DE LA ROCHELLE ET PAYS D'AVLNIS
EN 1426 DE D lEHANNX DE TORSAT
SON ESPOVSE DE GVT DE ROCHEGH.
B DX XAINGTES DE IXHAN DE ROGHECHOVART H ET DE D"* MARd^ D'AXBOISB SON ESPOVSE DB LOVIS DE ROGHBGHOVART EV DB XAINT« DB ATMERT DB ROCH BT DSANNB FILLE DV DIS COBTB DB ROGHERT* SON ESPOVSE. A ESTE RBSTABU PAR LA PIEVSE LIBERAUTE DE D lEHANNB DESAVLS DB TAYANNB VEVFVB DE IfESSIRE RENE DE ROGH'^ VIVANT GHLER DES 2 ORDRES DV ROT CONSEILLER EN SON CONSEIL d'ESTAT ET ^ PRIVE GAPP" DE 50 HOES D'ARMES
DE SES OIU)ONNANGES SEIGNEUR DE MORTEBCART PRINCE DB THONNAT-GHARENTE 1620.
On D^ paa fait à Saintes ee qu'on a fait ftPoitiers. Rien
ne rappelle la mémoire de ces nobles et pieux restaurateurs. Cependant on a eu soin de recueillir au Musée d'antiquités des consoles fort remarquables, qui portent leur blason. Elles provenaient de la salle synodale démolie, et ont été sauvées par feu la Société archéologique. Construite par Louis de Rochechouart , qui justifiait ainsi le titre d'ami des arts que lui accordent les dyptiques de l'église de Saintes, la chapelle épiscopale avait vu, le 19 août 1469, Charles de Valois, confirmant la paix conclue auparavant avec Louis XI, son frère, lui faire hommage pour son duché jde Guienne, et lui jurer fidélité « sur la vraie croix de Dieu , nommée de Saint-Lôles-Angiers, portée audit lieu de Xaintes par deux prestres i de l'église de Saint-Lô, en Anjou. On l'a démolie en 1840 pour y créer la place du Synode. Les consoles du Musée, outre l'écusson, portent cettte phrase :
tout U fkwxqt
La devise des Rochechouart est connue : antb mark uNDiE; avani la mer, k$ (mde$. Allusion aux armes de cette illustre maison, qui porte : faid onde (Fargmi et de gueuUs de rix pièeee , et à l'ancienneté de son origine. Le peuple, qui n'entend pas malice aux finesses de l'héraldique et au sens voilé des devises, a fort exactement, quoique un peu librement, traduit ainsi les mots latins :
ATtnt que U mer fût an monde Rochechouart roulait son onde.
Ce qui voudrait signifier quÎB la famille des Rochechouart
existait avant la création du monde. Le juge des
Plaideurs ne voulait faire remonter les avocats qu'au déluge.
Cependant, dés la première croisade , on compte un Aimery IV, vicomte de Rochechouart. Les armes sont à Versailles dans la salle des croisés avec celles de Renaud de Pons. Au reste, cette prétention naïve n'appartenait
pas seulement aux Rochechouart. Tallemant des Réaux, dans ses HUtorieites^ raconte que Marie-Sélénia de La Rochefoucaud, veuve de Louis de Rochechouart, baron de Ghadenier, gentilhomme de la chambre du roi, disait à son neveu, premier duc du nom, et père du célèbre auteur des Maximes : « La maison de La Rochefoucaud est une bonne et ancienne maison; elle était plus de trois cents ans avant Noé. — Oui, ma tante. Mais que devinmes-nous au déluge? — Vraiment voire ! le déluge, répondit-elle, je m'en rapporte. » La brave dame, pieuse pourtant, et qui se fit carmélite après la mort de son mari, aimait mieux douter de la sainte Ecriture que de n'être pas d'une race plus ancienne que Noé.
