D M J M^ VAL • VENE
RIAE REG/
NAH LI / /
D{iis) M{anibus) et m{emoriae) Val{eri,ae) Veneriae^ Beg[i]nae li[b{ertae)].
Aux dieux Mânes et à la mémoire de Valeria Vene«-ia,anrancliie de Regina.
D'après la règle généralement suivie pour la transmission des noms lors de l'affranchissement, l'esclave Veneria dut, en recevant la liberté, prendre le gentilicium de sa patronne. Le nom de famille Valeria est donc celui que portait celle-ci.
Bibliographie : Guide musée S., p. 5, n° 16. — Jouannet, p. 538. — Audiat, p. 43. — Audial, Catalogue^ n" 149, p. 58.
M. Audiat a tout récemment signalé, dans la Revue de Saintonge, un fragment d'inscription qui se voit « sur une pierre assez fruste, dans le mur qui clôt le jardin de M. Gala », près de l'hôpital général.
Ce fragment, en très grandes capitales, serait, paraît-il, ainsi conçu :
CRiL 1 iC / / /
Il ne diffère évidemment pas de celui que Chaudruc de Crazannes juxtaposait au mot VEGETVS. (Cf. ci-dessus, pp. 139 et 260.)
Etait-il plus complet alors qu'il ne l'est aujourd'hui? Nous l'ignorons absolument et ne voyons pas la possibilité de le connaître.
Nous ne saurions dire non plus s'il faut bien lire Végétas Cretic[i f. owlib.], ou si ces deux noms, rapprochés par Chaudruc de Crazannes, étaient gravés sur deux monuments distincts.
Bibliographie : Audiat, Revue de Saint., 1889, p. 18.
//////// VIXTASO ROR • P •
Ce fragment, qui sera déposé sans doute au musée de Saintes, a été tout récemment publié par M. Audiat dans la Revue de Saintonge et d'Aunis.
Il provient du « mur qui clôt le jardin de M. Gala », près de riiôpital général, et mesure 0 m. GO de haut sur 0 m. 50 de large et 0 m. 31 d'épaisseur.
Il faut évidenmient lire et traduire :
Di]vixla^ soror, p{osuU].
A lils (ou lille) de Divixia. sa sii'ur, lui a l'ail construire (ce
tombeau).
Le nom de Dioixta s'est déjà rencontj'é â Saintes, et se lit sur une inscription cjue nous i'er'ons connaître plus loin.
Bibliographie: Ecvue de Sainlowje et d^Auais, t. ix. 1889, p. 18.
El'ITAPIIE DE .lANUARIS.
Musée de Saintes.
(.V, .4 et niés) (N et E liés)
« Voici comment ^'isconti (1) propose de lire cette inscription :
(( Diis ^hmibns (>t AIKMOKM/t: IAX\'AKIS NAT/o/ie Ni<:iniVS (pour NKK'VII) k^mjruni XXXV, ^h'^sinw V • PRETlAKItt Beneinerenti on Bono V/ Ko Cwissi/no Posait.
(1) Lellre (le Vi><i;oiili à Cliaiidnic de Giazainies. « Celle iiiscriplioii. lui disait-il, me seiiil)le mal copiée. ])ar exemple, la dernière ligne est dans la copie RI > B > V :^ U . COS ■
'< 11 n'esl i>a? impossilile qiK! dans r(jri,triiial les faraclèreiil donnent RI > B > M ^- ]{ -■ POS . fralM B'^iir Mnr)iii l'OSuil. A la dei\xième ligne, lisez lANVARI . SATu/u'ni etc. n
(( L'instrument nommé ascia est gravé près de la sigle D, sur cette pierre sépulcrale qui a la forme d'un autel antique. »
(Chaudruc de Crazannes.)
MEMORIAE lANVARIS NAT NERVIVS -AN MNV PRETIA RI • B • VR • C • POS
« Ce marbre a été lu ainsi par Visconti :
« Diis Manibus et MEMORIAE lANVARIS NATione NERMVS ANnorum XXXV MENsium V PRETlARIa Bené Merenti Conjugi POSuit.
« Cippe ou autel funéraire en pierre du pays, fronton tronqué; hauteur, 3 pieds 6 pouces ; largeur, un peu moins de 2 pieds. L'inscription occupe sur le dé un carré d'environ 1 pied 4 pouces de côté ; elle présente quelques particularités : l'âge du mort, gravé en interligne au-dessus des sigles A . N . qu'il devait suivre, coupe en deux Tépitaphe ; mais une remarque plus importante à faire, c'est qu'au milieu de l'interligne où se trouve ce chiffre, on voit la petite ouverture oblongue, pratiquée sur plusieurs autres cippes funéraires, pour recevoir ou des libations ou de légères offrandes (1).
« Si les sigles B . VR . qui font partie de la dernière ligne, fidèlement copiée par M. La Curie, ont été interprétés par BENEMERENTI, ils ont dû l'être ainsi, en supposant, avec raison, que le graveur aura sans doute oublié les deux jambages
de l'M. » (JOUANNET.)
« La pierre que nous allons examiner est au musée de Saintes. [Elle estj haute de 1 mètre 12 centimètres, large de 62 centimètres et épaisse de 25 centimètres. Elle a été tirée des murs de Thôpital. Le cadre qui renferme Tinscription a 85 centimètres de hauteur sur 65 centimèti-es de largeur. Les lettres mesurent 4 centimètres.
(1) Il s'agit tout simplement du trou de louve, qui fut pratiqué lorsque le cippe renit une nouvelle destination.
MEMORIAE •
lANVARIS'NAT*
nervivs"a-n:...
MANVPRETIA