‹ Épigraphie romaine du Poitou [et] de la SaintongeChapitre 154 sur 217 · MELI · texte numérisé non relu

MELI

« Il est trop mutilé pour en donner une explication quelconque. » (eHAUDRUC DE CrAZANNES.)

Nous n'entreprendrons pas non plus de l'interpréter.

Bibliographie : Bourignon, p. 34. — Annales encyclopédiques^ t. I, 2'' partie, fév. 1817. — Cliaudruc de Crazannes, Notice, etc. p. 48. — Chaudruc de Crazannes, p. 143. — Audiat, p. 69 (sans comm.).

Inscription perdue de Saintes.

« Sur le mur intérieur du jardin [de l'hôpital général.]

« Cette inscription, qui est détachée du mur, est un peu fruste.

AVGV...

LAPIDA SIRVT .

» (BOURIGNON

Ce texte, qui paraît mentionner un affranchi, a été très différemment expliqué :

D'Ennery a lu :

« Severo Augusto lapidarium structum. »

Bourignon, plus prudent^ a proposé Tinterprétation suivante :

« E 0 Augusti lapidario structori. »

« Je persiste â lire lapidario structori avec d'autant plus de fondement, dit-il, que feu M. Séguier, de l'Académie des Inscriptions, s'est déclaré pour cette interprétation dans une lettre qu'il m'a fait l'honneur de m'écrire. »

« Le pavé du temple [de Saintes], a dit de Crazannes, était formé d'un enduit composé, â ce qu'il nous a paru^ de briques pilées, et recouvert d'un lit épais de chaux, selon les procédés antiques.... Une inscription antique dq Saintes fait mention d'un de ces ouvriers qui s'y est qualifié de AUGUSTI LAPI- DARIO STRUCTORI. »

Et le même auteur interprète ce texte :

«A ouvrier maçon d'Auguste. »

Il est vrai de dire que ce n'est pas avec une confiance bien absolue, puisque Chaudruc de Crazannes écrit ensuite quelques pages plus loin :

AVGV .

LAPIDA STRVCT

« Peut-être faut-il lire à la picniière ligne qui est très fruste, EVTYCHETO ou EPITYNCHANO, noms communs dans la classe des esclaves et des affranchis.

« On pourrait également admettre la leçon suivante :

sEvero AVGVsto LAPIDA/7V STRYCTores

« Et non lapidarium structum, comme le proposait M. d'Ennery. »

M. Audiat, dans VEpigiriphie santone, a cru préférable de s'en tenir à la première des deux interprétations proposées par Chaudruc de Crazannes. En ce qui nous concerne, il nous paraît beaucoup plus vraisemblable d'admettre que cette épitaphe a été mal transcrite par les deux auteurs qui ont eu le monument sous les yeux.

Il se pourrait cependant que l'on dût voir, aux deux premières lignes, les restes du nom de quelque divinité, soit [M]e\rcuri]o augu[sto\, ou, selon plus d'apparence: E[sclapi\o augu[sto\. Ce n'est là toutefois qu'une simple hypothèse de notre part.

Bibliographie: Bourignon, p.

pp. 131 et 156. — Audi;il,p. 2U.

ii. — Chaudruc de Crazannes,

Inscription perdue des GulUots.

« A une demi-liouo plus loin [que les Arènes], en tirant vers Saintes, on trouve sur un chemin, près du village des GulUots, paroisse de Saint-Eutrope, une grosse pieri'e qui parait être le fragment d'un tombeau. On y lit cette inscription â demi-fruste que je n'entreprendrai pas d'expliquer :

» (Bourignon.)

« Chaudruc l'a vue f^ravco sur la frise d'un tombeau, au village des Guillots, près de Saintes. » (Audiat.)

Elle a été lue ainsi par Chaudruc de Crazannes , qui la cite d'après une copie de Scguier « conservée â la bibliothèque du Roy » :

« .seVIVo.s (pour se vivus)

RISLIBc/'^ws CATVS • SIBI et (le nom de son épouse)

ORIS • hibert(0 Carissimœ posait

« de son vivantj affi'anchi de ris, a élevé ce

monument à lai et à ...., affranchie de ... oris, son épouse très chérie. »

Il nous paraît préférable de lire :

vivo[s \ris lib[ertus), sibi [suisque et post]eris eo[7^um posuit].

X.... alTraiichi de Z a fait, de son vivant, construire ce tombeau

pour lui-même, pour ses enfants, et pour les enfants de ceux-ci.

Bibliographie : Bourignon, p. 164. — Chaudruc de Crazannes, p. 144. —Audiat, p. 23.

Inscriptions perdues de Saintes.

«... Fragment qu'on lit sur une pierre encastrée dans le mur de soutènement du bastion :

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