ET . POVR . HEAVME ■ LE
SPERANCE . DE . SA
LVT . EPHESE • G • 6 •
Le halecret — âlagris, leste^ légers ainsi nommé parce qu'il était plus léger que la cuirasse — est une arme défensive en usage aux xV et xvi* siècles ; il consistait en un corselet de fer battu, formé de deux pièces, dont Tune se mettait devant et l'autre derrière. Le baume — du bas latin helmm, dérivé lui-même de l'allemand helm — était une espèce de casque élevé en pointe, dont l'usage se maintint jusqu'au xvr siècle. Il couvrait la tête, le visage, le cou, et n'avait qu'une étroite ouverture pour les yeux, ouvertures garnies de grilles et de treillis. L'emploi de ces deux mots aujourd'hui passés de mode — le. second ne s'emploie plus qu'en héraldique pour désigner le casque dont l'écu estsonmié — atteste l'ancienneté de l'inscription.
Plus ancienne cependant est cette invocation placée à Cognac au coin de la rue de l'Ile-d'Or :
MATER DEI MEMENTO MEI Elle est au-dessus d'une grande niche assez richement
sculptée. Les dessins et les caractères graphiques indi* quent le xvi* siècle. Une semblable inscription» avec lei millésime de 1522 se lit sur un vitrail de l'église de la Borne, en Limousin. Une statue de la Vierge décorait sans doute notre niche. Pourtant au bas il y a cette seconde invocation :
S ANDREAS SCTE SALVE
Puis sur le piédestal de deux colonnettes qui soutiennent le dais on lit, à Tune, andré, à l'autre aixee (?) en caractères beaucoup plus petits. Probablement, le propriétaire ou constructeur de la maison, après un hommage à Marie : mère de Dieu, eouviene^toi de mai, a voulu se rappeler aussi à la mémoire de son patron : Saimi André, saiui !
A Ainay-le-Ghâteau (Allier), au-dessous d'une niche contenant une statue de la Vierge, on lit :
SI LAMOVR DE MARIB EN TON GÛBVR Ï^ST GRAVE