PAX
Près de cette syllabe on déchiffre en outre :
AVE ICARIA
Puis diverses dates : die maU 1600 ; dii iO aprflls leoe ; die ZO maii 1689. L'aigle du lutrin a 1V09;
le cloître, 168S; le portail, 1739. On voit encore : die maii 1696, et die V m\g. 1799. L'abbaye de Bassac fut fondée au commencement du onzième siècle par Wardrade , seigneur de Jarnac. L'église , vendue comme bien national, est aujourd'hui un bâtiment d'habitation , une écurie et une remise.
Le soir même de la bataille de Jarnac, Coligny, vivement poursuivi par la cavalerie royaliste avec d'Andelot, son frère, qui devait deux mois plus tard mourir à Saintes , se jeta dans Saint-Jean-d' Angély, où les débris de son armée le rejoignirent. Là fut proclamé chef de la confédération calviniste , Henri de Bourbon , prince de Béam. Sa mère, Jeanne d'Âlbret, le présenta elle-même aux troupes , et harangua les habitants. Un curieux vitrail de 1564 à Limoges représente Jeanne d'Albret, t qui n'avait d'une femme que le sexe , » prêchant la réforme aux Limousins. Le malin verrier a écrit au bas :
ma( sont (ts jcns txAottvms <|uanf (par ftmmt sont sttmonts.
Charles IX, accompagné de Catherine de Médicis, voulut chasser les huguenots de SaintJean. Le siège commença le 27 octobre 1569 et ne finit que le 3 décembre, après sept semaines qui coûtèrent trois cents morts aux assiégés et plus de six mille aux troupes royales.
Voici une autre victime des guerres civiles. De Thon , livre LVII, raconte que Pons de la Case, de Miram-
bjB^u, de rillustre maison de Pons , aa siège d'un village de Saintonge , fut tué d'un coup d'arquebuse par des paysans en 1574. On trouva dans ses bottines ce distique latin écrit de sa propre main :
DESINE MIGRANTBH LUGBRE VUTOR ET HOSPBS NON GAREO PATBU ME CÂHET ILLA MAGIS
44ÇPipp^ 4'4iU>igaé r* «i^9i rendu dans ce quatrain :
l^oiêant, ne pleure que pour toi.
Si je p<zêse m meilleure vie.
Je n 'ay heeoin de ma pairie ; Maie elle aura faute de moi.
l^ ïfkQTt de \^ Cq^ , coDtînue d^ Thou, troubla la joi^ de l'heureux succès que La Noue venait de remporter par les prises de Pons , Tonnay-Charente , Royan, Talmont, Saint-Jean-4'ÂngéIy et Bouteville, au moyen de ses lieutenants Jew de Plassac, la Rochofoucauld , Montguyoïa, d'Usson, BertoviUe, Saujon et Ponlevain. « Sa bravoure., sa prudence, son expérience, lui avaient donné uq^ grande considération dans son parti ; il était d'ailleurs homme de belles lettres et très \mi d'incli^^tioA et de sentiments avec La Npuë. »
Une inscription , gravée sur une grande pierre portant un cadre saillant, rappelait un incident mémorable du siège de Saint-Jean. Citée, mais fort inexactement, page 78, par Guillonnçt-Merville dans ses Recherches sur la ville de Saint-Jean-d'Angély, je la dois, fidèlement copiée, à M- le président Duret.
Le gouverneur de la ville, Armand de Clermont, sieur de Piles, un des plus zélés protestants, avait montré le plus grand courage. On comprend cepeiiîlant le désir que témoigne Thonnête Marc Pépin de ne plas voir les effets
d'ùne telle valeur. Quand les capitaines s'illustrent, les pauvres gens pâtissent.
LE 29* 10 VR DE SEPTEICBRE 1569 CBS HOVLINS ONT ESTE BRVI^EZ ET RVTNEZ LORSQVE LE ROT CHARLE ASSIEGEA LA VILLE DE SAINT ŒHAN QVB LB aEMSŒVRi Dl FILLES BSTOIT GOWBRNEVR DEDANS DIEV VSVIULB QVIL NAiyVIXNNE PLVS ILS ONT ESTE REDIFFIEZ ET BASTIZ LE 30 AOVST 1602 PAR MARC PBPXN ET FRANGOIZE GRELAT SA FEUBIE
LE& TOTZOVS ET LES AIOVELIKS