‹ Épigraphie romaine du Poitou [et] de la SaintongeChapitre 133 sur 217 · ÊPITAPHE DE SULPICIUS SANCTUS · texte numérisé non relu

ÊPITAPHE DE SULPICIUS SANCTUS

Musée de Saintes.

« Monument funèbre qu'un afïranchi , Sulpicius Sanctus, s'est élevé de son vivant et à la mémoire de son maître ; hauteur, 0 m. 50; longueur, 0 m. 93; épaisseur, 0 m. 50. Mutilé à l'angle supérieur gauche. » (Audiat, Catal.)

Notre copie (voir pi. xi bis) :

VIVOS C • SVLPIC • SAN / / / / SIBI • ET • MEMO / / / H CINNAMI • PATRON

Fiuo5 (pour vivm) C{ams] Sulpic{ius) San[clus?] sibi et memo[riaé] Cinnami{i) patron{i).

De son vivant, Caius Sulpicius Sanctus [a fait construire ce tombeau] pour lui-même et à la mémoire de Cninamius son patron.

Le cognomen Cinnamius paraît n'avoir été tout d'abord qu'un nom servile. Il fut porté par une famille d'esclaves qui entra par héritage dans la maison de Tibère, et on le retrouve aussi sur différentes inscriptions, mais en particulier sur une inscription d'Afrique conservée au musée du Louvre (1).

(1) C. I. L., t. VIII, n° 9453.

Sanctus est encore un nom servile tout aussi connu. Wilmanns le cite clans ses Exe.mpla sous les n"** 2605 et 2771, o.

Sur la foi d'une mauvaise copie, nous avions songé tout d'abord à l'une quelconque des restitutions San[vanus\ dont les inscriptions de Bordeaux offrent un exemple (1), San[oiLlus\ ou Saii[DiUus], qui sont fournies aussi par les inscriptions de la même ville (2); mais on ne peut s'arrêtera ces noms car il ne manque que quatre lettres au plus à la fin de la deuxième ligne et dès loi\s Sanctas est le seul cognomen qui soit possible.

La restitution S(i/i\rtas] est celle d'ailleurs qui a été proposée par M. Héron de Vil lefosse dans le BuUelùi archéologique du comité des travaux historiques. Nous ferons, à ce sujet, une légère réserve sur la copie même de l'inscription telle qu'elle est ici rapportée : La pierre est, il est vrai, brisée à droite, mais la cassure n'a pas entamé la dernière ligne du texte ;, et le mot PATRON est bien complet. La lettre 1 , qui devrait le terminer, n'a jamais été gi'avée.*

Biru.iOGRAPHiK : Audiat, Bull. arch. S., 1887, p. 346. — [Espérandieu], Itevue polt. et saint.. L iv, 1887-88, p. 221. — Abbé Noo-uès, Recueil Coin. Arts, l. ix, Ï888, pp. 209 et 2(37. — H. de Villefosse, Bull, arch., 1888, p. 423. — Audiat, Catalogue, n° 172, p. 62. — Bull. Ant. 0., 1888, p. 445.

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