AL VA MA XI M ( ) 1] I L C
INVIC
PLXII
Comme les indications de ce texte ne peuvent se rapporter qu'à Poitiers, nous proposons délire:
[D[omino) n[ostro) ? G]alierio) Va[leeio] Maxiin[iano ji]obil[issnno] C]aes[ari] invic[to...
[C{ivitas\] Piicionum] lieugae] XII .
A notre Maître. A Galère Valèrc Maximien . très noble César, invincible. . .
Poitiers, 12 lieues (gauloises;.
Bourignon attribue ce milliaire à Maximin II. « Celte inscrip- « tion pourrait appartenir, dit-il, eu égard aux lettres M AXIM, « initiales du nom de Maximin [ou de celai deMaximien], àcinq c( Emi)erenrs ou Césars; mais l'histoire et les monuments « fournissent une route assurée pour aller à la vérité. 1° Le titre « de noble César ne saurait convenir à Maximin I. 2» Son fils, t( Maxime, qui a eu le titre de César, et dont le nom se trouve
« sur plusieurs colonnes milliaires, n'a jamais pris les prénoms « de Gai. Val. D'ailleurs, la coupe des leltresde notre inscription « n'est point celle du siècle de Maximin. S" Maximin llercale (( n'a point sur les monuments et les médailles le litre de César. « non plus que le prénom de Galerius. 4o Galère, pour lequel je « balancerais, est presque toujours cité avec son collègue « Constance Chlore, et quelquefois même avec les Empereurs « Dioclétien et iMaximien, dans les inscriptions où on ne lui « donne que le litre de César.
« C'est d'après une inscription du recueil de Griiter (T. où la « lettre L est figurée comme celle de l'inscription ci-dessus, que « je me détermine à l'attribuer à Maximm Daza, nommé César, K avec Sévère... l'an de J.-C. 304 ;2\ »
Pour notre compte, quelque fondées que soient généralement les hypothèse.^ de Bourignon, nous ne saurions accepter ainsi celle qui, sur la simple similitude de deux lettres, lui fait attribuer ce milliaire à Maximin II.
Cet empereur n'a jamais commandé dans les Gaules, et ses relations avec ce pays furent incontestablement très peu nombreuses. On ne connail guère de monuments épigrapbiques portant son nom, tandis qu'il n'en est pas de même pour Galère. Du reste , l'inscription suivante , qui se trouve au musée d'Amiens (3 , présente avec la nôtre de telles analogies qu'elle nous paraît devoir appuyer l'attribution que nous avons proposée. Elle est parfaitement complète quoique le contraire ait été supposé par un savant regretté (4, et M. Mowat l'a lue ainsi (5;: