‹ Épigraphie santone & aunisienneChapitre 84 sur 96 · LA MORT · texte numérisé non relu

LA MORT

q^'on VQlrouve à Cognac, à Saintes, rue de TArceau, n* !€, ^i «iUeurs.

La seigneurie de Saint - Jean - d'Angle appartenait piTÎpiitivement à I9 maison de Bouchard d'Aubeterre^ Yolande Bouchard d'Aubeterre la porta en dot, l'an 1406, à Gharlw IV de Saint-Gelais , dont le fils fut Jean I* de Saint-Gelais, seigneur de Saint- Jean-d' Angle « Ghftteauneuf, Jamac^Ghampagne, etc. Charles Y de Saint- Gelais, arriére-petit-fils de Jean I^, eut Louis de Saint- Gelais, seigneur de Cherveux et de Saint-Jean-d'Angle, amiral de la flotte protestante, lieutenant général de la province de Poitou, mort en 1592. C'est de ce Louis et de Jeanne Dupuy de Bellefaye qu'était fille Charlotte de Saint-Gelais de Lusignan, qui restaura en 1657 le. château de S^t-Jean-d' Angle. Elle épousa Guy Salmil de La. Fin, seigneur de La Nocle. Etait-il parent de ce La Fin qui joua un si triste rôle dans le procès du duc de Biron? Son. neveu,^ Charles de Saint-Gelais, époux d'A,niie de Rachefort - Luçay, commanda la province de Berry pojnr 1q prin{ce.d6 Condé. Il ne parait pas qu'ajprés Ch^-

lotte la terre de SaintrJean*d' Angle soit retournée aux Saint-Gelais : car son frère, Josué, et ses descendants, ne se qualifient plus seigneurs de Saint-Jean-d' Angle.

En 1768, elle appartenait à Louis de Verthamon, pré* sident à mortier au parlement de Bordeaux, comme nous rapprend la cloche de Sain t*Jean-d' Angle.

AD GLORIAM DEI St lEAN BAPTISTE PRIEZ POUR NOUS TEMPES- TITES REPELLO lEANE EST MON NOM Mu lEAN NICOLAS CREUZB CURE LOUIS DE VERTHAMONT P» A MORTIER AU PARLEMENT DB BORDEAUX SEIGNEUR DE St IEAN DàNGLE ET AUTRES UEUX PAR- RAIN DEMOISELLE lEANNE CHARLOTTE DE CALVIMONT MARRAINE MICHEL ET PAUL CHAN.... FONDEURS 1768

Les Yerthamon, encore représentés à Bordeaux, ainsi que les Galvimont, avaient probablement acquis Saint- Jean -d'Angle en même temps que Saint - Fort - sous - Brouage, terre voisine. En effet, la seigneurie de Saint- Fort qui appartenait en 1621 à Daniel Queu, écuyer, fut saisie à la requête de Pierre Jarousseau de Richemont La même année, % Charles de Gomminges, sieur de Guyt^ut, > comme il est qualifié par des lettres de Louis XIII, en devint acquéreur ; et le 28 février, le roi, en considération des services rendus, lui a fait don et remise des lods et ventes, quint et requint, et autres droits seigneuriaux ou à quelques sommes qu'ils puissent monter, par raison de l'acquisition par lui faite de la terre et seigneurie de Saint- Fort- sous -Brouage, appartenant et relevant de sa dite Majesté, à cause de son château de Saintes. » Les revenus de la terre valaient alprs environ quatre cents livres.

En 1732, € messire Pierre de Verthamont, écuyer, sei-

gneur de Saint-Jean-d' Angle, capitaine général gardecôtes d'entre-deux mers sur Garonne, et ancien jurât de la ville de Bourdeaux, y demeurant, » acheta la terre de Saint-Fort. Le 31 octobre 1733, il rendit au roi foi et Ivomniage, et, le 6 février suivant, fit à Bordeaux l'aveu et dénombrement exigé. M. de Yerthamon, président au parlement de Bordeaux, les vendit, en 1785, à Nicqlas

de Boussard, trésorier de la marine et des colonies à Rochefort, issu d'une ancienne famille de Champagne, dont on suit sans interruption la filiation depuis Jean de Boussard, écuyer, époux en 1500 de Jeanne de Pallas. Le fils aîné de Nicolas, Pierre-Nicolas de Boussard de Saint-Fort, seigneur des Guillaudières et des Berthelots, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, vota en 1789, à SaintrJean-d'Angély, pour les Etats-Généraux. Son petit-fils, M. Mortreuil, habite Saintes. Le dernier aveu et dénombrement fourni par le seigneur de Saint- Fort est celui du 16 décembre 1787. Dans cette pièce, « Messire Nicolas de Boussard, écuyer, trésorier de la marine et des colonies au département de Rochefort, ancien député du corps de la noblesse de la ditte ville, seigneur de Saint-Fort-sous-Brouage, demeurant en la dite ville de Rochefort, paroisse de Saint-Louis, » après avoir rendu foi et hommage, le 9 août 1786, « reconnaît et confesse tenir du roi notre siré^ et souverain seigneur, à cause de son château de Saintes, présente province de Saint-Onge, à hommage lige, au devoir de dix sols tournois, monnoye courante, à nuance de vassal, et à quatre jours de garde à faire par le dit seigneur de Boussard, au dit château de Saintes, s'il advient qu'il fût assiégé par les ennemis du roi notre sire; c'est à savoir deux jours aux dépens du roy et deux jours aux dépens du dit seigneur de Saint-Fort... »La terre était alors estimée en revenus à six cents livres. De 1621 à 1732, Saint-Fort avait été possédé par les Gomminges. Une inscription nous le rappelle, gravée, dit le poète, en ce bas lieu, c'est-à-dire dans le caveau de l'ancienne église de Saint- Fort-sous-Brouage , bâti en 1633, violé en 1792. La commune, par ordonnance royale du 31 mars 1825, a été réunie à celle de Saint-Jean-d' Angle. L'église est ruinée. Le château féodal de Saint-Fort a été remplacé, en 1786, par une maison seigneuriale, qui a dû ellemême subir des changements pour être au niveau des autres.

A LA MEMOIRE HEVREYSB DE TRES ILLVSTRB SBIGNEVR CHARLES DE COMINGB LEQVEL MOVRVT LANNEE 1680

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