SAC
A Caius Julvas, père (de la patrie), dédié
Visconti et Millin ont rétabli toute l'inscription :
G • IVLIO • C AESARI • DI VI • F • A VG VSTO • PONT
MAX-PATRIPATRIAECOS IMP
TRIB -POTEST... SAGRVM- DEGVRIONES ET • POPVLVS • MED • SANT •
C'est-à-dire :
A Caiu$ Juiius Cétar Augusief petU^fiU du divin Juleê^ êouveraifi pontife^ père de la patrie, . . . fois emeul, .... /ou imperaior^ la. . . . année de la puissance iribuniHenne ^ fut consacré (ce monument) par les déeurions et les cU/oyens de Mediolanum Santonum.
N'y a-t-il pas là beaucoup d'imagination?
Le marbre suivant appartenait sans doute au même monument; mais il avait été encastré dans le mur exté-« rieur de l'hôpital général :
c . IVL :
AVGV
IVLIA
A Caius JvMîis César Auguste Julie.
Grazannes écrit, page 36, « qu'il s'agit de l'impératrice Julie. > Bourignon, page 47, estime que cette pierre a été gravée en l'honneur de Livie, femme d'Auguste, qui s'appelle aussi Julie sur des médailles : car, dit-il, Auguste l'avait adoptée pour sa fille. Elle prenait le nom de Julie, fille réelle d'Auguste, comme Auguste prenait celui de Gains Juiius César, son père adoptif .
Pour moi, j'ai de la peine à m'expliquer ici des monuments funèbres érigés en l'honneur de quelque César, petit-fils d'Auguste. Qui prouve cpie le patr. soit un père de la patrie plutôt que le père de quelque enfant reconnaissant? et que la Julia de la seconde inscription soit la Julie femme ou fille d'Auguste ?
Uae troisiôma pieme porte ces deiu^ mots
DIV AVGVSTO
Au divin Auguste.
Enfin une dernière, tirée des4ébris duClfpitole^ (^t
ROMAE • ET • AVGVS TO • PROVINCÏA • GALLIAE • DE • PVBLI GO-
A Rame «f à AuguMe la province de GauU .(ft élevé ce monument) aux frais 4u tréeor publie.
La Sauvagère pensait que cette dédicace se rapportaità Taqueduc du Doubet. JBourignon, page 58, opine pour un simple autel. GUaudruc de Grazannes, page 36, J'aitribue .i. la cellfi.dont on a découvert les restes en ldl6, quaiKl on a agrandi le Gours 'de Saintes.
Il reste une autre difficulté ; c'est de Provingu ^ajmm. S'a^t-U simpleoient de la Saintonge ? Gomment n'estelle pas déterminée? Ghaudruc y substitue le mot Aquiianicœ. II s'agirait alors de l'Aquitaine entière. Mais pourquoi l'Aquitaine entière aurait-elle élevé oe monument-là à Saintes, plutôt qu'ailleurs? Il y a bien des
obscttritéd dans, tons ces textes. SonMIs complets seule* mentT Onl^ils été bien lus et fidèlement transcrits? Nous ne les possédons plus.
xvn
Le plus grand non[ibre de nos inscriptions sont funèbres, et cela s'explique. Outre qu'il y a dans le respect pour les morts un sentiment bien naturel et un désir de payer un dernier hommage à une mémoire chère, on aime généralement mieux louer les défunts que les vivants. C'est moins compromettant et plus avsmtageux. Ne trouve-t-on pas moyen, à côté du panégyrique du parent enterré, de placer un petit mot pour soi, et^ tout en satisfaisant un pieux sentiment, de montrer sa sensibilité, sa générosité, sa reconnaissance et d'autres qualités non moins fréquentes, y compris la vanité ? Sous ce rapport, nous sommes inférieurs aux anciens. Ils sont en général sobres d'éloges. Un mot de regret, une parole louangeuse, c'est tout. La perte la plus cruelle n'arrache qu'un cri de douleur ; mgbrens, mobrxntissdius, irét affligé. La veuve inconsolable de nos jours, et qui se remariera dans dix mois, se disait simplement dukistima; le dier défimt est simplement bme mermH; on lui élève un mausolée, et il l'a bien m^lé. Une pierre funéraire de Lyon , posée par un frère à sa sœur, dit que jamais personne n'eut un reproche à lui faire, si ce n'est de sa mort :
DE • QVA • NEMO • SVORVM • VNQVAM • DOLVIT • NISI * MORTEM *
Quel plus bel éloge l On croirait étendre Louis XIV s'écriant, à la mort de Marie-Thérèse, sa femme : « Jamais elle ne m'a donné d'autre chagrin; » ou bien lire 1'^taphe du duc de Montmorency, gravée à Moulins par soa épouse Marie des Ursins :
rm Quo DOLB» NŒiL tNQVâx PorviT msi ifomm .
Une des plus considérables inscriptions funéraires que nous ayons eue est celle que transcrit, page 60, Bourignon, d'après Veyrel.