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ÉPUISEMENT NERVEUX

tain nombre en luniiore. Nous avons la conviction qu'ils ne manquent jamais de se produire ; et lorsque l'excitation sqrvit aux phénomènes convulsifs, lorsque la tension artérielle reste élevée, lorsque l'activité physique reste exaltée, la force musculaire exagérée, on peut dire que la décharge nerveuse n'est pas achevée et que la dépression se produira à un moment donné.

Le cadre restreint de cet Aide-Mémoire nous empêche de donner à ce sujet tout le développement qu'il comporte. Nous nous y arrêterons cependant un instant, renvoyant pour plus de détails à notre Traité des Epilepsies.

Si nous plaçons l'étude de ces phénomènes après la description de l'épilepsie vulgaire, ce n'est pas que les symptômes en question lui soient spéciaux ; mais parce que, c'est à la suite des grands accès convulsifs qu'on les observe dans toute leur intensité.

\j l'puisement nerveux consécutif aux attaques, se manifeste non seulement par des troubles de la motilité, de la sensibilité et de l'intelligence, mais encore par des désordres de la nutrition générale. On peut dire que ce n'est pas un organe, une fonction qui est altérée, mais toute la machine qui est épuisée.

AFFAiBLISSEMKNT MUSCULAIRE

U affaiblissement de la force musctUaire à la suite de l'attaque convulsive, est proportionnel à la gravité du paroxysme ; mais, on peut dire qu'il est constant, comme on peut s'en rendre compte par l'exploration dynamométrique de la pression manuelle faite comparativement à la suite de la décharge nerveuse et à l'état normal. Parfois, on le trouve égal des deux côtés, mais le plus souvent il est plus accentué d'un côté ou de l'autre ; fait en rapport avec la prédominance unilatérale habituelle des convulsions. La faiblesse peut porter aussi sur les membres inférieures : la marche est alors hésitante, ou même la station debout est impossible.

Parfois, l'épuisement musculaire se manifeste par un tremblement des membres qui dure un certain temps après l'accès. L'excitabilité réflexe de la moelle est souvent diminuée ; les réflexes tendineux sont alors faibles ou même abolis dans les moments qui suivent l'attaque.

Il n'est pas très rare d'observer de véritables paralysies musculaires. Sans parler de la résolution générale qui suit les grandes attaques, on voit parfois se produire de véritables paralysies des membres qui peuvent revêtir la forme hémiplégique, paraplégique, etc. La paralysie peut

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