TR.P.III CO
LIM
La copie ({uc donne Bourignon nous paraît bonne, mais en en interprétant les dernières lignes :
a Limono inilliariiim scxtirni 'ou srx Icugas ,
il commet très certainement une erreur. A moins de supposer, en effet, (jue le milliaire a subi un déplacement de quatre lieues, — l)uis([ue nous avons vu que la X-^ borne était au Yieux- Poitiers, — le chiffre VI ne saurait se ra[)porter à Limonum.
« Cette colonne milliaire. dit-il, a été transportée de Cenon à « Chàlellerault. dans le jardin de M. UivièrC; notaire, qui s'est
« [trùLû à mes recherches avec une honnêteté et une complaisance « dont je ne saurais trop le remercier. »
La disposition typographif[ue même que Bourignon donne à la copie qu'il produit, semble venir à l'appui de notre conjecture en faveur de Fines. Toutefois, un nouvel embarras se présente: Nous avons déjà le sixième milliaire depuis Ingrande, nous possédons également le septième, et si notre hypothèse est fondée, celui-ci ne pourrait recevoir que le numéro huit, correspondant à un déplacement de deux lieues.
Quoi ({u'il en soit, nous proposerons, sous toutes réserves, la restitution ci-après :
imp. cacs. diri Ihulr iani. fil. divt 'ira lANI- VkWthlci ne ^)OS-DIVI- NERua^ 7)110NEP- T- ad' ho.
DIUAN- anionl NVS.AVG- 'piits p. m.
TR-p-ITT GOs m p. p.
LIM Fin.
viii Y la
\Iiup{erator) Cacs[ar) dici Jladriani fd{ius, dici TrcC\iani Part[hici nt'£t]os, divi Nei'[vae p\ixmepos, T{ifus\ [Ael(ius- IIa]drian{us) \Ani07ii] nus Auij{its/as] Pins, p){o)ififexJ m[aximiis\'], tr^ibnnida) p{ofestat('], JII (:o{n][sid II I^ p{afer) p^afriac)],
Lim(oniun) [VIII; Finies)] VIJI].
L'empereur César Titus Aelius Hadrien Autouin, lils; du divin Hadrien, petit-iils du divin Trajan le Parthique, arricre-petit-llls du divin Nerva; Auaiiste, pieux, j^rand pontife, revêtu de la puijjsance tribunice pour la 3<" fois, consul pour la 3' fois, père de la patrie.
Poitiers à «S (?) lieues (gauloisosi : Ligrande à 8 i?) lieues.
Si la copie de Pourignon était entièrement acceptée comme exacte, la dernière ligne devrait être restituée d'une façon certaine :
Lini[oniim) vi; [Finies] .r],
Ijiki.ioghai'Hie : IJoufii/zinn. a. p. (>.
Tous les milliaires d'Antonin, Irouvés justju'icidans la Vienne, sont identi(|ues quant au texte et ne diffèrent entre eux que par la division des lignes et les indications de distances. Les noms de l'empereur y "sont au nominatiL Dans le midi de la France les milliaires du même prince sont plus généralement datés de son Ae consulat, et ne donnent pas sa (iliation adoplive. Les dislances y sont exprimées en milles [nnilio. imssuam), et non en
lieues (Jcugae^ mais ce fait ne doit pas nous surprendre puisque, conlraii'cment au mode adopté dans le reste de la Gaule, la Nai'bonnaise comptait par milles romains (1).
Une particularité, (|u'il n'est pas hors de propos de signaler ici, est relative à l'usage auquel les premières populations du Poitou ont employé les milliaires enlevés aux anciennes voies. Malgré leur forme demi cylindrique, à base parfois carrée, tous, on presque tous, ont été creusés en tombeaux i^2". Nous devons certainement à cela de les posséder après de longs siècles. Mieux que ne l'auraient fait les hommes, les nécropoles ont su nous les conserver.
Ml II /a ire Je Consae.
r.ourignon signale également, comme ayant été trouvé en Saintonge, un autre milliaire d'Antonin-le-Pieux perdu déjà à l'époque où il écrivait :
« Inscription milliaire qui se trouve dans les papiers de Teu"^ « l'abbé Brottier avec ce titre :
« fn (rdibits nobilis C/audil Marini, cquilis apud Xanfonc, pac( rochia de Consae. est haec columna lapidca
« Voici de quelle manière je pense qu'il faut rcstiluer cette inscription ;
IMP.GAES.DIV.