RI • B . V • R • COS
(N. A elT liés)
(N el E liés) {M el A liés)
» (AUDIAT.)
M. Audiat fait de Nc/'vius (( le sujet du y erhe posuit » et propose de lire :
a DUS MANIBUS MEMORISE JANUARIS NATI XXXV ANNOS NERVIUS ... MANVPRETIARIUS BENE VOTUM REDDENS CARISSIMO POSUIT (ou Bono Yiro Romario Cioi) •>).
Notre copie (voir pi. xxxii) :
MEMORIAE
lANVARIS • NAT iimn w"V"\7'
NERVIVS-AP // MNV PRETIA RIB-V-R-C-POS
A la troisième ligne les trois dernières lettres sont liées ; il en est de môme des deux lettres qui commencent la cinquième. Il nous paraît très vraisemblable de lire :
D[us) M{anibus). Memoriae .lanuaris, nal{ionn) Nervius^ an[n{orum)] XXXV. i\lanupreliari{i) B.... V.... IL... C... pos[ueriml ?)
Aux dieux Mânes. A la mômoire de Januaris, ciloyen nervien,
moil à l'âge, de 35 ans. Ses contremaîtres lui ont élevé (ce
tombeau).
Il n'y a pas lieu de s'arrêter â la faute Nervius pour Ncrvii, mais nous renonçons â donner la signification des sigles B . V . R . C . qui se voient à la dernière ligne de notre copie et que la pierre porte très exactement.
Faut-il les considérer comme les initiales des personnes qui ont fait élever le monument; faut-il y lire d'abord quelque louangeuse épithète à l'adresse du mort, comme par exemple :
b{o/ioj o(i/'o) puis la formule R{....) C{ ) pos(ae/'u/it), et dans
ce cas considérer mannpj-eda/'ii comme le génitif singulier du mot qui exprime l'état de Januaris f Nous ne savons.
Les lexiques ne fournissent pas manupretiarius, mais il nous semble cependant que sa signification ne saurait être douteuse. Ce mot, à notre avis, ne peut que désigner un ouvrier d'art faisant payer sa main d'œuvre plus cher que celle des autres ouvriers ; quelque chose peut-être comme un contre maître. On devrait alors le rapprocher des mots connus : manupretium et manupretio.
Bibliographie : Annales encyclopédu/ues, t. i, 2'^ partie, fév. 1817.
— Cliaudruc de Crazannes , Notice etc., p. 42. — Chaudruc de Crazannes, pp. 184 et 147 (lettre de Viscontii. — Guide musée S., n° 1.
— Joiiannet , p. 536. — De Longuemar, Notice descriptive sur quelques poteries antiques découvertes à Poitiers, Poitiers, 1855, in-8°. p. 8. (Exlr. des Mèm. Ant. 0.). — Audiat, p. 55. — Audiat, Catalogue, n°94, p. 51.
ÉPITAPHE DE MINICIA ALBINA.
Musée de Saintes.
« [L'inscription suivante], dont nous devons la reproduction à M. Marcel de Fontremis, a été trouvée au mois de juillet 1873, rue du Rempart, à Saintes, dans les fondations des murailles de la ville, avec une foule d'autres débris romains, lorsqu'on bâtit le café dit des Colonnes., sur le Cours national, et transportée par nos soins au musée des Antiques. »
(Audiat, Epigr. sani.)
« Cippe de Minicia Albina : hauteur 1 m. 47, dont 0 m. 55 de soubassement; largeur 0 m. 47; épaisseur 0 m. 23; les côtés sont arrondis. Les lettres ont 0 m. 05
« Au bas est l'L'scia, un des plus beaux et des mieux gravés qui existent. On pourra le comparer avec Taiscée saintongeaise. »
(Audiat, Catalogue.)
Notre copie (voir pi. xxii) :
MINICIA
ALBINA
[ascia] D{iis) M[anibus) et m[emoriae)Miniciae Albinae. Aux dieux Mcànes et à la mémoire de Minicia Albina.
Bibliographie : Aucliat, BuU. nrch, S., t. iv, 1883, p. 110, et Bull, cpiqr. de la Gaule, t. m, 1883, jt. 137. — Aiuliaf. Catalogue, n° 8, ]). 30.
EPITAPHE DE DIVIXTA.
Musée de Saintes.
Société nationale des Antiquaires de France. Séance du 1''''' mars 1876. — a M. le général Creuly signale une inscription récemment découverte à Saintes, dans le mur du jardin de l'hôpital. Elle a été communiquée à la commission de la topographie des Gaules, par M. H. Luguet, professeur de philosophie au collège de Saintes :
D M DIVIXTA
DIVIXTI