III ) N I O
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Les lettres ont 0 m. 16 de haut. Elles sont fort belles et très profondément gravées. Si nous devons en juger par ce qui nous en reste encore, celles de la dernière ligne étaient un peu plus petites que les autres, et ne dépassaient guère 0 m. 12.
Le fragment lui-même a dans sa plus grande largeur 0 m. 84 et dans sa hauteur moyenne 0 m. 64. Il est bien difficile de le restituer avec quelque certitude, mais nous ferons remarquer toutefois que les lettres IS ne nous indiquent pas forcément le génitif du nom « dont on trouve la forme dative à la première ligne ». Le prénom, ou plus rarement le surnom du père, par le génitif duquel s'exprimait la filiation, n'était pas toujours celui du fils, et d'ailleurs , le datif que nous donne la première ligne de notre texte ne se termine ni en CI, comme l'a cru M. de
— nii —
Lessert, ni en CIO, comme on pourrait le supposer, mais en RIO, ce qui nous ferait, au nominatif, un nom rentrant dans la nombreuse catégorie de ceux qui sont terminés en ?'ius.
A la S" ligne, nous verrions donc de préférence un génitif en ris. Il est probable que la filiation est exprimée non par le prénom, mais par le surnom du père mis au génitif. A moins que nous n'ayons affaire à quelque nom gaulois , ce qui n'aurait rien d'impossible, nous ne voyons ])as, en effet, quel serait, parmi les prénoms usuels, celui qui pourrait donner au génitif la forme qui nous occupe. Du reste, lorsc^ue la filiation s'exprimait au moyen d'un prénom, il était presque de règle que ce prénom fût écrit en abrégé, et ce n'est pas ici le cas.
Contrairement encore à l'usage ordinaire, il y a lieu de remarquer enfin que le cognomen du défunt n'a pas été placé après l'expression de la filiation. La fin nous en est sûrement donnée par les quatre lettres ONIU, et la 4'' ligne ne paraît pas avoir contenu autre chose que les mots :
Her. EX • TEST •
Il se pourrait dès lors, que l'inscription complète se fût présentée sous la forme suivante, mais on ne saurait évidemment pas l'affirmer :
. . valeRlO •
antONlO •
verterlS • FIL •
hcr • EX • TEST •
... Valeyio? [AiU]onio (1)? [Verlerjis? fil[io). \ller{edes]] ex Lest{amento).
A ... Valerius? Anlonius?, fils de Verter?. Ses hérifiers (lui ont fait élever ce tombeau) en exécution de son testament.
La date du i*'"' siècle que M. de Lessert assigne à ce fragment, nous semble parfaitement convenir.
Au même endroit, dans l'épaisseur des fortifications galloromaines, on voit encore un cippe dont le musée des Antiquaires de rOuest n« possède que le moulage d'ailleurs incomplet (n° 77 du catalogue). Deux personnages — le mari et la femme — y sont représentés debout.
On ne distingue plus sur le fronton de' ce cippe que quelques traces de lettres bien difficiles à déterminer.
BiBLiooRAPHiE ; Clément Fallu de Lessert, Bull. Ant. 0., 1888, p., 447. — E. Espérandieu, Rev. poil., t. iv, 1888, p. 127.
(1, Parmi les noms terminés en rius on peut citer encore: Aburius, Arrius, Artorius, Babrius, Cnrius, Fiirius. iigurius, etc. (iont on a /les exemples. Valerius était un dgs plus répandus. Les cognomino terminés en ojiius sont plusrares.
— nb —
Musée des Antiquaires de l'Ouest.
« Petit fragment d'inscription provenant de Saint-Pierreles-Eglises prés Chaiivigny. Les lettres sont fort irrëgulières et indiquent une basse époque. » (Ledain 6.)
Notre copie (voir pi. xxxvi, e) :