‹ Épigraphie santone & aunisienneChapitre 74 sur 96 · IN · texte numérisé non relu

IN

La pierre a 75 centimètres de largeur sur 70 de hauteur ; le fond est noir, les lettres rouges, vertes et blanches ; de gracieux enroulements entourent rinscrlption qui commence par le monogramme du Christ et finit par les initiales du nom du graveur p v. Après saing il y a un a; c'est évidemnient une faute : il faut lire un t, tmna. Une tradition populaire, qui repose sur je ne sais quel fondement, veut qu'il y ait eu là, entre la maison et le moulin voisin de Lorfont, une chapelle dédiée à saint Roch. Quant à l'inscription elle -même, sans aucun

doute, c'est renseigne d'un cabaret fameux en Sain-

tonge; d'autant que le chemin actuel était jadis la grande voie de Saintes à Blaye par Pons. J'aime cette invocation qui est en tète ; les tibias en sautoir soutenant une téta de mort qui sont placés après le mot vin étaient un salutaire avertissemement. Avouons que pour une taverne la pensée est assez bien placée.

Même enseigne sur l'hôtel de la Benaissance à Samt- Pierre en l'île d'Oleron :

: CEANS : A BON VIN : Et : LOGIS

Puis SOUS un vaisseau qui navigue toutes voiles dehere :

: m - RLE • oy • mld • 1585

Il serait à souhaiter que chaque édifice^ chaque monument dont l'architecture ne révélerait pas olajrg^ynffUi»

dofllîiialîoa, portftt^oisi à sra froftt ime phioie iaâHâtive. Guillot avait raison ; on n'était pas exposé à. te IkreiMire pour iin autre.

C*êst moi qiii gUlÉ GiiUot....

Ainsi» au xvnr siècle, le prieuré de MauêHemeuf, Manr H&meuff paroisse de Saiût-Aigûan, fondé l'an 1068 par Guy GeolFroy, comte de Poitiers, neveu de Geoffroy Martel, pour les moines de la Trinité de Vendôme, écrivait sur sa 'belle porte d'entrée, seul reste, avec une remarquable fuie et quelques pans de mur, de l'antique mouAstôre :

MOVStnOlMSVF

Grâce aussi à un distique latin, on sait qu'une des chapelles de la cathédrale d'Angoulême qu'on vient de renverser pour rendre à la magnifique basilique sa pureté primitive, était dédiée à la Vierge, en l'honneur de l'An* nonciation. <

HOC SACRA NOXKN HAEET WlMOâR GAiPnXA BèSJ9WB ANGBUCVM AUCA PARENS QVANDO REGEPn* AV8

Ainsi la cloche en fscnenee, fabriquée à Angouléme le 12 août 1755 pour qgipeler au iséfeôtoire les religieuses d'un couvent de Mcolbron (Charente}, chante en tintant :

ÀMl AKNTRS MES SOBVRS JX SVIS LA PJLVS FlU^dlUB .4^81 ^AIS ASTEtmOH A ME BIEN MSNAGaR MENAGE TOI AVSSI DANS LE BOIRE ET MANGER POVR QVE PENDANT LONGTBMS OB PVISSB TBTRE VULB

et d'un autre côté elle répète :

SOVS VN FATAL MAR1BAV AMI 9V MB REDVIS POVR VN PRESSANT BESOIN QVON DOrT A LA NATVRB ^ SlCyiS StfBRS EN TON MANGER 'ET AlPPIOSHDS OVE JE SVIS bï LA iriN DE TES JOVRS LA FIDELE FIGVÀE

iG0tl6.dotbd,.qiii a paru àUedQKMMÎM de.oéraiBiQUBée

Saintes en 1868, est à un intelligent colleetioimeiir, M. le docteur Verner, d'Angouléme.

Dn mortier d'apothicaire, tout parsemé de fleurs de lys, appartenant à M. André Taillasson, pharmacien i Saintes, porte le nom de son propriétaire primitif :

. PHELIPB PERAVDEAV

Dans là Grande-Rue, à Saintes, cette fin d'hexamètre :

HORAS ET PHARMAGA PRAEBET

rappelle certainement aussi une officine d'apothicaire. L'inscription devait être au-dessous d'un cadran solaire;

ainsi la maison foumisutit à la fois Us heures et les remèdes,

à moins cependant qu'au lieu du mot maison il ne faille Ure soUl, ce qui me semblerait aussi juste. En effet, en face la pharmacie de M. Polisson était certainement un débit de drogues. Les textes suivants nous le prouvent Les deux confrères se seraient donc fait concurrence, non-seulement pour les sirops et les emplâtres, mais encore pour les inscriptions ?

SI QVIS AEGROTET

HVC ACCEDAT

DABIT El DOMVS

ISTA SALVTEM

Si qudqû*un $si malade^ qu'il vienne ici; tl trouvera la êonii dans eeiu nunson, disait un cartouche; et l'autre répondait :

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