La devise qui nous occupe est moins répandue que l'autre, et est inconnue des héraldistes. Elle n'appartient pas moins aux Rochechouart. Quelquefois une même famille a plusieurs devises et des différences assez notables dans les armes. Les Montalembert ont : Ferrum fero ferro feror, et de plus celle qu'a adoptée M. le comte Charles de Montalembert : Ne espoir ne peur^ qui semble empruntée à cette inscription de la rue Sainte-Etienne, à Poitiers : neg sps neg metu. Je serais assez porté à croire que l'èvéque de Saintes, Guy ou Louis, trouvant la dernière devise de la famille trop orgueilleuse, en prit une plus simple et plus morale. De même le connétable Charles de Bourbon changea les attributs des ducs de Bourbonnais qui avaient été d'abord le mot Espérance, gravé sur un ceinturon^ le mot allemand allen, allons TOUS ENSEMBLE OU servics de Dieu, puis le chardon, les pots à feux, le cerf-volant, pour une épée sur laquelle il grava : PENETRABrr, elle pénétrera. Elle pénétra si bieii et si profondément, qu'elle y resta brisée.
Gomme la plupart des devises, celle-là a un sens emblématique. Henri in, qui avait été roi de Pologne, à son avènement au trône de France prit pour armes trois couronnes, deux posées à terre, l'autre élevée dans Tair avec ces mots : La dernière m'aitend au eiel. Les Isnards
entouraient trois molettes d'éperon de cette phrase : N*apprêekâz, etU$ piquent; Louis XI avaitun fagot épineux avec : Qui «> froue «V pique; légende fort semblable à celle de Gréqui : Que nul ne $'y froUe, écrite au-dessous d'un buisson ; à celle de l'ordre du Chardon , en Ecosse : Jf/emo me mpune laeestit; à celle de la ville de Gannat» en Bourbonnais : Nul ne «> frotte qui §ani n'a; calembourg GANT n'a et allusion au mot Gant contenu dans Gannai; ou enfin aux pots enflammés de Charles I*, 5^ duc de Bourbon, qui semblent dire : Gûreieseoue; sicur cum xwn rrA GUM PRiNaPB ; tenez-veue à dietafiee eu feu et desprineu. Frédéric m, empereur d'Allemagne, avait adopté ces cinq lettres : à. b. i. g. u. Àuttrm Eet Imperure Orbi Univerêo, abréviation aussi célèbre que le fameux s. p. o« r. Senatue Populut Que Romanus.
La première devise des Rochechouart faisait allusion aux mdee de Vécu. Louis, en modifiant la forme,, a voulu re^ecter la pensée, c Ce flot que vous voyez, tout jx GHANGs ; le moindre souffle le ride, le troi^le,. lé soulève. » Et par une associaticm d'idées familière aux ptédicateurs, moralistes, poètes, et d'autant plus naturelle ici que les personnes qui soutiennent l'écu et devise^ ont une physionomie diflB6rente, il aura songé à Fhomme,
piailler gi» le Yent, plu inamaUBt qu l*oiide>
a dit Regnard; l'homme qui, selon Bofleau,
% onmi» la meti le» loto «t le» caj^cet.
On voit aiisément comment cette devise : tout le CHANGE, ainsi comprise, peut fournir un utile sujet de réflexions au lecteur; et développée dans le sens religieux, quel heureux texte de sermon elle offre à l'orateur sacré! (1}.
(1) Les exemples fosnoilleat de deylses s'applûioant aux annes on d'armes reprodolsant an nom. Golbert prit pour blason nne amlnivrf , d*oft dérinit son nem erniven, e9l»mf. en la toH seilpld» I Hm éai» IHifke 8 at i »il m<t>
VbM jolie & mon avis, parce qu'elle w reporte & la fois iQ nom de la famille et aux pièces de Vécu, est la (ievise des Le Gardeur, maison de Normandie aDoblie par leiites patwites de mal I&IO, — vérifiées i la eom* dos comptes de Paris, isi aoftt 1511, et eoregistréesiilacoui' desaid» de Rouen, le 16 aoat 1556 — eu la personne de Jeao (« Gaxdeor, seigiteui de GroysiUeB, époux d» Jeumft Le Tavemier.
