‹ ÉpilepsieChapitre 17 sur 111 · BURÉE, FRÉQUENCE DES ACCÈS · texte numérisé non relu

BURÉE, FRÉQUENCE DES ACCÈS

dilTérentiel iniporlant avec l'attaque d'hystérie, par exemple. Ce qui est beaucoup plus variable, c'est la durée relative des périodes ({ui composait l'attaque. On peut dire pourtant que la période tonique est généralement la plus courte. Quelquefois cependant, c'est la période du stertor qui dure le moins longtemps; mais, comme souvent le stertor se continue sans transition avec le sommeil qui suit l'attaque, la durée de cette période n'est pas toujours facile à apprécier.

La fréquence des accès est extrêmement variable. Il est des malades qui n'ont eu qu'un accès dans leur existence. D'autres sont plusieurs années sans en avoir, après en avoir présenté de fréquents. Il n'est pas rare d'en rencontrer qui ont une ou deux attaques dans l'année ; ou bien l'accès se répète une fois par mois. Chez les femmes, la coïncidence des accès avec l'époque menstruelle est un fait connu do longue date. J)nns les formes les plus graves de la maladie, les accès ont lieu toutes les semaines ou plusieurs fois par semaine. Leséj»ilopliques qui ont une ou plusieurs attaques par jour, sont des malades à surveiller continuellement : leur intelligence est généralement plus ou moins atteinte.

ACCÈS NOCTUHNKS

Trousseau a insisté sur ce fait que les attaques d'épilepsie se produisaient souvent la nuit, et cela surtout au début, de sorte qu'elles pouvaient longtemps passer inaperçues. De fait, les statistiques relatent un plus grand nombre d'accès nocturnes. On a voulu voir là l'inlluence de la position horizontale ; pourtant la position presque verticale pendant le sommeil n'a pas empêché les accès de se produire. Il est plus probable que les rêves, les cauchemars ont une influence sur le retour nocturne des accès ; et on a pu les empêcher en tenant les malades éveillés. Il est des malades qui ont leurs attaques seulement la nuit ; d'autres en ont plus fréquemment pendant la journée.

Presque tous les épileptiques qui ont des grandes attaques, présentent de temps à autre des accès incomplets, des vertiges ou de simples absences. Chez quelques-uns, le mal comitial se borne môme à ces manifestations avortées: on les dit alors atteints du mal.

Chez le plus grand nombre des malades, il se produit par moments des recrudescences dans le nombre des attaques, soit sans cause appréciable, soit sous l'influence d'un agent provocateur quelconque. Nous avons signalé l'époque menstruelle chez la femme; les excès, les fatigues de

MAHCUE DE l'ÉI'ILEPSIE

toutes sortes, les émotions morales peuvent agir de même.

Ou a signalé de tout temps l'influence des maladies intercurrentes sur la marche de l'épilepsie. Un certain nombre de maladies fébriles ont pour résultat d'amener une suspension momentanée des accès : par exemple, la fièvre typhoïde, la variole, l'érysipèle, la rougeole, une suppuration prolongée. Quelquefois même, l'amélioration persiste après la guérison de la maladie intercurrente. Dans quelques cas heureux, on a vu la disparition complète des attaques se produire.

Dans les périodes de recrudescence de la maladie, les accès peuvent se succéder en séries, avec des intervalles de répit plus ou moins longs : c'est ainsi qu'on voit des malades avoir vingt, trente accès à la suite, dans une même journée. Le nombre peut même en être beaucoup plus considérable. Les accès sériels s'accompagnent d'une élévation de température beaucoup plus grande que les paroxysmes isolés, et sont suivis d'une dépression beaucoup plus profonde. Mais une di-itinclion itnporlante est à observer : ou bien le malade reprend connaissance entre ses accès, ou bien un nouvel accès éclate avant que

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