‹ Épigraphie romaine du Poitou [et] de la SaintongeChapitre 147 sur 217 · FRAGMENTS DIVERS · texte numérisé non relu

FRAGMENTS DIVERS

Musée de Saintes.

(( Un reste de grand cippe funéraire [du musée de Saintes] est tellement mutilé qu'on ne peut pas déchiffrer la moitié de

son ëi")itaphe. On y lit sculenieiit les mots ou partie de mots suivants :

CVSCAI IVSS

0 TILVNO

APPICOMNEKI FILII

VNDINAE XXITEM MEMORIAE VL CARISSIMAE

(( On y reconnaît seulement des noms gaulois. »

(JOUANNET.)

(( Sur quelques épitaphes [découvertes à Saintes], figure une expression tendre ; Ccwissimae, dit un mari à sa femme, sur une pierre d'un grain fort gros et très fruste qui vient de l'hôpital d'où elle a été transportée au musée en 1862. Elle mesure 1 m. 14 de largeur, 0 m. 60 de hauteur et 0 m. 45 d'épaisseur. Les lettres de la l'*" ligne ont huit centimètres ; celles des autres n'en ont que cinq. Voici tout ce que la meilleure volonté du monde y peut déchiffrer :

... GVSGA ...... IVSS ....

OMNER ... FIL VIVO

... A ... I COMNER ... FILI .

. . . VNDINAE FILIAE VIXSITV .

. . . XXITEM • MEMORIAE • IVLIA

VGI ... CARISSIMAE M ...

« MarCVS (ou MamerCYS) CAlpurnlYS (ou CAecillYS) S. . . OMNER(/o) FIL(/o) VIVO ... A ... I COMNER(/0 FlU(iis) //iVNDINAE FILIAL -VIXIT • V . annos mensium X? ITEM MEMORÏAe IVLIAe ... conjYGl CARISSIMAE Mai'àus potiuit. » (Audiat.)

Notre copie (voir pi. xxxvii) :

/ / / oVSCA. / %IVS S / / / / / OMN-^Ri / FILVIVO / / / / / lAECAPPI COMNERTI FILi^. / / / / CVNDINAE FILIAL VIXSIT V/ / / / XXITEM MEMORIAE IVLL / / / , / NIVGI / / RISSIMAE A- / / /

[Mar]cus (?) Cap\r]ius S[ecundinur, ? Capriii)? C]omnert[i) fil(ius), vivo[s sibi pos(ïiU). hem memor]iae Capri{i] Comnerli fil[U ?) e[t memoriae Caprine''' Secundinae, jillae, [quae) vixsil [annis) V[....

diieb'us) ...]XX. Item memoriae Juliu[e co]njugi [ca]rissimae,

m [erenlissimae

Mardis (?) Caprius Secundiniis?, fils de Comnertiis, a, de son vivant, fait construire ce tombeau poui- lui-même et à la mémoire de [son frère] Caprius lils de Comi]ertus, de sa fille Capria Secun lina morte à l'âge de ... ans ... jours, et de son épouse très chère et très méritante, Julia , morte à l'âge de ans.

Nous croyons en effet, qu'il s'agit ici d'un tombeau de famille que quelque riche Santon fit construire après la mort de son frère, de sa fille et de sa femme.

Le cognomen Secundiiia nous parait dérivé selon toute apparence de celui que lui-même portait.

Si le nom de Cappius est assez commun, par contre celui de Caprius est assez rare, et cependant il est complètement hors de doute que c'est bien celui qui est gravé.

M. R. Cagnat, professeur au collège de France, a publié cette épitaphe postérieurement à la rédaction de notre travail. La cojjie qu'il a fait paraître est ainsi conçue :

GVSGAIIIVS • SI

OMNERTI FLL • VIVO MCAPPI • COMNERTI FILIL CVNDINAE • FILIAE • VIXSIT • V XX • ITEM • MEMORIAE • IVLIA CONIVGI • CARISSIMAE • M

Il l'a lue :

(( [Mar'icus? Cappius, Si [C]otnnerii /il(io), vioo ; [et

memoriae ] M. Cappi, Comnerti fHi{i), L , \item memoriae Se\cundinaejïliae : vixsit XX; item memoriae Jidia\e

J conjugi carissimae. M.....

(( Bien qu'il soit impossible, dit M. Cagnat, de restituer les lacunes de cette épitaphe, et même de fixer exactement la longueur des lignes, on voit que c'était un monument élevé probablement par un homme, [Mar]cus ? Cappius Si...., â l'intention de plusieurs personnes, l'une, désignée à la seconde ligne, encore vivante, les autres mortes, puisque les noms sont au génitif et précédés de la formule memoriae. L'âge de l'un des défunts est même indiqué.

