I • GAL • AN • LI • M • VI • MIL • ANN • XXV
M • CARNEOLVS -P-OE-M.P-P-I'ET-S-A-D
Ce qui pourrait s'interpréter :
D{ils] mianibus) et m[emoriae) L[ucii) Carneoli, {centurionis) k[ohortis) I Gal(lorum)., {vlxU) an{nls) LI m{ensibus) VI, mU{itaint) ann[is) XXV. M[arcus) Carneolus, p{atri], o[b) e{ius) m[erila), p{ecunia) 2j{ropria) i{nstituil,{[)?) et s{ub) a{scia) d{edicavU).
Aux dieux mânes et à la mémoire de Lucius Carneolus, centurion de la première cohorte des Gaulois, mort à l'âge de 51 ans 6 mois, après 25 ans de services. En souvenir des vei'tus de son père , Marcus Carneolus a fait, de ses propres deniers, construire ce tombeau qu'il a dédié sous l'ascia.
« D'après [la leçon de Bourignon], il faudrait, selon nous, a dit M. Musset, inter])réter : p> K • I • GAL * par : centurion de la première cohorte de la légion gauloise, car cette légion n'était pas la première, mais la septième ».
(1) Ou peut-être aussi : p{ienlissimo} p{oni) j{ussit).
Nous ne sommes pas entièrement de cet avis, d'autant plus (|u'i! est pai'faitoniojit avéré que les milices provinciales, dont les Gaulois fuient du nomhic, eurent toujours, aux premiers temps de rEnj])ire , une oi'ganisation tout :i fait indépendante de celle des légions romaines proprement dites.
Il semblerait ré&ulter des découvertes qui ont été faites, qu'il y eût au moins quatre cohortes gauloises qui portèrent le n° I. Nous ajouterons même, a ce sujet, cpie tous les miliciens de ces cohortes paraissent avoir été surtout recrutés sui" le territoire de la Lyonnaise :
« Gallorum alas cohorlesiiue retluh . Luirdunensem pollssimum provinciam , — a dit M. Moiiimsen, — (|uoniam Narbonensis auxilia nulla dare potuit, Aquilania sua lial)et , in Bel.udca secundum rivitates dilectus faclus est, (luaiiiquaiii certe in alis nuncujiandis vei'isimile est magis de ti-ibus Galliis cogitatuui esse quam de sola Lugdun en sis » (1).
L'ascia s'est souvent rencontrée sur les monuments funéraires de l'ancienne Aquitaine seconde, mais beaucoup plus généralement sous la forme même de l'instrument, que sous celle de la formule d'usage.
Bibliographie : Georges Musset, Paysa/jcs et moniim. dit Poiion, 114° livr., (Aulnay), p. 14.
(l) Mommseii, Ephnntris, t. V , ]>. 172.