‹ Épigraphie romaine du Poitou [et] de la SaintongeChapitre 181 sur 217 · INSCRIPTION SUR VERRE · texte numérisé non relu

INSCRIPTION SUR VERRE

Donnant des noms de gladiateurs.

Bien que tracée sur une coupe de verre, nous ne croyons pas devoir réserver l'inscription que nous allons décrire pour la publier plus tard, avec les marques de verriers ou de potiers découvertes dans le Poitou, car elle en diffère complètement.

B. Fillon a reproduit dans VArt de terre, la notice qui lui avait été consacrée en 1860 par M. de la Villegille dans le Bulletin du Comité de la langue , de l'histoire et des arts en France ;

» Dans une N'a tice sur la paroisse de Chavagnes-en-Paillers, nous avons mentionné, dit M. de la Villegille, différents objets d'origine romaine, tels que fragments de tuiles, poteries de toute nature, médailles, etc., qui avaient été rencontrés près d'un village appelé le Cormier, et qui faisaient présumer qu'une villa avait existé r.utrefois dans cet endroit. Depuis lors, dans le courant de l'anné; 1848, l'exploitation d'un filon de cailloux a fait faire au mémo lieu une découverte beaucoup plus importante par ses ré-Liltats. Malheureusement, selon la déplorable coutume des pay;^:ms, qui, lorsqu'ils font quelque trouvaille, se figurent toujoui^;; être sur la trace d'un ti'ésor, les terrassiers ne parlèrent d'abord à personne de leur découverte. Plusieurs mois s'étaient écoulés lorsque celle-ci vint à la connaissance de M. Gourraud, ancien notaire, habitant de Chavagnes, qui rechei'che avec soin tout ce qui se rapporte à l'archéologie de cette partie de la Vendée...

(( L'intérêt de la découverte réside tout entier dans un vase ou gobelet qui, sauf une légère fêlure, est dans le plus parfait état de conservation. Ce gobelet, déforme cylindrique, en verre jaune clair, a 0 m. 075 de diamètre et une hauteur de 0 m. 070, réduite à 0 m. 06.5 dans l'intérieur. Son épaisseur est d'environ 0 m. 002. Le dessous offre plusieurs cercles concentriques formés par des moulures saillantes, demi-rondes.

« La coupe de M. Gourraud a été coulée ; les contours des figures et des moulures ne présentent pas ces arêtes vives que donne la taille. Des bavures qui se sont produites au point de

jonction des parties du moule indiquent de plus que celui-ci était de deux pièces »

Fillon complète ainsi ces détails

(( Au-dessus de chaque figure de gladiateur est son nom. Il y en a huit :

SPICVLVS COLVMBVS CALAMVS HOLES

PETRAHES PRVDES PROCVLVS COCVMBVS

<( Tous sont parfaitement lisibles à l'exception du cinquième sur lequel il y a quelque incertitude.

<( Des coupes analogues ont été découvertes à Montagnole, prés de Chambéry, à Autun, à Trouville en Caux ; à Hartlip, dans le comté de Kent (Angleterre). Il en existe aussi des spécimens au cabinet des antiques de Vienne , en Autriche , et à M'^iesbaden. La ressemblance frappante de fabrication et de style qui apparaît dans toutes ces coupes indique assez qu'elles ont toutes été fabriquées sur un modèle convenu et ont eu une

destination déterminée Elles doivent remonter au premier

et au second siècle. »

Nous pouvons ajouter qu'il a été découvert encore, sur la place Saint-Pierre de Nantes, un vase rouge en terre dite de Samos, ])ortant lui aussi des gladiateurs nu combat. Leurs noms : Titos, Agi sont inscrits de même à côté d'eux.

Bibliographie : Bull, du Comité de la lanpue, de riiistoire et des arts de France, t. IV, 18G0, — Ch Loriquet, Travaux de T Académie impériale de Reims, t. xxxii, 1859-00, n"' 3 et 4, pp. 330 et 331. — B. Fillon, VArt de terre chez les Poitevins, p, 193. — Parenteau, Cat. raisonne de l'oxposilion des Beaiix-Aris de Nantes, (187-2). p. 131, n" 66. — Ledain, Epigr. rom., p. 79 (et dans Mèm. Ant. O., 1886, p. 219). •

INSCRIPTION TRACKK A LA POINTE SIR UNK AMPIIORK.

A propos d'une gourde en terre cuite conservée îiu musée Carnavalet, M. Mowat a cité ce texte que Chauclruc de Crazannes avait fait connaître déjà.

(( Comme [l'inscription tracée à la pointe sur une amphore conservée au musée de Saintes], ne me paraît pas, dit-il, avoir été comprise par l'auteur qui l'a publiée, l'occasion est venue d'en proposer une explication :

MARTIALI SOLDA LAGONAS CLVI sous-entendu /'c//.

« C'est le mémento d'une commande de 156 vases pareils, exécutée par Solda pour le compte de Martkdis. Je regarde Solda comme le nom du potier en me fondant sur l'estampille fîguline SOLD [imprimée en relief dans la partie centrale intérieure d'une poterie plate conservée au musée Carnavalet]. »

Bibliographie : Chauclruc de Crazannes, Revve arch., 1855, p. 175. — Mowat, Bidt. épigr. de la Gaule, t. ii, 1882, p. 111.

TESSERE DE GLADIATEUR.

D'après l'abbé Méry, qui vivait au dernier siècle, M. Georges Musset a publié tout récemment l'inscription d'une tessère de gladiateur qui aurait été découverte à Aulnay. Elle aurait été contenue dans une boîte de cuivre et gravée sur une petite plaque d'ivoire.

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