« Tout l'intérêt du texte est dans le nom Comnertus qui s'y lit par deux fois. A vrai dire, dans les deux cas, et pai' un

fâcheux hasard, la lettre qui suit le R n'est point nette, de telle sorte que l'on pourrait lire un 1 aussi bien qu'un T, ce qui donnerait Comnei'i; pourtant, sur l'estampage, il parait bien y avoir un T dans le mot, surtout â la troisième ligne.

« Comnertus est aussi inconnu que Comnerius ; mais ce ne peut être qu'une forme de Cobnei'tus qui, lui, est fréquent (1). Cobnertus se retrouve dans les inscriptions sous les formes Covinertus (2), Counertus ou Coiuierlus (3; et Conertus (4).

Dans un travail plus récent encore, M. Gagnât a accepté la lecture Caprins. « La queue du R, dit-il, est visible à la première comme à la troisième ligne du texte, surtout à la première. )>

Bibliographie: Jouannet, p. 541. — Audiat, p. 42. — Gagnât, Sur quelques inscriplions de Suintes, 'dans Rev. celt., 1888, p. 87 ; lii'ai^e à part, p. 8). — L. Audiat, Catalogue, n° IST), p. 56. — Gagnât, Supp. à répig. latine de Saintes, (dans Rev. celt.. 1889, p. 104 ; tirage à part, p. 9).

« Gippe sans numéro [dans le Guide des visiteurs du musée de Saintes] :

« C'est un débris informe sur lequel on lit :

ET • MEMORI AE • CL • RVFII MARITI • SVI

« Le nom de l'épouse manque. » (Jouannet.)

« Fragment d'un cippe funéraire tiré des murs de l'hôpital en 1853. Ce marbre a été lu ainsi par M. Comarmond :

(1) C. I. L.. III, 6010, 66 ; bucripl Helvet., 351, 1 -, G. I. t., vu 1336 324 325 et 1337, 21 ?: Bramb.. 1027 et 1902 ; Rev. épigr., 1885, p. 152 ; Cf. Gluck' Keltisch Nnmen, pp. 81 et 168. '

(3) Ibid., 4778, 4901, 4988, 4902, etc.

(4) Ibid.. 5646.

« Diis Manibus ET MEMORI AE Cait Lucii RVFIRVFI [sic] MARITI SVI

« Le reste manque. »

(Abbé Lacurie.)

La copie donnée. par M. Aiidiat dans son Epigraphie santone est ainsi conçue :

ET • MEMORI AE • CL • RVF • MARITI • SVI

Elle n'est pas entièrement exacte et de plus tendrait à faire supposer que l'inscription est complète.

« Stèle de Claudius Rufus. La pierre, incomplète, a de hauteur, 0 m. 49 ; longueur 0 m. 48 en bas, 0 m. 43 en haut ; épaisseur, 0 m. 31 ; les lettres, 0 m. 05 ; tirée des murs de l'hôpital en 1853.

ET MEMORI

AE- CL- RVF-

MARITI - SVI -

« Aux dieux Mânes et à la mémoire de Claudius Rufus, son mari.

« La fin manque ; à la brisure de la pierre on reconnaît encore le bout des lettres FE, sans doute FECIT. »

(AuDiAT, Catalogue.)

Notre copie (voir pi. xxxvii) :

ET MEMORI AE CL RVFI MARITI SVI

D{iis) M{anibus) et memoriae Cl{audii) Rufi ; marili sut

[Monument funéraire élevé par .....] aux dieux Mânes et à la mémoire de Claudius Rufus, son mari.

L'inscription occupe la partie inférieure d'un bloc de pierre ayant environ 0 ni. 50 de haut sur une largeur moyenne de 0 m. 45 et une épaisseur de 0 m. 27. Les lettres ont 0 m. 05 de hauteur.

Bibliographie : Abbé Lacurie, i" Supplément au Guide des visiteurs du musée de Saintes, (sans numéro), p. 2. — Jouannet, p. 540. — Abbé Lacurie, Cong. arch. de France, 1802, (Saumur), p. 74. — Audial, p. 34. — Aucliat, Catalogue, n" 31, p. 39.

Musée de Saintes.

« Cippe sépulcral en forme d'autel antique. Ce cippe, d'assez mauvais goût, n'offre rien de très remarquable, si ce n'est l'inscription qui occupe la face principale :

ILV ' BEIoINIA...

M'TERENiL.

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