CP ^X
D\omiaiii\ n ostris] [claobifs^, Flaviû Valerio Consfantio, maxiriio, nohilissonû Caesari\ .
Ciivitaa} P\icionum) leugac X.
A nos deux Maîtres. A FJavius Valeruis Constance (Chlore!, très grand, très noble César,
Poitiers à 10 lieues [gauloisesj.
Les lettres du texte sont grossièrement gravées et ontO m. 05 de hauteur. Toutes celles de la sixième ligne sont divisées par m\(i cassure do la pierre.
Siauve a lu à la dernière ligne :
C^JLX
(pi'il traduit par les mots: <.(. G/ienono Icugas decem, de Cenon, dix lieues. »
Dufour ne se prononce pas. mais, dit-il, « ce (juc Siauve (( api)elle un L ne ressemble pas en la moindre chose à cette (c lettre telle (ju'elle est figurée danslesdiversalphabetsromains.
« Cette espèce de sign(>. et non pas de caractère al[)habétique, « a plutôt dans son état actuel une analogie frappante avec notre « accent circonflexe dont l'angle au sommet serait tourné ù « gauche... »
Mangon de la Lande rejette l'interprétation proposée par Siauve, mais n'en donne pas une nouvelle.
De Longuemar a mieux lu la dernière ligne que ses prédécesseurs, mais il pense que « le G. IX est relatif à la station romaine de Csnon (Gaino et depuis Sanno\ »
Quant à la copie de l'abbé Lalanne, si elle n'a pas été empruntée à de Longuemar, elle ne s'en distingue guère toutefois que })ar la substitution, probablement involontaire, d'un B à l'Rdela troisième ligne, et par la lecture G. L X de la ligne finale que l'auteur de l'Histoire de ChâlcUerauU n'explique pas.
M. Ledain. qui a lu cette même ligne: G. L X, se borne à donner, sans l'interpréter, le texte même de l'inscription dans le catalogue de la galerie lapidaire du musée des Antiquaires de l'Ouest. « La première ligne, dit-il cependant, doit se lire Domi- « nibus nostris, quoi(|ue Gonstance Ghlore soit le seul des quatre « empereurs de la Tétrarchie nommé dans l'inscription. La « dernière ligne, contenant le nom de la station et le chiffre de « la distance, ne peut désigner que Caesarodunum (Tours}.»
Nous nous contenterons d'objecter à cette dernière hypothèse que soixante lieues gauloises correspondent à 133 kilomètres, et que de Tours à Cenon la distance n'en comprend pas 80.
Il est plus probable qu'il s'agit tout simplement de Poitiers, dont l'éloignement de Cenon n'est que de onze lieues. Il suffirait alors de supposer que le milliaire a subi un déplacement, d'ailleurs très peu considérable, pour expli(]uer sa présence au lieu môme où il a été découvert.
BiBLioGRApmE : *S'2awi;e, p. 99 (copie dessinée). — Dufou>\ p. 142.
— Mangon de la Lande b, p. 367. — • De Longuemar, p. 140.
— Ane. Cat. P., p. 50. — Abbc Lalanne, t. i., p. 91. — Ledain b, p. 17.
MiUiairc de Brioux.
« Cette colonne milliaire, creusée en tombeau, a été trouvée « en 1838 dans l'ancien cimetière et près de l'église de Brioux, « station oîi, d'après la carte de Peutinger, passait la voie « romaine de Saintes à Poitiers. Malheureusement, elle a été ce mutilée dans sa partie supérieure, et de l'inscription qu'elle « portait il ne reste plus que les caractères suivants:
[Imperatore Cons- « IMO tantinomax] IMO
N 0 B I L G A E N 0 B I L issimo G A E saro
P.F.INUAUG Pio, Felici, INViclo, AUGusto
P. M. T. P. GOS Pontifice Maximo, Tribunitia
Polestate, GO nsulo :IIIIX FinesX
sur le socle
X II II , )i UONDIER
« Gûlonue milliaire trouvée en 1838 dans rancieii cimetière de « Brioux, où elle a servi de cercueil. M. Rondier.quiparaîten être « l'inventeur, l'adonné:! au musée de Niort, v ragon.
Notre copie prise au musée de Niort :
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PFINUAUG .vit:)
PMTPCO S ;.v/V)