‹ ÉpilepsieChapitre 15 sur 111 · TICS — TIC DE SALAAM · texte numérisé non relu

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clinaison de la tôle en avant avec légère inflexion du tronc qui se produit vingt, trente, cent fois par minute. Il y a des accès constitués uniquement par la salutation, et qui se répètent plusieurs fois par jour ou môme plusieurs fois par heure. Chez quelques sujets, il s'y joint une courte pâleur de la face avec fixité du regard et dilatation pupillaire ; chez d'autres, il y a même perte de connaissance aussi longtemps que dure l'accès lui-môme.

Les convulsions peuvent présenter quelques variantes : ainsi, la téte parfois prend seule part au mouvement; ou hien, les épaules sont soulevées en môme temps et les hras sont agités de secousses. D'autres fois le salut, au lieu de se faire dans le sens anléro-postérieur, est exécuté obliquement par suite de la contraction isolée d'un sterno-mastoïdien.

Les enfants atteints de cette maladie peuvent guérir ; mais, parfois ils présentent plus tard des grandes attaques d'épilepsie vulgaire.

Il peut arriver que la manifestation convulsivo se borne à des secousses musculaires qui intéressent soit un membre, soit les muscles de la face, revêtant alors l'apparence d'un tic véritar ble ; ou bien à des secousses généralisées. Ces

ICTUS APOPLECTIFORME

secousses qui se produisent en général chez les épileptiques avérés, dans l'intervalle des accès, se répètent souvent à des intervalles peu éloignés, par crises sérielles, qui peuvent durer plusieurs heures et même plusieurs jours. Elles ont lieu sponlanément ou sont provoquées par une cause accidentelle, telle qu'une piqûre d'aiguille à l'extrémit'î d'un doigt, par exemple. Lorsqu'elles sont longtemps répétées, elles peuvent être suivies de phénomènes d'épuisement, d'obnubilation intellectuelle, comme les attaques vulgaires.

Dans cerlains cas, la phase convulsive de la grande attaque manque complètement ; et tout se borne à un ictus apoplecli forme suivi de stertor. Trousseau a particulièrement insisté sur cette forme qu'il est parfois difficile de reconnaître comme une manifestation du mal comilial, surtout quand elle ne se produit pas chez un sujet reconnu antérieurement épileptique, et ayant présenté de grandes attaques vulgaires.

On a décrit des manifestations plus anormales encore de l'épilepsie, telles que des crises de sommeil précédées d'un besoin de dormir impérieux et subit. Ici, c'est un état stertoreux plus ou moins prononcé qui constitue toute l'attaque.

Kl'ILEPSIE PROCURSIVE

Chez quelques malades, les grandes crises convulsives sont remplacées par des crises de tremblement qui durent quelquefois plusieurs heures.

Signalons encore une forme dé la maladie connue depuis l'antiquité, et qui a été décrite sous le nom à'épilepsie prociirsive, parce que le malade se met à marcher ou à courir sous l'influence d'une impulsion irrésistible. Parfois précédée d'une aura et accompagnée d'un cri, la course est, en général, inconsciente. Elle peut constituer toute l'attaque, ou bien elle la précède : le malade, après s'être précipité alors en avant, s'arrête tout à coup et tombe. D'autres fois, elle n'est qu'une sorte de complément de l'attaque convulsive : le malade se relève et se met à courir avant de revenir à lui. Cette forme de la maladie appartient surtout à l'épilepsie infantile. Souvent isolée au début, elle alterne plus tard chez l'adulte avec des accès convulsifs, ou elle leur fait place.

Les fugues des épileptiques peuvent être considérées comme une variété de celte forme : on voit des malades quitter brusquement leur domicile, se livrer à des actes souvent étranges, incohérents, mais parfois aussi coordonnés et

AUTOiMATIS-ME AMBULATOIRE

complexes, tels que prendre un billet de chemin de fer, s'embarquer, etc. L'amnésie de tous les actes exécutés peut être complète. Nous examinerons d'ailleurs de plus près ces faits d'automatisme ambulatoire, quand nous étudierons les troubles mentaux des épileptiques.

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