‹ Épigraphie romaine du Poitou [et] de la SaintongeChapitre 96 sur 217 · MIL- COH- XVIII VOL · texte numérisé non relu

MIL- COH- XVIII VOL

Ce qui nous permettrait de lire :

0[uintus) Julius , Q{uinti) f{iUus), Ter{enlina Iribu), Celrus, domo Arelat[e), mil{es) coh[oriis) XVJII vol{untariorum). H{ic) s[itus) e[st).

Ici repose Quintus Julius Cetrus , fils de Quintus , de la tribu Terentina, né à Arles, soldat de la 18" cohorte des volontaires.

Les cohortes, c^ui possédaient une organisation spéciale, complètement indépendante de celle de la légion, étaient formées soit par des alliés (cohors voluntariorum), soit par des provinciaux qui possédaient la qualité de citoyen romain {cohors voluntariorum civium romanorum). Leur nombre s'accrut avec les besoins de l'Empire et le chiffre de trente-deux que nous font connaître les épitaphes découvertes un peu partout, mais plus particulièrement près de Mayence (1), nous paraît avoir été dépassé.

M. Ledain s'est demandé si Cetrus était bien un nom propre. « Ne serait-il pas permis [de croire], dit-il, cpie Quintus Julius était surnommé Cetrus parce qu'il était armé du genre de bouclier [appelé en celte cetra], et parce c|ue la 18® légion, â lacpielle il appartenait, en était pourvue toute entière comme celle des Mauri cctrati [de la Notltia dignitatuin] ? »

Admettant ensuite comme vraie la lecture commune de Dufour , de Charles Arnauld et de M. Audiat , M. Ledain croit que le fait de la présence à Brioux , à un moment donné, de la IS*" légion « demeure accpiis et indubitable ».

« Une remarcpie, ajoute-t-il, trouve ici naturellement sa place. M. de Boissieu a observé qu'on ne rencontre pas, du moins à Lyon, d'inscriptions se rapportant à la IS'' légion, parce qu'elle est une des trois qui furent détruites avec Varus dans la Germanie, (//isc/v/)^. de Lyon, p. 327.) Faut-il en conclure que cette légion est venue en Poitou avant ce célèbre désastre, c|ui date de l'an 9 après Jésus-Christ f Une réponse affirmative ne serait peut-être pas téméraire. »

Pour les raisons que nous avons fait connaître déjà, nous ne

(1) Korrespondenzblalt der wesldeutschen Zeitschrift , 1882. p. 2. — Orelli, n° 90. — G. I. L., t. IX, n'^s 5335 et 2836. — Brambach, Inscript. rhénan.. U°s 1467 et 1496. — Ephem. epigr., t. iv, 1884, n» 475.

partagerons pas, pour notre part, la conclusion de M. Ledain.

Plusieurs documents mentionnent des dix-liuitiômes cohortes:

Un diplôme du 16 juin 138, découvert en Hongrie dans le comitat de Weszprim, indique qu'une cohors XVIII Vol{untaj'ioram)C{wian}) R{oinaiwruin) faisait partie do l'armce de Pannonie supérieure, et se trouvait, avec quatre autres coliortes, sous le commandement de Haterius Nepos.

Un autre diplôme du 3 novem]3re 154, découvert au même lieu que le précédent , ncjus apprend encore qu'une autre coJiors XIIX voliuitarioruni avait été placée de même sous les ordres du légat Claudius Maximus (1).

Bibliographie: Affiches du Poitou, 1784, p. 94. — De Beaumesnil, Rec. manusc, pp. 78 et, 1()4 (copie au crayon). — Bourignon a, p. 48. — Bourignon, p. ;5U1. — Duf'our, p. 1G7. — Arnauld, p. 43, (34 de l'édit. de 1843;. — Audiaf,> p. 54. [Commentaire et copie reproduits dans Épigr-aphie; inscriptions rédigées ou relevées par Mgr X. Barbier de Montault, in-8°, Marseille, s. d., p. 8. (Extrait du 34" vol. du Répertoire de la Soc. arcli. de Marseille.)] — Ledain, Epigr. rom., p. 38 (et dans Mém. Ant. O., 1886, p. 178).

EPITAPHE DE L. AUTIUS.

Musée de Saintes.

, « Plusieurs tombeaux découverts [à Aulnay] renferment

do petits vases en terre de forme et de couleur diverses, du charbon, des monnaies de l'époque r<miaine, des armes. D'autres sont couverts d'une pierre tumulaire i)ortant une inscription latine et abrégée qui indique assez la sépidturc d'un sujet romain :

(( (L-AVT1VS-....M.RVFRIVS'.... IVLL... LEG. XVI....) »

(Abbé Paris.)

Quelques lignes plus loin, le même auteur donne en note, et sans conmientaires, l'épitaphe que nous reproduisons ici en lui conservant la disposition typogi-aphique sous laquelle elle a été présentée. L'ab))é Paris ne paraît ])as avoir remarqué qu'il ne citait là ([u'une meilleure copie du texte i)récédent :

(1) Reuior, Dijdômcs nidUnirrs, iii-4", lb7G, !•■'-• livr., pp. 148 ut suiv.

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