K Yon fait attention à la croix, CRUX , et au nom de u eumsuR, fin garde, cnaros, on comprendra aisément que
Foaqaet, loi dont !• nom, m lîen lingige, aifaiSe ietmit , iTiil on écsmll Irinput sa no trbre ivee celte légeaja : oco ton uenniB. Atfw'rt m ■oOm*-^ ftf Les RifeeUl», en SunUoie, mieil u nf cU^ MIu Sauide )i« : Rm.., n»... un. L« iiioi nitolieT ftm^ ± cet Je« 4e nota eit eiH pv V. EiHnbub, duii ton Bi/tvirt in blaim. C'eit te icean d'na noue ia 'ebbayede ^at-Gfimain-d'iAierre, repréeenUiit qn ^'xjn c[iii, diDil'air, m NT» le du d^ l<û^ Sm : enai -^ aii — uni — doi — *<■». Se peât- ■ nsfobde ^n itt|Mnt'..>et dtfflu préteolinii?
ces quatre mots signifient : Que la croix garde le gardeur de la croix. On trouve encore comme devise : â ftdk salvs. Les armes : De gueules au lion d'argent lampaesé d'or, tenam les deux pattes de decant sur une croix pattée, haussée et posée en pal de même^ sont fidèlement reproduites par notre gravure.
L'aînée des branches de cette famille, près de s'éteindre, est aujourd'hui représentée au château de Brillevesat, commune de Saint-Pierre-Eglise (Manche), par M. Hyacinthe Le Gardeur de Groysilles, dont la fille unique a épousé, il 7 a quelques années, le vicomte Arthur de Richement. La seconde branche, qui a eu pour chef Boniface> écuyer, seigneur de Tilly, fils de Jean, seigneur de Groysilles, s'établit au Canada en la personne du petitfils de Boniface, Charles Le Gardeur, écuyer, seigneur de Tilly, conseiller du roi en son conseil, souverain de Montréal, père de onze enfants, dont l'un, Jean-Baptiste, seigneur de la Mothe de Tilly, chevalier de Saint-Louis, lieutenant de vaisseau, né à Québec, en juin 1669, vint à Rochefort , et fut le chef du rameau établi en Saintonge. De ses deux fils, l'un le chevalier Le Gardeur de Tilly, mourut dans un combat naval contre la frégate anglaise la Minerve^ le 22 août 1778; l'autre, Armand Le Gardeur, comte de Tilly, chevalier de Saint-Louis et de Cincinnatus, contre-amiral, chef d'^escadre, dont les hauts faits sont racontés par la Biographie sairuongeaise ^ mort le l*' janvier 1812, a eu, de Jeanne-Rosalie Magnan deMontaigu, une fille, mariée à Pierre Faucher de la Ligerie, et trois fils. Leur postérité est représentée à Saintes, à la Bristière en la commune d'Eschillais, et au Chantreau, commune de Pessines. D'autres rameaux sont encore aux Etats-Unis et au Canada.
