‹ Épigraphie romaine du Poitou [et] de la SaintongeChapitre 4 sur 217 · XI · texte numérisé non relu

XI

I)})p[er'a/ur) Caes{ar) dic[l JIa(h-i]a)ii fil[ias],dici Tj-aiani] Parthici) nepo[s, divi] Norvae pron[epos, T\itas] Acl{ius] Hadriani^us) Ant[oninus] Aufj{aistas] Pins, 2){onUfc:c) rti(a:':ijj)us\ t[r[ifnmicia) p ofrsfafe) I/l, co{)i':sid] III, [j)[afcr)2){fit''i(tc)]-

Fin[es) XI. [Lim{onHni) X.]

L'empereur César Titus Aclius Hadrien Aiitonin . (ils du divin Hadrien, petit-fils du divin Trajan-le-Partliique, arrière-petil-fils du divin Nerva ; Auguste, pieux, grand pontife, revêtu de la puissance irihunice pour la 8'^ lois, consul pour la 3'' t'ois, père de la patrie.

Ingrandes à 11 lieues. Poitiers à 10 lieues gauloises.

La restitution de Siauve porte aux deux dernières lignes les indications :

lim. FIN

li'aduiles [tar : Lhitono Fines \f.

Ainsi (pic le l'ail judicieusement remar(pier Dufour. ciMte restitution ne convient pas. « 11 est ])ien évideid, dit-il, (pi'il n'y a [sur le ndlliaire , qu'une position mentionnée, c'est à cette position ([ue se ra[)porte la distance indiquée, « et ce serait entièrement exact si, jtar la même occasion, ce savant ne niait l)as l'existence possible des sigles : pp, et des indications: Jh)}. j\ que nous avons cru devoir restituer parce que sigles et indications ligureid, sur un autre milliaire du même empereur et lie la m(~'me voie.

En i'ei)rodiiisant la copie et lu lecture de Diii'our, Mangon de la T^andc adopte entièrement, à ce sujet, la nianicfe de voir de son prédécessenr. Traduisant, en outre les deux dernirres li,ii,iies |»ar ces mots: « Depuis Fines onze mille pas. «Manuon de la Lande soutient une longue tlièse tondant à l'aire r(!J(3ter complètement la lieue gauloise comme unilf' de mesure prise sur la voie de Limonuin à Argentomagus. Ici encore ses opinions personnelles sont en désaccord avec les faits, comme nous le prouverons tout à l'heure.

Ouant ta M. Audiat, sa lecture, conforme à celle de ses [irèdi^'cesseurs, en diffère cependant par la division des dernières lignes ainsi disposées d-àna son EpigrapJiie Sanlonc :

Augustus plus pontifex maximus tribuniti.i Potestate III Consul III.

Enfin, ^I. Lcdain a lu l'inscription comme suit: Imperator Cuesar, diri lladrlanl fdlus divl Trajani Parl/iiri ncpos, divi Ncrvae proncpos, lladrianus Anton Inus A\igustus pins, pond fer marrinius, tvibiinUla prole.slalc, consul III, Fines M.

Il y a évidemment là une omission tout à fait involontaire: celle des mots THus Aelius\ quant au chiffre de la puissance Iribunice, il était très certainement exprimé et il importait, [)ar consé([uent, soit de le restituer soit de le remplacer par des Doints.

M. Ledain ajoute que le mot cas qui précédait le chiffre III « semble avoir été effacé avec soin dès l'époque de l'antiquité. » Nous ne nous expliquerions pas trop poun^uoi.

En résumé toutes les diftV'rentes lectures jusqu'ici prodniles omettent l'indication de la dislance comprise QnivQ lÂmonum et le point où le milliaire avait été érigé. Quant aux sigles Pl\ deux auteurs seulement, Siauve et Dufour, les ont restitués. A défaut des considérations résultant de l'examen des autres milliaires d'Antonin trouvés en Poitou, une raison qui nous paraît très acceplnlile suffirait à les faire rétablir: il est peu vraiseudjlable que sous le '^V consulat du successeur d'Hadrien, on ait omis d'indiquer sur un monument élevé en l'honneur de ce prince le titre de pater patriac ([ue prirent tous les emitereurs et ([ue possédait depuis quelque temps déjà Antonin le Pieux.

Trouvé à Saint-Pierre-les-Eglises, le milliaire que nous venons de décrire a dû être fort peu déplacé. Il indique, en effet, onze lieues gauloises entre le Fines de la voie d'Argon tomagus el le point où on l'avait dressé: or, entre Ingrandes-sur-Anglin, qui correspond à ce Fines, et Saint-Pierre-les-Eglises, on compte, en suivant la direction générale de la voie romaine, visible en de nombreux endroits, environ '1a kilom.. c'est-à-dire bien près de

onze lieues, soit f{ue nous adoptions pour chacune d'elles la valeur de 5225 mètres, communément admise aujourd'hui, soit ([ue nous leur reconnaissions 103 mèlres de plus suivant l'opinion de Saint-Fargeux partagV'e après lui, par beaucoup d'autres savants.

D'une façon absolue, rien ne nous autorisait enfin, à restituer, comme nous l'avons fait, le chiffre de la puissance tribunice qui pourrait être compris entre 111 et V; toutefois les milliaires d'Antonin ({ue nous citons plus loin, exprimant la troisième puissance, nous croyons [louvoir en conclure qu'il en est de même de celui-ci et que tous doivent être uniformément datés de l'année 140 après J.-C.

Bibliographie : Siw.rc, p. SI. -— Dcfoui-, \). 178. - Mangon de la Lande, a, t. I, p. G. — Mna. Aut. 0. t. J, 1835, p. ^'iO. — De Caumont, Ahécédairc d'archéolo/jic , ère gallo-romaine , p. 33, 2^ cdit., Caen. 1870, in-8°. — De LoïKjuemar. p. 131, -- Ane. Cof. P.. p. 49. — Ledoiii^ h, p. ].j.

