C VS L M
Vegktv est vraisemblablement pour vegstvs. C'est le nom de celui qui a fait élever le monument. M. 4e baron Chaudmic de Grazannes, page 133, a lu de plus vegbivs ORETiGvs. Ces mots n'existent plus, s'ils ont jamais existé. Peut-être a-t-il pris le sigle c. v. s. pour la fin du met ereticvs. Les lettres c. v. s. l. m. terminaient la phrase. Elles signifient wotum soltit iJbms uerik%.
a de bon cceur accompli son vo^u avec justice.
Le G est une abréviation par curaviL II serait plus exact de lire :
GURAVIT VOTDM SOLVENDUH UBENS MERITO.
Peut-être devrait-on voir dans keiuto un participe au lieu d'un adverbe, comme on le fait ordinairement; dans
ce cas le mot voudrait dire c à qui l'a bien mérité, • ou
c qui en était digne, » ou « qui m'avait rendu service, > bienfaUeur, par conséquent. L'on aurait :
Vegetuê a eu ioin d'accomplir de grand cœur son vceu en rhonneur de son bienfaiteur.
Faut-il chercher quel était ce vœu ? En pareille msttiére, «une hypothèse est souvent téméraire, et l'on risque beaucoup de prendre ses rêves pour des réalités. Il n'est paes non plus aisé de savoir de quoi faisait partie ce fragment.
Sans troprafBnner,noDB rattribuenons à^ioelque monument expiatoire. îl est rare que les pierres funéraires soieoft graTées sur deux faces. Ici il y a des lettres sur les deux côtés opposés. De plus, je trouve an Musée plu- Âeurs débris portant la tête de taureau entourée de bandelettes €ft accompagnée de la harpe, restes certains d'un taurobole. Gootre Fusage, aacim n'a d'inscription. Pourtant, un taurobole, inunolatioii d'un taureau, comme l'indique le mot, était «une solennité importante dont on tenait à consacrer le souvenir. L'évéqm de Poitiers, Yenanoe Fortunatt, qw pouvait l'avdr vue, fa décrite; et, après lui, Fontenelle en parle ainsi dans son Bkurire dm Oraeki^ deuxième dissertation, ckapil»^ IV. « On creusoit imefosse asses profonde où celui pourquisedevoit faire la cérémonie descendoit avec des bandelettes sacrées àlatéte, avec une couronne, enfin avec tout un équipage mystérieux. On mettoit sur la fosse un couvercle de bois percé de quantité de trous. On amenoit sur le couvercle un Taureau couronné de Fleurs, et ayant les cornes et le front ornés de petites lames d'or. On l'égorgeoit avec un couteau sacré; son sang couloit par ces trous dans la fosse et celui qui y étoit le recevoit avec beaucoup de respect ; il y présentoit son front, ses joues, ses bras, ses épaules, enfin toutes les parties de son corps et tâchoit à n'en pas laisser tomber une goutte ailleurs que sur lui. Ensuite il sortoit de là hideux à voir, tout eauillé de ce sang, ses cheveux, sa barbe, ses habits tout déjgoûtans ; mais aussi il étoit purgé de tous ses crimes^ et régénéré pour l'Ëtemité; car il paroit positivement par les inscriptions que ce Sacrifice étoit pour ceux qui le recevoient, une régénération mystiqrie et étemelle. Il faUoit le renouveler tous les vingt ans; autrement il perdoit cette force qui s*étendoit dans tous les Siècles à venir. Les femmes reoevoîent cette régénération, aussi bien que les hommes. Tout cela est clair par les Inscriptions. »
C'est à Gybèle qu'on offrait les taurobolies et pour quelque grande calamité. On chargeait assez souvent un
tiers de l'expiation, comme ce grand seigneur qui faisait faire sa pénitence par son valet de chambre. Des courtisans poussaient la flatterie jusqu'à recevoir ce baptême sanglant pour la prospérité des empereurs; et des villes envoyaient en leur honneur des hommes se barbouiller ainsi du sang d'un taureau. On comprend qu'on ne manquait pas de rappeler un pareil dévouement ou une telle expiation. Aussi sculptait-on sur un cippe commémoratif la tête de l'animal immolé, le couteau victimaire, la bandelette du sacrifice et le nom de celui qui l'avait ordonné. Ne pourrait-on pas croire sans trop de témérité que la pierre épigraphique et la pierre taurobolique du Musée appartenaient primitivement à un même monument dont elles ont été séparées? Et les réunir ne serait-ce pas les compléter réciproquement?
Outre les arènes et l'arc de triomphe, il y avait à Saintes un, certainement, et peut-être plusieurs temples antiques.
Voici un fragment qui prouve pour Bourignon l'existence de quelque cella élevée à la mémoire d'Auguste :