‹ Épigraphie santone & aunisienneChapitre 77 sur 96 · CXXIV · texte numérisé non relu

CXXIV

fli le modeste bourgeois met son nom sur sa nuison ou BUf sa chose, si pharmaciens et médecins étalent leur affiche, le grand seigneur ne dédaigne pas d'inscrire le sien sur son moulin. A Château-Renaud, commuas de Bougnaud, ime pierre, placée jadis au-dessus d'une porte, ai^ourd'hui sur un mur en ruine, dit :

VOia : tES MOVLINS :

UB : M0N8EI6NEVR :

m : PONS : 1590 :

Les mouline de Ghftteau-Renaud qui ont encore deux meules, et où l'on voit des traces de l'ancien château des Renaud, sires de Pons, appartiennent aujourd'hui à M. Sauvion. En 1S80 ils étaient à Antoine de Pons, comte de Marennes, baron d'Oleron, seigneur de Pérignac, Plassac, Royan, Mornac, conseiller du roi, chambellan du roi, chevalier des ordres du roi, gouverneur de Montargis et de Saintes, lieutenant du roi en Saintonge, capitaine de cent gentilshommes de la maison du roi, chevalier du Saint-Esprit à la première promotion du 31 décembre 1576. Fils de François U, sire de Pons,comte de Marennes, il épousa d'abord, à Ferrare où il était chevalier d'honneur de Renée de France, Anne de Par-» thenay-r Archevêque dont il eut : un fils, Henri, décédé jeune ; Jeanne, abbesse de Crisenon, et Anne, femme de François Martel, seigneur de Lindebœuf ; en secondes noces Marie de Montchenù, dame de Guereheville, qui lui donna : Henri, mort jeune; Pons, tué à Rome sws avoir été marié; Jeanne, abbesse de Saint-Sauveur d^Bvreux ; Antoinette, qui épousa Henri d'Albret, baron

de Miossens; autre Antoinette, gui ftit la célèbre marquise de Guercheville, dame d'honneur de Marie de Médicis. Antoine de Pons, devenu protestant avec sa première épouse, redevenu catholique avec la seconde, mourut à Rome en 1586. Il fut fort vanté par les artistes et les poètes de cette époque. Voir sur lui Bernard PaUisy, page 74, 436 et passim«

Après les moulins du sire de Pons, le château du seigneur de Théon en la paroisse d'Arces. Les lignes suivantes sont sur la porte du manoir, rangées sur deux colonnes. Au milieu étaient les armes des Dubreuil : d'azur à une bande d'argent accompagnée de trois itoileê,

comme on les voit sur la cloche de Meschers.

ÇPVX QVI NOVS PIEHB

URONT CE MOT E DV BREVIL E3

CT DESSVS ES CVIER 9EIGN

GRIPT TROV EVR DE CE UB

VRONT QVS L V AVONS FAI

AN UIL as G EDIFIE ET J>

GENS QVATR E NOWEAV

Page 1