Mi/lia ire d'Anlii/ny.

La colonne milliaire d'Anligny a été signalée à la Société lies Antiquaires de rUuesl, |iar la lettre suivante, adressée le 19 septembre 1800 au président de la Société:

« ..., Auriez-vous l'obligeance de communi([uer <leniain soir u h la Société, au nom de votre serviteur, une inscription rou maine que j'ai copiée sur une borne milliaire de la station « d'Antigny ou du gué de Pseaux ? Depuis six ans ce beau texte « demeure ignoré bien (|ue sauvé par les soins et aux frais de u notre collègue, M. de l'oismorand. La })ierre mesure 1'" 52 K sur 0"' 52 de diamètre ; son sommet est tronqué, mais sa base « carrée demeure intacte. La solution de continuité se prouve par « la césure des caractères de la première ligne de l'inscription, a Les caractères bien assis, mesurent environ dix cenlim. de « haut. » A bbc MvvToy, cuyr de Sri inl-Pierrc-lcs-Egliscs V.

Notre copie :

IlilUllllUi

iiiimiimi

I 1 : I X /\. IJ J i 1 I . V I ' 1 l 1 . V . A > i"^

ANT()>M NVS AVCr LIVSPM Tiil'TTT CÛSTll IM' FIN LIAI

Vil XiV

:1 lîull. .Viil. U. \1' M-ric, ISGT. u. .MiT.

\Tinp{erat(>r) Ciu'.^[ar) (h'ri Jfani-uini fll{liis). dlri Traidni ParlJud ncijos, dlvi Nci'cdc pi'()niiit[().s]^\ T{Uas) Ae({ius J/adrianas Auhyniiiiis Aug[ustus) Pins, p{(>ittife-v) ra'a.riinas . tr ibunicio \, p[o(es(a/(' II/, co n)sul III, p[atcv. palriae),

Fin[es] XII, Lim[onion) XIV.

L'empereur César Titus Aelius Hadiien Antonin, iils du divin Hadrien, petit-fils du divin Trajan-lo-Partliique, arrière-potit-fils du divin X(>rva: Augu:?te. pieux, g'i-and pontilt», revêtu de la puissance tribuuico pour la '■V Ibis, consul pour la 3'^ fois, père do la patrie.

Iiigrandes à 7 lieues, Poitiers à 14 lieues (j::-auloises.]

Il résulte de ce milliaire que la distance entre Llinoninn et le Fines de la voie d'Argentomagus Argenton), était de 21 lieues gauloises. La Table lliéodosienne n'en indique que '20, mais on sait que cet important document n'est malheureusement pas toujours d'une exactitude absolue l .

BiDLioGRAPHrE : /. de la Lande, Bull. ar.t. 0.. XI'' série, ann. 1867. p. 557, 567 et 568.

Milliairrs de Cenon.

« Trouvé' dans un ileu appelé Vioi.r-Pnlticrs, h cinq lieues « de Poitiers et à deux de Cliâfellerault. » Bouiucnox.

« Provient de la station romaine de Cenon et est conservé « dans le parc du Chilteau du Fou. « de Longue.mar.

Nous lisons sur notre estampage en lettres de 0'" 08 très effacées :

iiiiimiiiii iiinimii I /

NEPOSDIVINEll//

EPRONEPT/ELHA/

RIANANTONIN//

//GPIYSPMTRPli/

/)SIII PP

LIM FIN

[Iinp{era(or) Caca a r) divi Hadriaai fl(ius). dici] Tralani ParfJrici]

(I, La Table théodosienne, dont nou» donnons le fraj^ment concernant noire région, est plus connue sous le nom de Cartf de Peullnijcr parce (|ue Tunique copie du XIIl'^ siècle, qui nous a rc\élé ce monument géoi^raphifiue des anciens, ap|)nrtcnait au XVi*- siècle à un sMv.int d'Aut^sbourg' appelé Cunrad Teutinger. J. "original parait devoir remonter à Tannce :230 après 3 ~C. La copie comprenait douze feuilles de parcliemin formant ensend)le un rouleau de près de 7 mètres de long sur 0 m.3U de large. L'une de ces feuilles, relative à l'Afrique c?t aujouid'lmi perdue.

nepos^ (h'ci Nei\cafi ji:)yo??.<'j>;05), T[itui;) Ael[ius) Hadrianius) Aniotim{us] [Au]f/{i(sfus] Plus, p^ontifcx) m[aximusj^ ff(ihwti(:ia)p[o(esfafe' [fil, c6\{n)sid III, piafer) ii[afriae), L'im{onum) X, Fia[cs) [r/.l

I/empereur César Titus Aeliu.s Hadrien Antonin, fils du divin Hadrien, petit-fils du divin Trajan-le-Partliique, arrière-pelit-fils du divin Nerva ; Auguste, pieux, grand [tontife, revêtu de la puissance tribunice pour la 3' fois, consul pour la 8" fois, père delà patrie.

Poiliei's à 10 Houes, Ingrande à 6 lieues gauloises).

L'anliqiiaire X. ljourguii;non, plus connu sous le nom de Bourignon, — et qui fut sans conlredit le meilleur épigraphiste du Poitou et de la Saintonge. — cite ce milliaire comme suit :

hnp. Caes. Oiri lia driani. fil. divl tnilk^l. PART HIC I.NEPOS.DIVI NEri' r7E.PR()NEP.T.rJ^L.IIA DRIAN. ANTONIN//^

Avc^prvs

rÔS ÎTÏ El M

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