Le blason des Rochechouart se voit en outre dans l'ancienne église des Jacobins transformée en écurie, à la voûte d'une chapelle qui sert de grenier à fdin, et tout près de l'écu de France, échappé. Dieu sait comme, aux regards d'un régiment d'artillerie qui, en 1792, occupa le
couvent des religieux. Ce blason est une date. Il ne peut y avoir été apposé que de 1426 à 1505. U indique donc, d'accord du reste avec les caractères architectoniques du monument, l'époque de la construction de cette église. L'ordre des Frères Prêcheurs, que nous avons vu de nos jours en France restauré par le R. P. Lacordaire, avait été fondé à Toulouse» en 1215, par saint Dominique. Ils étaient établis, dès 1219, à Paris, d^ns la rue Saint- Jacques, ce qui, outre le nom de Dtmmicainê venant de leur fondateur, leur fit donner celui de Jaeobim , légué par eux aux Amis de la Coiutùuti<m qui, en 1790, s'étaient emparés de leurs bâtiments, rue Saint-Honoré. Ils furent appelés à Saintes en 1292 par Geoffroy II d'Archiac, d'une illustre maison de Saintonge qui, de chanoine, devint évêque de Saintes (1287-1296) après la mort de Pierre VI. Une chapelle leur fut bâtie en 1301. Un siècle et demi plus tard, les Dominicains la réédifièrent. Ils y placèrent les armes de l'évèque et celles du roi de France qui, sans doute, les avaient aidés. On trouve bien encore à l'ogive d'une fenêtre orientale, fermée à présent, un autre écusson : Deux lions Uopardés. Mais tant de familles portent des lions et des léopards dans leurs armes qu'il est fort difScile de mettre un nom sous celles-là. Ainsi les Gamaches ont : De sabUs à deux léopards d'or; les Vaugelas : ff argent à deux Uons Uopardis de gueules; Longueville : De gueules û deux léopards d'or. Les seuls à qui ce blason pourrait appartenir, seraient peut-être les Voyer, seigneurs de Paulmy, de Dorée et d'Argenson : D'azur à deux lions Uopardis d^or passants Fun sur l'autre, armés et lampassés de gueules. Ils ont eu des possessions en Saintonge. Dans les archives du tribunal de Saintes (1689), on trouve une donation de la terre de Ghaillonnais, près de Saujon, faite à sa sœur Françoise de Voyer de Dorée par messire Alexandre-Benoit de Voyer, abbé de Dorée, et enregistrée < par Biaise de Gascq, escuyer, seigneur de Préguillac, du Breuillet, de la Barde-Fragneuse et des Mortiers, conseiller du roi, président et lieutenant-géné-
ni on la sénéchaHasée de Xaintonge et siège préaidial de Xaintes. » Cet écusson a pu être placé là après coup pour indiquer une sépulture.
Le blason des Rodieokouart ne nous donne la date que d'une ftiçon approximative ; une inscrlptien ya la fixer.
Autour d'une magnifique et légère fenêtre ogivique à meneaux prismatiques, court un long cordon , formé par des lettres gothiques profondément fouillées. Elles sont taillées dans les pierres qui font le dntre, et sont contemporaines de rédifice. Or, on lit le miUéàme 1446. Cest précisément l'époque de l'épiscopat de Guy de Ro^ diechouart. D faut étudier l'inscription attentivement : elle ne laisse pas de présent» quelques difficaltés et aussi d'offrir quelque intérêt.
ik ttuttatipi i Ui»«0 K 0011 h^n Btna
^ mat» }f»t^ent tm^n fut 0»
^00i0ii itiùfÏBMn ^0ii»t ton» U0
Cb sont des vers. Ont-ils la mesure ? Ils ont au moins la rime. Avec un peu d'habitude et quelque réflexion, il est aisé d'en saisir le sens général , malgré des lacunes, les mutilations de la pierre et la difSculté d'épeler ces lettres ^ la hauteur où elles se trouvent , difBculté insurmontable depuis qu'on les a masquées complètementi, fin de 1869, par des poutres.
la pour Ion est vulgaire, de même que I ou J pour J^hant Jean. Pour le chiffre U faut un mot de deux syllabes, quaire OU mOU; entre ces dew extrêmes qq peut choisir. Le marc, autrefois en Fr^cOj, valait les deu^c tiers de ranctenne livre romaine de 12 onces et la moitié
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de la livre de 16. Le roi. Jean doubla le marc et fit la livre de 16 onces. Un arrêt du conseil d'Etat^ en 1701, fixa la valeur du marc d'argent à 31 fr. 12 s. 3 d. Au taux actuel le marc d'ai^ent est d'environ 50 francs.
Nous hasardons le 6* vers : gontrabigtion, en échange de. Au 7* vers avoir est trôs probable. employé pour avec est fort usité. Le premier mot du dernier vers est illisible.
