. — Revue celtique, cet. 1887, p. 137. — [Audiat], Revue de Saint, et d'Aunis, t. vu, 1887, p. 349, et t. VIII, 1888, p. 26. — Bunnel-Lewis, Archœological-Journal, t. XLiv, 1887, p. 164. Hild, Rull. de la faculté des lettres de Poitiers, 1887, pp. 293 et 390. - Héron de Villefosse, Acad., 1887, p. 307. — Em. Espérandieu, Bull. Ant. 0., 1888, p. 443. — Rec, Com. arts, t. ix, 1888, pp. 267 et 268. — R. Gagnât, Sur quelques inscriptions de Saintes, (dans la Revue celtique, 1888, p. 78, tiré à part). — Audiat, Catalogue n^ 12, p. 33. — Allmer, Rev. épigr., n° 48, 1888, p. 341. — R. Gagnât, Rev. archéol., t. xi, 1888, p. 287.— Chronachetta mensile di archeologia, Rome, 1888, n° 4, p. 49.

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