VOBIS . DEI . ENIM • DONVM • EST • NON . EX . OPERIBVS • VT
NE . QVIS . GLORIETVR • EPH •
Cegt par la grAee de Dieu que vous êtes sauvés au moyen de voire foi en J.-C. Et eeia ne vient pas de vous^ puisque c'est un dên de Dieu.
Une troisième inscription est aujourd'hui complètement effacée. Dans la cuisine, on lit :
LOQVmiNI .
VERITATEM • VNVS . QVISQVE •
cv • pxmo . SVO .
C'est une partie du verset 16, chap. VIII, de Zacharie : Que chacun parle à son prochain dans la vérité. Sur la façade du jardin, il y a :
ATAN • TOI .
LETERNEL *
iS
Une autre parole de l'Ecriture est encore gravée, à Marsilly, sur la maison qui porte Tinvocation sou deo.
ICI BAS NAVONS VN MANOIR ETERNEL MAIS EN GERGHONS VN TOVT PERPETVEL
Pensée qu'un autre cartouche répète plus longuement, cette fois en vers :
BIEN ASSIS SVIS ET EK BEAV UEV ICAIS QVOY PABSEN8 NB SVIS IB UEV PASSANT SVBŒT A FEV VENT ET TONNEBBE TOMBANT ENFIN EN RVINE ET PAB TEHRE PAH QVOT DONC SB FAVLT BIEN DONNEft OARDE DE METTRE TANT SON QûEVR ET AnVCTION ES L06IIS QVI ME SONT DE GRAND GARIMI LAISSANT ARRIERE LA CELESTE MAISON QVI LA 6VS EST AV HAVT CIEL ETBRNBLLB TOVIOVRS DVRANT AVSSI PERPETVELLE
Cest le i 14 du chapitre xm de saint Paul aux Hébreux.
On le retrouve en latin, inscrit sur un fort remarquable portail de la Renaissance , à Montlambert , commune à la fois de Louzac et de Chérac, avec un millésime qui se rapproche beaucoup de celui de Marsilly.
NON HABEMVS HIC CIVITATEM PERMANENTEM SED FVTVRAM INQViRiMUS HEBR • 13 • 1561.
JVbtt« n'aDOfw ptu id une demeure permanente; maie noui ckerehone celle où nous devons habiter un jour.
Un touriste expliquait ainsi aux paysans attroupés autour de lui et fort curieux de savoir ce qu'il lisait sur cette porte : c Non he^emus, vous vendez des trois-six
pouj* du cognac ; hie dmtaiem permanentem, parce que vous voulez avoir ici-bas de belles maisons. Sed futuram inquirimui ; mais prenez-y bien garde : un jour viendra où vous serez châtiés vertement. HtbreùrWm iS. 1561. D'ailleurs, le juge est là pour condamner les voleurs à 13 mois de prison et 1,561 fr. d'amende. »
Dans rhabitation de Montlambert , qui n'a d'antique que son portail, sont placées des pierres marquant les délimitations des deux départements de la Charente et de Charente-Inférieure. Un trait vertical au milieu de la pierre indique la ligne Active de séparation.
Gê qui veut dire ^aintonge d'une part et de l'autre AnftiumoU. Nous trouvons, en effet . comme preuve , dans un aveu et dénombrement fait le 6 septembre 1651 à t Pierre Fillastre, escuyer, seigneur de la chastelanie de Riohemond, » par « Léon de Bêches, escuyer, sieur de Rantin, et Maistre Jehan Buhet> advocat en la Cour de Parlemtet de Bourdeaux, sieurs de Montlambert >, pour toutes les terres qu'ils tiennent en Baintonge et en Angoumois, dans les paroisses de Louzac, Ghérac et Saint- Laurent-des-Combes , au devoir d'une paire d'éperons dorés estimés vingt sols, à muance de seigneur et vassal, nous trouvons, dis-je, cette phrase : < .m.. Lesquelles deux Provinces sont séparées dans la basse-cour dud. lieu noble de Montlambert, et divisées par deux marques ttui Bont les deux lettrbs capitalles de leurs noms, sçauoir, A. qui denotte Angoumois, et S. Xaintonge, taillées en deux pierres, mises aux deux murailles qui renferment lad. basse-cour, vis-à-vis Tune de Tàutre... »
Les de Sèche, seigneurs de Sèche en Comminges, qu'on trouve dés 1460 1 portaient d'argent au corbeau dB sable, heequé èl membre de gUeules. En iS67, un Jean de Bôiches
fttt ve$u èlievalle# de SainWean-de-Jéruêalem.
En 1699, Léon de Nielle de Lanîs, fils de Pierre de Nielle de Lanis et de Marie Buhet, est qualifié sieur de Floirac et de Montlambert. Le Nobiliaire de La RœheUe écrit Léon de NeiUes.
Puisque nous sommes si près, notons en passant l'inscription de la cloche de Louzac; nous y verrons le nom de SECHB :
lE SVIS FAICTE POVR SERVIR A S* MARTIN DE LOZAG A ESTE PARRIN PERRE DÉ BARRIER ES- CVIER SEGNEVR DE MONTIFAVLT ET MARRINE DAMOIZELLE lANNE DE SECHES 1607.
Ces lignes, d'une orthographe un peu capricieuse et dont chaque mot est séparé par une fleur de lys, indiquent pour patron saint Martin; une vieille bannière représentant l'apôtre des Gaules, et la tradition confirment le témoignage écrit; et cependant l'église est sous le vocable de saint Pierre et de saint André.
L'église de Saint-Laurent, dont nous venons de citer le nom^ a, sur un pilier, près de l'autel, ce quatrain :
lESVS CONSIDERANT VOS SOVFRANCES lE CONFESSE QVE lAI GRAND TORT DETRE CAVSE DE VOTRE MORT PAR MES PECHES ET MES OFFENCES.
Et Richement, comme Louzac et Saint-Laurent, situé dans le canton et arrondissement de Cognac a, ou plutôt avait, cette ligne :