Las mil qu0ÊM ceM quaraniC'^êig, Jeak Leboê à son Am un$ aê9i$ Du sien pr&pre à ce couceM A ifOMNii... marée d'argent Emu par ea âévoMon ïMQVBL PAR 4X»iiradietion Doit AVOm tous Ue vendredis Une messe avec la passion •^ pmsr luiasee àasu amis.
Cette inscription â subite jusqu'il , échappant aux dévastations successives des huguenots et des sansculottes, plus heureuse que la chapelle elle-même. Cependant les calvinistes d'abord avaient paru vouloir re^eetar cette église, au moins par intérêt. « Us l'avoient laissée pour s'en servyr et y faire leur presche. » Mais ils ne l'épargnèrent pas plus que les autres à une prochaine visite, c En fan mil cinq cens soixante et dix, la vigille de la Magdelaine, la ville feust assiégée par ceux de la religion prétendue réformée, laquelle feust prinze par eux, d'aultant que le gouverneur qui estoit dedans icelle, qui estoit le comte de Coconasso , la mist entre leurs mains; là où ils tuèrent encore beaucoup de gens d'églize et irâidrrat quelques chanoines prisoamiers, et lors Ion getta réglisse des Jacobins par terre, ensemble toi» les logis de messieurs les chanoines et diorisles, te cpfiiz n'avoient point faict auparavant. » Tabourin, p. 270.
Après avoir épelé rinscription gothique des Jacobins, il faut aller dans la crypte de Saint-Eutrope en étudier deux autres de la même époque. La première surtout, celle qui forme la corniche de l'énorme pilier, à gauche en entrant^ ressemble tant à celle des Dominicains qu'on la peut croire de la même main. Les dates, du resté, concordent : 1446, 1445. Toutes deux sont en relief, toutes deux profondément fouillées, toutes deux dans une position analogue, toutes deux nous rappellent une libéralité; celle de la fenêtre, la générosité d'un particulier; celle du pilier, la munificence d'un prince qui sera roi de France, On lit :
xiv txtB txtiUni ij^nnft lo^st
}ft to^ » tett litit Ut tt tttit^ f^itt tat»ni fxien ^« i» hiximt ttiitt ^it toj9 axt
Ce pilier et le pilier correspondant qui limitent la large et longue travée du bas de la crypte, doivent être romans comme les autres, mais seulement pour le noyau. Le lourd revêtement polygonal qu'ils ont maintenantr date du XV* siècle. Ainsi l'indique l'inscription dont voici l'explication et le complément :
L'an MCCCC XLV — 1445 — très excelusnt prince
LOTS — LouU — DAUPHIN DB VIENNOIS QUA — qui a— OFKRT
vi« BSCUS — offert 600 éeu$ — DB COY A ESTÉ FAIT — de quoi a été fait — le G et cetuy pyler... — ce pilier — estant
PRIEUR DE LA BALBCE ....GELIER DU ROY NRE .... — étant
prieur de la Baume, conseiller du roy notre sire.
Dans cette inscription un seul passage reste obscur ; c'est LE G. £r. Il manque une ou deux lettres au plus ; et Ton ne voit pas par quoi il les faudrait remplacer. De plus, entre ce mot et le suivant, eetuy, il y a une espèce de Quasimodo, plié el replié sous lui-même, qui supporte le tore en plein cintre du second pilier. A-t-on enlevé des lettres pour lui faire place? Cette inscription a été transcrite plus d'une fois; toujours cette difficulté a été éludée, el le mot malencontreux sous-entendu.
Ce qui rend admissible l'hypothèse de lettres supprimées, c'est ce que nous remarquons pour la seconde ligne de l'inscription. Le pilier forme un octogone irrégûlier; au second côté, on a eu besoin de sculpter une niche ; on a enlevé les lettres ; mais on a eu soin de les transporter à la ligne suivante, où on les retrouve un peu empâtées dans le ciment (1).
A ce même pilier, on a tout récemment gravé en lettres d'or, sur marbre noir, ces lignes, style du xix* siècle :
A SAINt EUTROPE I* ÉV. DE SAINTES
MARTTR APÔTRE