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La ni^e du pilieiv M^oturd'hui vîds» eoatmait la^tatue du prieut de SaiuMBatrope qui avait reconstruit cet ènonne massif. L'image a disparu; le nom est resté :
obott U U 6ûîm f rûur U ceatu
Au-dessous, un ange tient un écusson ipd a pourkmtd I^ècè ^nie bande; il est facile d'y reconnaître les anbes des La Baume, qui sont : D'ùt à l^ bûnée vtfrt e d^Muts Les divenBes branches , La Baume de MontreYsl om MoÊh trevàl, La Baume de Mores, La Baume Saint^Amour^ en Bresse et en Dauphiné> ne partent pas autrement. Ici il y a itaie bande simple et noû pas vivréè; c'est tout um« ment une brisure de cadet. Car les brisures se fiûsaient de plusieuie manières, par suppression, ooiame ioi^ par addition d^0le pièce, lambel, étoile, fleur, annelet^ boN dure, bande, b&ton, cotice, ou par changement d'émaux. Les aînés seuls portaient les armes pleines.
Odon, Alias Odet de La Baume, était de la branche de Saint-Amour, que Piganiol de là Force, malgré la ressemblance des armes , croit différente de celle de Montrevel, parce que, dit^il, les comtes de Montrevel écrivent Bawne sans /. Il était lé 4* fils de P^ceval de La Baume, seigneur de La Balme-sur-Oérdôn et de Pérès, en 1375, et d'Isabelle des Roched, dame dé Perés. Prieur des Déserts en 1399, il devint prieur de Saint-Eutrope en 1439, ou mieux en 1444, date du G<Ma. Cest lui qui fit rtpater la crypte et ireconstitiîre les deux piltets à rentrée, grâce à la libéràhlé du dauphin Louis, puis du toi Louis XI, fort dévot à saint Eutrope. En 1471, il remontra au roi que l'église était en danger. Le roi écrivit, le i« janvier 1472, au comte de Taillebourg, Olivier de Goêtivy, une lettre trouvée au château de Thouars par M. Paul Marchegay. Il lui recommande de « reffaire ce qui est pourry et mauvais et en dangier de cheoir, > et
snrtral de bîm faire attstttîoa aux ouviiêiv^ ttdMntde
c gaigner le plus qu'ilz peuvent, eq^écitiMneat qttiittd ib ont à faire à gens qu'ilz cuident qui ayent bonne bourse, comme moy. ^ Odon de La Baume «e init à l'œuvre. Mais il n'eut pas le temps de terminer. Il mourut en 1476, et fut enseveli au pied du pilier qu'il avait achevé de reconstruire. Sa tombe fut violée par les calvinistes.
Le successeur d'Odon de la Baume de Saint-Amour fût Jean n Grany, que M. Lesson, Fatte$ MMoHifim , II, 50', confond avec Odon de la Baume, < Jean Grany, Bbbé de la Baume, » dit-il. Il fut prieur jusqu'en 1496, et, par conséquent, contemporain de Jourdain Faure de Versois, confesseur de Charles de France, duc de Guiennè, dont on l'accuse d'avoir été aussi l'empoisonneur, à l'instigation de Louis Xî (1471), crime qui n^a jamais été bien prouvé. Jean Grany, dit le GalUa, TL, 1098, acheva le clocher de Saint-Eutrope, en 1482. Depuis 1473, Louis XI avait réuni au domaine royal l'Aunis et la Saîntonge, compris dans le duché de Guienne, apanage de son frère Charles de Valois, n contribua à l'érection de la magnifique flèche de Saint-Eutrope. Si, comme il en est si véhémentement soupçonné, il est coupable de la mort de Charles, il t dâ essayer d'expier ce melirtre par de fréquentes libéralités au tombeau de saint Eutrope, comme il tachait d'obteAfr fâMen ae MS tutret atium, en promettant mons et merveilles à Notre-Dame de Cléry.
Une seconde inscription rappeRe encore sa nmnificence. Elle est gravée tnir une des faces 4u pUier de droite en entrant. Le creux des lettres est rempli d'un émail noir qui fait bien ressorii'r les caractères; ce qui n'a pas empêché que tous les archéologues ne les mutilassent un peu. Briand, qui avait interprété ainsi la première inscription : prince dauphin db . . . ts q'a offert
VI* EGCUS DE QUOI A ESTÉ FAIGT GESTE .... ETC. CESTUI PIl«LEr ESTANT PRIEUR DE LA BAULUE . . . SELLIER DU ROT
n'tre . . . XIV . . . TRÈS EXCELLENT, et uue autrefols dans son Samt-Eutrcipe a remplacé tré9 excellent par très chrétien.
sans rendre son texte plus intelligible, a trouvé moyen, n, page 18, de lire ainsi :
Loys très puissant ray régnant De P(f . . .ie suis tmU refait Uéglise de céans tenant Jehan Granis que XVII Lan disait l'am milcx.c.c.
Et LX a rompu et fait Au mois davrU . . . encet sens * Que me voici icy perfail.
L'auteur a vu que Grany avait c rompu et fait > le pilier. M. Lacurie, Monographie de Saintes^ p. 156, s'est aussi un peu trompé; et d'après lui, M. Charles Des Moulins, dans son Rapport du 15 septembre 1847 à la Société française pour la conservation des monuments ; Congrêi archéologique, W session, 1848.
^< 1^^ U sttUi tout ttiisM iegU0< ^< ttWM Uwxnt idinn grttni ip» xv\x Un ^bttlt hxn vxxXtttt ti ix iutom|»U <t litit
Et cependant l'interprétation ne nous semble pas extrêmement difficile. Au second vers, le premier mot, par suite d'une abréviation, peut seul arrêter un instant.
On a lu DE PÂ', de Paris; ensuite de po% qui ne signifié rien. M. Grasilier, lui, voit depuis, ce qui fait le vers faux, n y a : DE, un p avec le sigle de per ou par; puis un q et un I au-dessus. Donc on doit lire de pot qui, ainsi que le . porte ma version. Les quatrième, cinquième et sixième vers ont été aussi diversement expliqués. M. Lacurie semble croire que Jehan Grani que XVII l'on dUait veut dire : « Jehan Grani , 17* prieur. » Mais il ne reste plus que U60. Or, à cette date, Grany n'était pas prieur, et Louis XI n'était pas roi. Il est évident que 47 doit être ajouté à tUO. Le que ton disait — M. Grasilier met qui ton disait — est une ellipse pour lors que. L'épitaphe de Françoise de Brosse, femme de Claude Gouffier, à Oiron, nous donne un exemple de que employé dans ce cas :