‹ Épigraphie santone & aunisienneChapitre 24 sur 96 · IX8A · texte numérisé non relu

IX8A

Les mots abrégés sont poLORpourpoLORum; hargarite, pour UÀRùAMTEnms, de Margi» actuellement Passarowitz en Servie. Ce Charles, Carolu$, évêque de Margi, presul MargarUe, est Charles de Saint-Gelais, abbé de Montierneuf, qui mourut en 1500, suivant le GaUia Christiana.

Avant le jour où la pieu$e Vierge fit mi as$omption au del, de sa propre maùi consacra ce saint autel, et avec ce cimetière bénit aussi cette chapelle, Charles, évêque de Margi et vénérable tMé, en Vhmmeur du tnartyr Eutrope et de saint Maeoux,

D'autres toml^s non apparentes furent trouvées en 1861, dans le cimetière de Neuvicq sous Montguyon. Des travaux de voierie les avaient mises à découvert; aussi n'a-t-on rien imaginé de mieux que d'en employer la plupart au maosuiamisege. Quelques-unes ont été sauvées par M. le curé de Neuvicq. Ce sont des auges de pierre, longues de 2 mètres 30 cent, à Tintérieur, qui ont servi de tombeaux. Les squelettes en occupaient toute Texcavatipn. Les couvercles sont taillés à deux ou à quatre pentes. L'inscription est ordinairement gravée sur la face qui regarde le midi. Un mot la compose, nom propre certainement. Peu de chose dans ces tombeaux. Trois vases funèbres de terre non vernissée, quelques débris de

verre irrisé, une lame d'épée très oxidée^ un ceinturon dont le cuir, qui ressemble à une écorce de pin, était recouvert d'une lame d'argent ornée de légers dessins et dont la boucle de fer est arrondie d'un côté, carrée de l'autre, enfin dans l'auge de Dolena avec ce ceinturon une fibule de cuivre dont la face dorée est ornée de cinq grosses pierres disposées en croix et de quatre petites. Voici les douze noms inscrits sur douze de ces tombes , tels que les a relevés M. l'abbé A. Rainguet, supérieur du petit séminaire de Montlieu.

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M. Rainguet, dans sa note insérée au Recueil des ctcies de la Commission des Arts et Monuments de la Charente- Inférieure, tome I, pages 89 et 426, raconte que dans le cimetière de Neuvicq il y avait trois couches de tombeaux superposés : ce qui atteste déjà une certaine antiquité « surtout pour ceux qui supportaient les autres.

La lecture de ces mots est assez facile ; d'une part :

AUBOICÂRA, INGOBERT, EÂLICIA, VIRINÂ, DOLENA, JUCUNDA,

et de l'autre : magaria, ahgillino, lobasio, ..ihuna,

EMAANO, ATUO.

...JRVJNA ATVO

A quelle époque remontent ces tombeaux?

On y a trouvé deux médailles. Tune de Constantin (307-337); l'autre de Magnence (350-353). Ce peut être là une limite extrême. D'autre part, les croix gravées devant plusieurs des noms, et le monogramme du Christ tracé sur plusieurs pierres , indiquent certainement des sépultures chrétiennes. Les vestiges d'incinération, qu'on a cru remarquer en quelques tombeaux , et les débris de verre prouveraient tout au plus que le cimetière a pu antérieurement recevoir des cadavres païens. La forme des lettres indiquerait le vi« siècle, et même plutôt le vn: C'est l'avis de M. Edmond Leblant, très compétent en ces matières. M. l'abbé Cochet mettrait un millésime antérieur.

En 1867, à Saint-Jean-d'Angély, on a décauvartJbeaucoup de tombes dans un vieux cimetière. Une seule portait des lettres, et des lettres assez informes. Sur le dessin qu'on m'en a adressé, j'ai lu :

LAVONIALA

OU bien bâvoniabâ. Est-ce bien cela ? Rien, du reste, ne peut fixer l'âge de ces tombes.

De l'an 600 nous passons sans transition à l'an 1000. C'est brusque. Qu'y faire?

Le mur nqid de l'abside du prieuré de. Bouteville, ancien diocèse da Saintes, porte l'épitapha suivante postérieure certainement à la fondation de l'édifice, et qui par cela même lui fixe une date certaine.

ANDNIMIL LESIMO QVIN QVAGESIMO OC TAVO F. IQAN NES A

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