ÉPITAPHE DE Q. JULIUS CETRUS
Inscription perdue de Saintes.
<( Il est souvent arrivé qu'une inscription isolée, une médaille antique^ ont servi à fixer les idées sur un point douteux de l'histoire.... Cette raison m'engage à vous faire parvenir une inscription romaine, trouvée sur le couvercle d'un cercueil de
pierre nouvellement déterré à Briou, mais, contre l'usage ordinaire, sur la partie intérieure du couvercle (1) :
Q IVLIVS Q FILIUS TERCETrUS DOMO ARELAT MIL COH XIIX VOL H S E
(( Je la lis ainsi : Quintus IVLIVS Quinti FILIUS TERCE- TRUS DOMO ARELATe/zs? MILes COYiortis XIIX (duodevigesimae) YOl^antariorum. H?c ^itus Y^st.
(( Le mot 7>rce^7"as m'est inconnu. » Lettre de J. C[HAyDRUc] d[eJ C[razannes] (?) à Jouyneau Desloges, directeur des Affiches du Poitou (1784).
« Sarcophage de Briou, haut de 21 poulces sur 6 pieds faible de long et 20 poulces de large :
Q IVLIVS Q FILIVS TERCETrVS
DOAMO ARELAT (A et M liés,) MIL COH XIIX VOL
H S E » (de Beaumesnil.)
Le Recueil manuscrit de Beaumesnil contient, en outre, à la page 104, une deuxième copie au crayon qui paraît postérieure à la précédente dont elle diffère sensiblement :
« Q IVLIVS
Q FTERCKÏRY (TeiE) T et R liés,) DOMO ARELAT MIL LEG XVIII VOL
« Une inscription sépulcrale, en beaux caractères romains, se voit sur une pierre longue, actuellement placée dans le pavé de la cour du prieuré de Briou. » (Bourignon.)
« Malgré le silence [des historiens] sur la station de Brigio-
(l) Ce qui tendrait à prouver que le cippe de l'époque romaine avait servi plus lard de couvercle à quelque sarcophage peut-être mérovingien, mais ne prouverait en aucune façon qu'il existait une corrélation certaine entre le nom gravé sur le couvercle et le personnage inhumé dans le sarcophage.
sum (Brioux), il y a apparence qu'elle existait longtemps avant Théodose , sous l'empire duquel a été faite la carte qui en parle (1). Une inscription sépulcrale en beaux caractères romains, qui se voit sur une pierre longue, actuellement encastrée dans le pavé de la cour du prieuré de Briou en est la preuve Voici l'explication [de cette inscription], telle qu'elle m'a été communiquée par le prieur de Briou :
QVINTVS IVLIVS . Q . F . TER . CETRVS . DOMO . ARELAT . MILES . LEG . XVIII . VOL . H . S . E .
(( Quintus Julius, Quinti Jilius , Terentinâ (tribu), Cetrus^ domo ArelatGj miles legionis duodevigesimae voluntariorumy hic situs est.
« Le nom de Cetrus est évidemment celtique. Cetra, en celte veut dire un petit bouclier ... et ce surnom expressif, annonce que le Gaulois [Julius] était né au milieu des armes. »
(BOURIGNON a.)
« A l'époque de la Révolution on remarquait [à Brioux], dans le pavé de la cour du prieuré, une mensa, pierre sépulcrale^ sur laquelle on lisait l'inscription suivante :
« QVINTVS IVLIVS Q F TER CETRVS DOMO AREL MILES LEG XVIII VOL
H S E ». (DuFOUR.)
<( Brioux était un lieu de repos, et plus d'une fois les légions romaines y laissèrent des malades et des morts (2). Avant la Révolution, l'archéologue pouvait visiter avec intérêt la cour de l'ancien prieuré où on lisait sur une large pierre :